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De l’usage du lapin dans la littérature enfantine…

La jeunesse
Posté par Emily Relingher le 2010-02-23



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Aussi sûr que le chien est le meilleur ami de l’homme, le lapin est le meilleur copain de son rejeton. Pour preuve : le lapin domestique, le lapin chasseur, le lapin en peluche, les lapins Nabaztag, les lapins crétins et Chantal Goya ("Ce matin, un lapin a tué un chasseur...") pour ne citer qu’eux. Mais comme ici, on est à la rubrique littérature, on va se contenter des lapins en papier. Pour ça, suivez le lapin blanc…

On va commencer par les lapins des matheux. Ceux qui ont inspiré Fibonacci et sa suite exponentielle. Je ne rappellerai à personne ce que c’est qu’une suite exponentielle, l’ayant moi-même oublié. Tout ce que je sais, c’est que Léonard Fibonacci, grand enfant, aimait beaucoup les lapins et partait d’un problème simple : "Un homme met un couple de lapins dans un lieu isolé de tous les côtés par un mur. Combien de couples obtient-on en un an si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du troisième mois de son existence ?".
Pour les formules compliquées, vous n’aurez qu’à vous reporter à votre manuel de mathématiques appliquées. De toute façon, on n’était pas là pour s’intéresser aux maths, mais à la littérature, avec le livre d’Emily Gravett, Le Problème avec les lapins, même si elle part du même point de départ que Fibonacci, les murs en moins, vu qu’on est dans un champ. Bref, passons.
Donc ici, le point de départ du problème, c’est : "On a deux lapins dans un champ désert en janvier, qu’est-ce qui s’est passé au bout d’un an ?".
Vous l’aurez probablement compris, c’est un livre pour apprendre à compter. Conçu comme un calendrier, il permet d’apprendre les mois, les saisons et à dénombrer les lapins au fur et à mesure qu’ils se reproduisent de manière de plus en plus anarchique. Visiblement proches cousins des lapins crétins, ceux d’Emily Gravett passent leur temps à copuler, tricoter des layettes, envoyer des faire-parts, se bâfrer de carottes, se friter avec les corbeaux, engraisser et, accessoirement, creuser des tunnels pour finir par se faire la malle parce qu’au final, le champ est tout de même devenu trop petit…

Ensuite il y a Simon, le petit lapin, enfanté par l’imagination de Stéphanie Blake. Quand j’ai "connu" Simon, il ne savait dire que "caca boudin". D’ailleurs, c’était le titre du bouquin. A tout ce que ses parents lui disaient, il répondait invariablement "caca boudin". A croire qu’il était débile. Et puis un jour, un loup l’avale. Et là, c’est le choc, la révélation, le traumatisme positif. Bref, je préfère vous laisser découvrir la suite.
Mais les aventures de Simon ne s’arrêtent pas là. Revêtu de son costume de super héros du quotidien, il apprend la vie au gré des albums. En apprenant à cohabiter avec un petit frère importun dans Bébé Cadum, en découvrant les joies du partage des jouets dans Donner c’est donner ou celles, moins évidentes, de l’école dans Je veux pas aller à l’école.
L’avantage des mésaventures de Simon, c’est qu’elles mettent à distance ces micro-drames de la vie que sont la séparation des parents quand on va à l’école, la difficulté de laisser ses jouets à un autre ou encore l’arrivée d’un petit frère dont on n’a pas du tout envie parce qu’il pique la place du premier, en les rendant gentiment dérisoires et cocasses. Les dessins sont simples, presque enfantins. Les dialogues, bien que basiques, sont drôles, parce que proches des réactions d’un enfant de cinq ans.

Après, des histoires de lapins, il y en a plein d’autres tout aussi joyeuses. L’échantillonnage qui précède n’est qu’un modeste aperçu de leur capacité à égayer le monde des enfants en les éduquant en douceur. Comme quoi, ils ne sont pas si crétins, ces lapins…





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Commentaires
De : Le Moineau

Et puis il y a aussi les lapins de Beatrix Potter, d'Anita Jeram ("Devine combien je t'aime"), de Claude Boujon ("La brouille"), de Grégoire Solotareff ("ne m'appelez plus mon petit lapin") et pour les adultes les aventure de Lapinot de Tondheim et la revue Lapin de l'Association etc etc etc une vie ne suffira pas à faire le tour du lapin...

De : David D

Sans oublier Eusèbe, le mystérieux lapin de De Capes et de crocs...

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