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Animal Collective - Merriweather Post Pavilion
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Animal Collective: phénomène fumeux survendu par la hype ou réunion miraculeuse de génies visionnaires? Qu'on ne reproche pas à cette chronique de ne pas apporter de réponse définitive à cette question, fut-elle essentielle: c'est que l'objet qui nous occupe ne nous y aidera pas (complètement). L'objet, donc : ce très synthés "Merriweather Post Pavilion" qui succède au difficile "Strawberry Jam" et au départ (temporaire) du guitariste Josh Dibb. Une défection qui aurait pu laisser craindre une livraison ramollie et soporifique (on en devine les animaux capables, sur la foi notamment de certains échos de concerts récents). Assez vite s'estompe cette appréhension: l'album démarre vite et embraye fort. L'intro d'"In the Flowers" et son atmosphère amniotique (à moins qu'on ne soit à bord d'un véhicule traversant les enveloppants rouleaux d'un car-wash phosphorescent?) ouvre les portes d'un univers rêveur qui explose sans prévenir, à la manière des Flaming Lips période "Soft bulletin" - très bien, donc. Enthousiasme confirmé dès le deuxième titre: "My Girls", avec ses mantras pop épaulés de kicks d'une imparable efficacité, est la preuve qu'Animal Collective peut produire des... tubes. Il y en aura d'autres au fil du disque, au cœur des harmonies wilsoniennes de "Summertime Clothes" ou de la mélancolie entêtante du sublime "Bluish" (où s'invitent même des accents de soul naïve façon Delfonics!). Mine de rien, sous sa pochette-surprise aussi moche qu'hypnotique, c'est une musique à la fois absconse et immédiate, bizarrement accueillante, qui semble s'inventer en direct à coups de couches atmosphériques et de lignes dansantes. Alors, il y a aussi les -heureusement rares- moments qui nous rappellent qu'Animal Co. est aussi le groupe capable de plomber d'excellents disques comme "Feels" (remember l'indigent "Bees") et il sera difficile de ne pas piquer du nez en traversant les mornes plaines de "Daily Routine" ou "Guy's Eyes": l'étrangeté et la sophistication sont des alibis qui ne marchent pas à tous les coups. N'empêche: ces baisses de régime mises à part, MPP est un album qui, en plus d'être sacrément emballant, semble prendre la pop et dire: "Voilà où on est. Voilà où on pourrait aller". Une ambition rare que l'on se doit d'accueillir avec les meilleurs égards. Et tout opaques qu'ils aiment à être, les bestiaux nous facilitent tout de même la tâche en lâchant en fin de course la bombe "Brother Sport" (tube en puissance, encore) qui nous laisse en transe, le sourire aux lèvres. L'année commence bien. Retrouvez d'autres articles sur Animal Collective : Animal Collective " Strawberry jam"
Commentaires
De : Arturo Belano aka Rémi Enfin un commentaire constructif. De : ijvnywclr Dv7SBW sytouynbfqpb, [url=http://tmmflizemkxx.com/]tmmflizemkxx[/url], [link=http://dovpkwdmfxqk.com/]dovpkwdmfxqk[/link], http://cavxwexvdesl.com/ De : cipro f, retin a microgel, tetracycline hydrochloride, action cipro, viagra soft tabs 90 pills, erythromycin, pediapred, allopurinol 300mg, levitra, cipro, pharmacy viagra, Insérer un commentaire : |
