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Bill Callahan – "Sometimes I Wish We Were an Eagle"

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Posté par Cyril Cossardeaux le 2009-08-29



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Normalement, à l’heure qu’il est, je devrais essayer d’apercevoir un sourcil de frères Gallagher à 300 mètres de distance, dans le parc de Saint-Cloud, lieu traditionnel du festival Rock en Seine (bon, je n’ai finalement vraiment rien raté). Seulement voilà, Bill Callahan est passé par là peu avant, oh, pas sur la même scène, non, la plus petite, dont la fosse était encore bien trop grande pour accueillir une assistance prévisiblement clairsemée. Plus clairsemée en tout cas que pour les Passion Pit deux heures auparavant, dont on ose espérer qu’ils seront restés un peu pour prendre une leçon de musique, ils en ont besoin, les braves garçons…
A peine une petite quarantaine de minutes (pourquoi diable, alors que le concert suivant n’était annoncé que deux heures plus tard ?) mais suffisamment pour me faire méchamment culpabiliser. Bon sang, pourquoi n’avais-je pas encore écrit cette dithyrambique critique d’I Wish We Were an Eagle plutôt que de la tourner et retourner dans ma caboche depuis des mois que je reviens régulièrement à ce magnifique disque ?

Bill Callahan

Car on tient là l’un des tout plus beaux disques de 2009, à moins que cette fin d’année ne nous offre un feu d’artifice musical digne de 1967 (vous savez, l'année de Sgt. Pepper's, Forever Changes, Something Else by The Kinks, The Piper at the Gates of Dawn ou des premiers Doors et Velvet...) .
S'il est peut-être bien vraiment un aigle (en tout cas, il plane loin au-dessus du gros de la concurrence), Callahan n’est certes pas un perdreau de l'année, puisque les débuts discographiques de Smog remontent à pas loin de vingt ans. Mais c’est comme si, loin de s’assécher au fil des années (comme pour beaucoup d’autres), son art ne faisait au contraire que s’affiner, jusqu’à la réussite éclatante de cet album, parfait mélange de sophistication dans l’écriture et d’évidence dans les émotions qu’elle procure.
On pouvait pourtant craindre que la place de cette musique ne soit pas dans un de ces énormes festivals estivaux, coincée entre la dernière hype du moment et une énième révélation soul (bâillements). Mais même si l’on a cru sentir un certain dépit sur le visage (pas extrêmement expressif, d’une façon générale) de Bill Callahan en découvrant un parterre assez chiche et un air de "What the fuck am I doing here ?!?", le concert était magnifique, le groupe (deux guitaristes (dont Callahan), un contrebassiste, une violoniste et un batteur, le génial Luis Martinez) parfait, la voix encore plus envoûtante que sur disque. Une parfaite adéquation avec le crépuscule tombant sur le parc… Et quelle intense version, pour finir, du Cold Blooded Old Times de Smog !

Une petite session de rattrapage tardive, donc, qui ne dit finalement pas grand-chose d’une musique qui ne se résume pas si facilement mais ira droit au cœur de tout ceux qu’une certaine Americana musicale, celle de Sparklehorse, de Will Oldham ou de Lambchop (et de Smog, bien évidemment), ne laisse pas indifférents…


Two Many Birds, un joyau parmi d’autres d’un album d’orfèvre :




Retrouvez d'autres articles sur Bill Callahan :

Bill Callahan en concert au Café de la Danse, le 12 février 2010


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Commentaires
De : Uncle Bornu's cabin

Très bel album que je n'aurais su mieux flatter, ceux qui aiment le bruit du bois et le bruit des voix sont prestement invités à dresser l'oreille

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