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Le choc des électrons libres au festival Fisel le 28 Août. |
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Le choc des électrons libres est un magma sonore né des faits d’armes artistiques, des aspirations libertaires d’un excentrique gascon des plus euphorisants, Francis Mounier. L’impénitent défricheur est saxophoniste et clarinettiste de son état. Autodidacte passionné et humaniste. Il est aussi à l’origine d’un laboratoire transrégional en ébullition, l’Occidentale de Fanfare. Avec humour et pragmatisme, ce collectif de dix-huit musiciens recentré sur neuf se définit en substance comme une ‘entreprise de déménagement Bretagne-Gascogne‘, nourrie au biberon des guillerettes et carnavalesques fanfares des Beaux-arts. Premier essai transformé pour deux cultures fortes : la bretonne et la gasconne, l’Occidentale de Fanfare propose tant sur planches que sur numérique une rencontre imprévue entre l’esprit hestiu (1) de la Ripataoulère et le Bagad brezhon (2). Réponse estudiantine aux sociétés festives. Le deuxième essai tout aussi réjouissant est un chantier musical fait d’improvisations en roue libre et de fusion ’sonique’ désinhibée. Il est soutenu par le collectif solidaire çà-i, regroupement de structures culturelles, de travailleurs indépendants, d’artistes non structurés et de bénévoles associatifs du Sud-Est de l‘Aquitaine. Quatre préceptes régissent la ligne de conduite du collectif : habiter son territoire, s’exprimer, passer son savoir, tisser sa toile. En somme, sauvegarder, nourrir et faire vivre des cultures minoritaires tout en gardant une ouverture sur le monde. Toute défense de culture minoritaire n'est en effet pas systématiquement synonyme de communautarisme comme il n'est pas non plus systématiquement symptôme d'ethnocentrisme. Juste une proposition de partager sa différence avec intelligence. Aux manettes, manches, becs et baguettes s’activent avec expressivité foisonnante et démarche pêchue, La familha Artus et les Nioubardophones. Les deux formations, à la coopération toujours gasconne et bretonne, mêlent trad et innovation dans la marmite d’un big band puisant aux courants expérimentaux contemporains : indus, rock noise et progressif, free-jazz et électro.
En vadrouille estivale sur les terres bretonnes (remis du cabaret breton au festival des vieilles charrues en Juillet dernier) retrouvez-les tout feu tout flamme au festival Fisel de Rostrenen le 28 Août prochain.
Préambule incendiaire à la sortie du petit dernier de Familha Artus, Drac, prévu pour Octobre. Les précommandes s’effectuent à cette adresse. Et comme le talent de ces électrons libres est bicéphale, Champs d’ânes, deuxième effort des Nioubardophones, est disponible ici. (1) festif en gascon.
(2) breton en breton.
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