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Bastien Vivès - "Le goût du chlore"
La BD
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Sur les conseils de son kiné, le héros de notre histoire se décide à aller à la piscine pour soulager ses problèmes de dos. Il va y faire la rencontre d'une jeune nageuse aguerrie, pour laquelle il semble doucement tomber en amour. Chaque mercredi, l'attente de voir arriver la jeune femme au bord du bassin aura pour lui le goût du chlore ... Bande-dessinée fortement autobiographique, Le goût du chlore est l'oeuvre de Bastien Vivès, jeune artiste parisien passé par la section "animation" de l'Ecole des Gobelins, et qui s'est tourné avec succès vers la bande dessinée. Sorti chez KSTR, qui avait déjà édité son album Elle(s) en 2007, Le goût du chlore a en effet reçu L’ESSENTIEL REVELATION au dernier festival d'Angoulème. Le goût du chlore est une succession de sourires échangés timidement, de pensées qui vagabondent et qui s'emballent, comme souvent (toujours ?) au début d'une relation amoureuse. Une oeuvre minimaliste, puisqu'aux rares phrases échangées fait écho l'épure de chaque dessin et la palette restreinte de couleurs utilisées. Si l'histoire dit beaucoup d'une expérience personnelle de Bastien, la composition et le découpage de chaque "séquence" témoignent quant à eux de la grande cinématographie du travail de l'auteur : point de vue subjectif, sens du rythme, auxquels s'ajoutent une sensibilité du trait, une fluidité comme trace d'un mouvement que l'on devine, le mouvement gracieux des corps dans l'eau. Bastien Vivès est également l'auteur d'un blog qu'il réactualise fréquemment avec des strips bourrés d'humour, aux titres parfois très énigmatiques ("jeudi ...lorsque les gens vous construisent des statues en Pénélope Cruz" pour citer l'un des plus récents)
Commentaires
De : Francky 01 Salut. Je découvre ton chez toi grâce à un commentaire laissé chez Joseph Ghosn. J'ai lu et beaucoup aimé cet album moi aussi. Tu parles très justement du découpage, de la composition des cases comme cinématographique. Je l'ai également ressenti tout au long de la lecture très jubilatoire de cette histoire. Mais pour aller plus loin dans le rapprochement avec le 7ème art, j'avais sans cesse à l'esprit un de mes films fétiches, un chef d'oeuvre des années 00, "IN THE MOOD FOR LOVE" de Wong Kar Wai. Cet amour mort-née, pas consommée, ces non-dits mais qui en disent plus long que de grands discours, ces effleurements, cette poésie visuelle et cette pudeur. A + + Insérer un commentaire : |
