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Compilation – "The Powerpuff Girls : Heroes and villains"

Les sorties
Posté par Cyril Cossardeaux le 2007-11-11



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"Ouh laaa, se dit notre lecteur finaud à qui on ne la fait pas, v’là-t’y pas que Culturopoing donne maintenant dans la musique de dessin animé ?!? Faudrait quand même pas nous prendre pour des jambons !".
Eh bien c’est précisément en raison de la haute estime que je vous porte que je ne peux résister à vous faire part de mon enthousiasme pour cette délicieuse compilation, non pas d’ailleurs de "musique de cartoon" mais plutôt de "musique inspirée par". Ce qui n’est pas tout à fait la même chose (et ne donne d’ailleurs pas toujours des résultats bien emballants, je vous l’accorde…).
Mais avant de parler de la musique de cet album, quelques mots nécessaires sur nos charmantes Powerpuff Girls et leurs deux principaux créateurs.

De gauche à droite, Bubbles (Bulle, en français), Blossom (Belle) et Buttercup (Rebelle)


Ici connues sous le nom de Super Nanas (pour ceux qui reçoivent Cartoon Network, en tout cas), les Powerpuff Girls sont à l’antenne depuis 1998, sur CN, donc, et mettent en scène trois petites filles espiègles et dotées de super pouvoirs, créées de toutes pièces par le Professeur Utonium, d’un savant mélange chimique aussi secret que la recette du Coca ("du sucre, des épices… et des tas de bonnes choses").
Elles protègent la ville de Townsville et leur maire particulièrement infantile, surtout obnubilée par le croupe avantageuse de sa secrétaire, Mlle Bellum, des assauts plus ou moins conjugués de créatures aussi féroces que stupides, comme le Gang des Véreux, Lui (assez géniale incarnation du Diable, habillé en drag-queen, au genre sexuel assez indéfinissable) ou le fameux MojoJojo, le chimpanzé le plus méchant de l’histoire du cartoon.
Tout ça dans un style furieusement pop, très largement inspiré de l’esthétique manga (ironie du sort, les Japonais créeront à leur tour une franchise de la série, intitulée Demashita Powerpuff Girls Z !), d’un humour souvent très fin et assez hilarant… bref, le genre de série ravissant tout autant petits et grands, mais pas de façon roublarde comme les productions Dreamworks, par exemple (Shrek, Gang de requins, etc.).



Bon, ok, mais quel rapport avec l’indie rock, auquel se rapporte à l’évidence la compilation qui nous occupe ?
Disons que la culture pop-rock est aussi l’une des sources d’inspiration manifeste des deux principaux créateurs de la série, Craig McCracken (à qui l’on doit aussi l’excellent Foster, la maison des amis imaginaires) et le directeur de l’animation Genndy Tartakowsky (aussi auteur du très amusant Laboratoire de Dexter, au style visuel très proche). A tel point que l’un des (meilleurs) épisodes des Super Nanas était une suite ininterrompue de clins d’œil aux Beatles, absolument irrésistible (le cruel MojoJojo s’y adonnait par exemple à la méditation transcendantale après avoir fait la rencontre d’une chimpanzée toute de blanc vêtue…).
On n’est donc pas si surpris que, en 2000, à l’initiative conjointe de Cartoon Networks et de la division "Kids" de l’excellentissime label Rhino Records, soit sortie cette compilation très college indie rock, assez power pop dans l’ensemble (après tout, il s’agissait de célébrer les… Powerpuff Girls !), allant d’une pop presque sunshine (on notera d’ailleurs la référence explicite aux Beach Boys dans le titre de l’album, Heroes and villains, morceau issu de l’album fantôme culte, Smile) à la pop-punk matoise des Japonaises Shonen Knife.

MojoJojo


Pour vous convaincre définitivement que l’on parle bien là d’un vrai disque digne d’intérêt (si, si, ne niez pas, je vous sens encore sceptique…), sachez que parmi les artistes rendant hommage aux différents personnages de la série, on trouve aussi rien moins que Frank Black (Pray for the girls), Devo (Go Monkey go), les trop méconnus mais brillants Apples in Stereo (Signal in the sky) ou encore le bricolo Cornelius… qui fait du Cornelius (l’instrumental biscornu The Fight).
Mais la vraie perle de cet album, ma découverte perso qui a enluminé ma journée, c’est celle du groupe américain The Sugarplastic (le morceau Don’t look down), tout simplement le cousin américain du XTC période Black sea. Et ça, c’est sans doute un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup…

Je ne sais pas si ça se trouve facilement dans le commerce mais si vous cherchez un cadeau de Noël à vos gosses qui vous plaisent encore plus à vous-même qu’à eux, vous l’avez trouvé !

Et comme c'est bientôt Noël, les fameux Sugarplastic en écoute :-)










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Commentaires
De :

mojo jojo est nule pourquoi il ne recret pas les sale petits mecs,lui les sa mieu crée que mojo jojo

De :

C'est dommage qu'on na jamais vu pomerpunk girls j'espere qu'on vas voir un jour cette épisode ?

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