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Palmarès Livres 2012

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Posté par Culturopoing Ltd. le 2012-12-31



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Parce que Culturopoing, ça n’est pas que du cinéma, que vous êtes toujours plus nombreux à nous lire et que vous suivez attentivement nos suggestions en matière de livres… Comme chaque année, voici le palmarès de nos rédacteurs, de façon à vous offrir une table de chevet bien garnie pour cette nouvelle année. Merci de votre fidélité et meilleurs vœux !

 
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MEILLEUR ROMAN FRANÇAIS 2012


 
Elysia : « Le dernier contingent », Alain Julien Rudefoucauld (Ed. Tristam)
Fiolof : « Un repas en hiver », Hubert Mingarelli (Ed. Stock)
Déambulation, à travers la neige et la faim, de trois soldats allemands et de leur prisonnier juif. Du grand Mingarelli.
Julien Cassefieres : « Les lisières », Olivier Adam (Ed. Flammarion)
Un roman saisissant sur notre époque... (Re)lisez notre critique
Rémi Boiteux : « Anima », Wajdi Mouawad (Ed. Actes Sud)
Une écriture follement poétique et vivace... (Re)lisez notre critique
Sabine Verronneau : « 14 » - Jean Echenoz (Ed. de Minuit)
Jean Echenoz réussit, dans un roman court, à contenir tout ce qui a fait la première guerre mondiale, tant dans les évènements que les émotions du front et de ceux qui restent à l'arrière, l'absurdité, la fureur, le déchainement sans limites. Rarement le fond et le forme ne se sont accordés à un tel point : précision dans le choix des mots, usage brillant de la ponctuation, phrases à la grammaire complexe et vivante, « 14 » est la preuve que grâce à la langue on peut s'approcher de l'indicible.
Sarah Despoisse : « L’homme à la carrure d’ours », Franck Pavloff (Ed. Albin Michel)
Une ôde à l'instinct... (Re)lisez notre critique
 
 
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MEILLEUR ROMAN ETRANGER 2012


nocilla dream
 
Elysia : « Le livre des étreintes », Eduardo Galeano (Ed. Lux)
Fiolof : « Vie animale », Justin Torres (Ed. de l’Olivier)
L’enfance déjantée de quatre frères américano-portoricains (racontée par l'un d'eux) dans une famille pauvre des années 80. Electrique, rythmé, émouvant.
Julien Cassefieres : « La Capitana », Elsa Osorio (Ed. Métailié)
Un récit biographique exaltant... (Re)lisez notre critique
Rémi Boiteux : « Nocilla Dream", Agustin Fernandez Mallo (Ed. Allia)
Sabine Verronneau : « Refuge », Terry Tempest Williams (Ed. Gallmeister)
Dans ce livre d'une grande intensité, Terry Tempest Williams met en relation sa passion pour l'ornithologie et l'étude géologique et botanique du grand lac salé dans l'Utah, et la fin de vie de sa mère souffrant d'un cancer qui emporte année après année toutes les femmes de sa famille. Se faisant, elle construit des ponts permanents entre notre monde intérieur et celui qui nous entoure, entre catastrophe intime et désordre écologique.
Sarah Despoisse : « La nuit des femmes qui chantent », Lidia Jorge (Ed. Métailié)
Un roman d’une force envoûtante… (Re)lisez notre critique
 
 
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MEILLEURE BANDE-DESSINEE 2012


 
Fiolof : « La survie de l’espèce », Paul Jorion & Grégory Maklès (Ed. Futuropolis)
Une irrésistible plongée dans l'univers moisi de la spéculation...
Julien Cassefieres : « Il était une fois en France – tome 6 », Fabien Nury & Sylvain Vallée (Ed. Glénat)
Olivier Malosse : « Blue », Naoki Yamamoto (Ed. Imho)
Olivier Rossignot :  « Anjin San », George Akiyama (Ed. Le Lézard Noir)
« Je suis banal » ne cesse d’affirmer ce petit monsieur avec sa tête de bébé tandis qu’il ne cesse d’y affirmer sa singularité. A chaque nouvelle petite histoire, conçue comme un conte ou une fable, on ne cesse d’en apprendre un peu plus sur Anjin et notre amour pour lui s'accroît. Akiyama peaufine, construit, affranchit son personnage de jour en jour, de toute contrainte du réel ou de l'écriture. Marchant tranquillement au fil des cases, comme si de rien n’était, Anjin se met à voler l’instant d’après, et le lecteur s’étonnera à peine d’avoir tourné la page et versé dans le rêve ; car cette perle de George Akiyama respire une liberté totale dans lequel l’univers quotidien s’ouvre sur le merveilleux, le sage, le beau. Les rencontres pittoresques affluent : geisha émue, petite fille malade qu’Anji distrait avec des ombres chinoises, ami candide et esseulé. Avec son trait drôle et épuré, ses paysages ruraux sereins et vifs, beau comme un haïku, Anjin San est un manga au ton unique, osmose parfaite entre le trivial et le poétique, entre le spirituel et le prosaïque. Un objet unique contemplatif et burlesque que l’on referme à regret.


 
Quentin Boutel : « Batman – tome 1 : la cour des hiboux », Scott Snyder & Greg Capullo (Ed. Urban Comics)
Sabine Verronneau : « Vie de Mizuki – tome 1 : L’enfant », Shigeru Mizuki (Ed. Cornélius)
Une fois de plus la maison d'édition Cornélius se distingue en publiant le premier tome de l'autobiographie du mangaka Shigeru Mizuki, auteur notamment de Non Non Bâ. Plus que l'histoire d'un artiste c'est ici toute l'histoire de l'émergence d'un genre, le manga, dans un pays complexe qui est raconté, avec humour et imagination, sans jamais renier la dureté de la réalité.
Sarah Despoisse : « Dessous », Leela Corman (Ed. Cà et Là)
Hymne à la liberté et à la poursuite des rêves… (Re)lisez notre critique
 
 
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MEILLEUR ESSAI 2012
 

 
Elysia : « Récits de vie (1952-2008) », Nadine Gordimer (Ed. Grasset)
Fiolof : « De la boxe », Joyce Carol Oates (Ed. Tristram)
Un livre à lire sans prendre de gants... (Re)lisez notre critique
Julien Cassefieres : « La fin du village », Jean Pierre Le Goff (Ed. Gallimard)
Une étude passionnante pour saisir les évolutions et complexités de la société française... (Re)lisez notre critique
Rémi Boiteux : « It's only rock'n'roll et autres bricoles », Philippe Paringaux (Ed. Le mot et le reste)
Sarah Despoisse : « C’est quoi l’art contemporain ? », Jacky Klein & Suzy Klein (Ed. Actes Sud Junior)
Cet ouvrage décomplexé s'attaque à la discipline nébuleuse de l'art contemporain avec grand succès(Re)lisez notre critique
 
 
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MEILLEUR ROMAN JEUNESSE 2012
 

 
Fiolof : « Le coup de la girafe », Camille Bouchard (Ed. Soulières)
Un très beau roman sur la cruauté et la différence.
Olivier Rossignot : « Quelques minutes après minuit », Patrick Ness (Ed. Gallimard Jeunesse)
Chaque nuit, à la même heure, le monstre vient rendre visite à Conor, enfant tourmenté dont la mère est en train de mourir d’un cancer. Mais curieusement, le jeune garçon n’est rapidement plus terrifié par cette incarnation de l’if qu’il aperçoit de sa chambre, et chaque soir à la même heure, l’attend. La créature lui racontera trois histoires, avant que Conor n’ose raconter la sienne. Je vous mets au défi de ne pas avoir la gorge nouée à la lecture de ce roman éblouissant et bouleversant, porté par les illustrations hantées de Jim Kay. « Quelques minutes après minuit » évoque le fantastique et le fantasme, le repli dans l’imaginaire comme fuite et remède, Patrick Ness poursuivant le roman de Siobhan Dowd disparue prématurément livre une œuvre jamais mélodramatique ni mièvre, d’une justesse absolue.  Comment un enfant peut-il faire face à la mort de l’être le plus cher ? Comment accepter l’inacceptable ? En acceptant ses failles, en rassemblant tout son être fissuré pour ouvrir grand les yeux sur ce qu’est la vie et le monde, dans sa splendeur et son injustice.
Sabine Verronneau : « Liber et Maud », Nadia Marfaing (Ed. L’école des loisirs)
Ce roman relate la relation ambiguë, parfois dérangeante, d'une jeune fille accidentée et du garçon qui souhaite veiller sur elle. Ici, l'auteur choisit de mettre à nu les émotions adolescentes, cruelles dans leur vérité. Elle nous dit une fois de plus que grandir, s'adapter au changement, s'ouvrir à l'autre fait souvent mal.
Sarah Despoisse : « Sublutetia – tome 2 : Le Dernier Secret de Maître Houdin », Eric Senabre (Ed. Didier Jeunesse)
Deux tomes et un prix, un sans faute pour Eric Senabre… (Re)lisez notre critique
 
 
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MEILLEUR ALBUM JEUNESSE 2012
 

 
Fiolof : « Dictionnaire fou du corps », Kathie Couprie (Ed. Thierry Magnier)
Le corps sous toutes ses coutures, avec l’humour en plus… et un travail d’illustration riche et varié.
Olivier Rossignot : « Féroce », Jean-François Chabas et David Sala (Ed. Casterman)
La petite fille rencontre le loup qui terrifie la forêt. Elle l’apprivoise grandit, devient femme et vit avec lui. Une fois de plus (qu’on se souvienne de L’eau Verte), Jean-François aborde des thèmes troublants avec une subtilité toute particulière, tout en symboles et en non-dits. Découverte de la sexualité, attirance pour le corps et l’animalité, passage à l’âge adulte, tout passe ici magnifiquement dans ces divers degrés de lecture et sans aucune lourdeur. Rien de plus fascinant que cette féminité qui apprivoise l’animalité – de l’autre, de la sienne - au fond de cette forêt du monde. On espère que Chabas et Sala vont poursuivre cette collaboration encore longtemps, car après la splendide Colère de Banshee, mots et desseins se répondent somptueusement. Les pages se déplient dans des bleus et des rouges, et nous aspirent dans cet univers onirique, si simple … en apparence qui prend la forme d’un conte métaphorique et sensuel dans lequel le loup a pris la couleur du petit chaperon et la petite fille revêtu la force de l’animal.
Sabine Verronneau : « Un bois », Gwendal Le Bec (Ed. Albin Michel Jeunesse)
A travers ce bel album sans texte, c'est toute la forêt qui bruisse sous les pages, nous transportant immédiatement dans un ailleurs rempli de feuillage, de soleil qui caresse l'écorce des arbres et d'animaux. Un vrai moment suspendu en dehors du monde.
Sarah Despoisse : « Heq », Jorn Riel (Ed. Sarbacane)
Un conte brut et puissant sur une famille d'Inuits, magnifiquement illustré.
 
 
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COUP DE GUEULE 2012



Fiolof : « La question », Henri Alleg (Ed. de Minuit) (et les autres œuvres censurées durant la Guerre d’Algérie rééditées cette année aux éditions de Minuit)
Sarah Despoisse : « Relire Hopper », collectif (Ed. de la Rmn)
Compilation opportuniste de textes existants, d’une légitimité douteuse.
 
 
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COUP DE CŒUR 2012
 

 
Fiolof : « N », Eric Pessan (Ed. Les Inaperçus)
Un fils dont la vie se limite à la forêt où son père l’a entraîné. Un court récit, fort et poétique.
Julien Cassefieres : « L’herbe des nuits », Patrick Modiano (Ed. Gallimard)
Rémi Boiteux : "William Eugène-Smith, Pittsburgh 1955-1958", Gilles Mora (Democratic Books)
Sarah Despoisse : « Le mystère Sherlock », Jean-Marcel Erre (Ed. Buchet-Chastel)
Quelle est la dernière fois que vous avez ri aux éclats en lisant un roman ? Un pastiche de roman policier, drôlissime.
 
 
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MEILLEURES REDECOUVERTES 2012

 
Elysia : « Au sud de la frontière, à l‘ouest du soleil », Haruki Murakami (Ed. Belfond)
« Chanson des mal-aimants », Sylvie Germain (Ed. Gallimard)
Fiolof : « Le son de ma voix », Ron Butlin (Ed. Quidam) Le récit sans pathos d’une addiction à l’alcool. Un grand roman.
« La guerre de la fin du monde », Mario Vargas Llosa (Ed. Gallimard) Histoire de la guerre qui opposa, à la fin du XIXème siècle, la jeune République brésilienne aux habitants pauvres et mystiques d’un village reculé du Nordeste. L’un des romans les plus puissants du prix Nobel de littérature 2010.
Julien Cassefieres : « L'homme qui aimait les chiens », Leonardo Padura (Ed. Métailié)
Un roman bouleversant et enrichissant... (Re)lisez notre critique


 
Olivier Rossignot : « Comment tuer un homme », Carlo Gébler (Ed. Phébus)
Choc d’un roman et choc de la découverte d’un auteur. Ce terrifiant roman historique (dont on rêverait une adaptation au cinéma) est si tendu, si haletant qu’il est très difficile de le lâcher tant vous êtes pressés de connaître la suite, les yeux écarquillés par la traque de son héros. Comment tuer un homme plonge dans l’Irlande de la seconde moitié du 19e alors que la Grande Famine vient de laisser de nombreuses victimes. Une société secrète – comme pour mieux prophétiser les mouvements terroristes qui suivront -  recrute chez les miséreux et les révoltés, les mécontents et les frustrés pour s’attaquer aux plus riches, à ceux qui font régner l’injustice… et à l’occupant anglais. Elle frappe indistinctement avec une violence inouïe, défendant les intérêts des pauvres sans soucier de sa propre iniquité. C’est dans ce contexte qu’arrive le régisseur Thomas Trench, dont le prédécesseur a été horriblement assassiné, chargé à son tour de faire régner la loi et de trouver des accords avec les propriétaires ruinés pour libérer les terres… Ici, la folie d’une époque semble nous tendre le miroir d’une autre. C’est bien simple, « Comment tuer un homme » est une œuvre d’une cruauté baroque,  politique et tendue à bloc qui retrouve le souffle tragique d’un O’Flaherty, le
rythme d’aventures d’un Stevenson, ou le lyrisme d’un De La Mare. Il faut se jeter sur l’œuvre de Carlo Gebler, fils de la grande romancière Edna O’Brien, écrivain majeur dont seuls deux de ses romans ont été traduits en France chez Phébus.
Rémi Boiteux : Maître Eckhart et Mircea Eliade
Sabine Verronneau : « Les vies d'Emily Pearl », Cécile Ladjali (Ed. Actes Sud)
Cécile Ladjali rend ici hommage au roman anglais, empreint de romantisme noir. Elle construit une héroïne tragique, complexe, digne de celles des sœurs Brontë. Les hommages au roman anglais féminin sont nombreux, voire même à la mode depuis quelques temps, mais rares sont ceux qui parviennent à être à la hauteur, Cécile Ladjali y réussit brillamment.
« De la tendresse », Robert Cormier (Ed. L’école des loisirs)
Avec de la tendresse, nous sommes face à un roman violent, qui ébranle. Il met en scène la rencontre entre un adolescent fascinant, cruel et meurtrier et une jeune fille naïve et superficielle qui s'entiche de lui sans comprendre la portée de ses actes. Tout est noir, triste, et sans issue, une plongée inquiétante dans ce que la psyché peut receler de plus pathologique et dans ce qu'une société peut produire de pire.
Sarah Despoisse : « Le grand cahier », Agota Kristof (Ed. du Seuil)
Une écriture coup de poing, d’une poésie violente à l’inoubliable simplicité.
« Du domaine des murmures », Carole Martinez (Ed. Gallimard)
Les tourments d’une femme emmurée, une grande réflexion sur la religion sous forme de roman.
 

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