bandeau

 





 Luigi Comencini - "Les aventures de Pinocchio" (1972)

 Carlos Reygadas - "Post Tenebras Lux"

 Janko Anwar - "Modus Anomali"

 Ted Kotcheff - "La grande cuisine"

 Juan Antonio Bayona - "The impossible" (Blu-Ray)

 Andy Muschietti - "Mama"

 - Regards sur courts VIII - Europa Film Treasures -

 Entretien avec Ken Loach autour de "L'Esprit de 45"

 "L'Esprit de 45"- Ken Loach

 Danny Boyle - "Trance"

 Mark Ruffalo - "Sympathy for Delicious"

 Léonardo Di Costanzo - "L'Intervallo"

 Jeff Nichols - "Mud"

 Park Chan-wook - "Stoker"

 Robert Aldrich - "L'ultimatum des trois mercenaires"(1977)

 Bernard Rose - "Paperhouse" (Blu-ray, DVD)

 Shane Black - "Iron Man 3"

 William Vegas - "La sirga"

 Regards sur courts VII - Repentir de Quentin Rigot.

 Wong Kar-wai - "The Grandmaster"

Tous les articles Cinema

Cinema

Uwe Heidschötter & Johannes Weiland - "Le petit gruffalo"

Sorties salles
Posté par Olivier Rossignot le 2012-10-16



Image principale
Ouvrir
 
 
On vous recommande vivement d’emmener vos enfants à la rencontre du Petit Gruffalo car cette deuxième aventure est du même tonneau que la première. Co-produit par Michael Rose qui avait travaillé chez Aardman, Le Petit Gruffalo met une nouvelle fois en image l’œuvre de l’illustrateur allemand Axel Scheffler et de l’écrivain Julia Donaldson qui assure la propre adaptation de son œuvre avec Johanna Stuttman. Si Le petit Gruffalo séduira les parents qui se plaisent eux-mêmes à raconter des histoires à leurs loupiots, s’ils apprécieront son humour assez british et la beauté de son univers forestier, ce sont surtout les petits (à partir de 4 ans) qui seront aux anges. Si Le Petit Gruffalo n’a rien de révolutionnaire, s’ancrant dans un certain classicisme de l’album illustré, on ne peut que défendre cet univers respectueux de l’imaginaire des enfants, ne l’abêtissant pas à coup de chansons, d’esthétique formatée ou de rythme effréné de l’action. Le Gruffalo racontait l’histoire d’une souris inventant un monstre au fur et à mesure de ses rencontres avec des prédateurs – renard, serpent, hibou – pour éviter de finir dans leur gueule, prétextant qu’elle n’avait pas le temps car le Gruffalo l’attendait pour diner, cette mystérieuse créature prenant forme au fur et à mesure de ses pérégrinations. Ici, le processus est inversé puisque c’est le petit Gruffalo qui part à la recherche de l’immense souris monstrueuse dont lui a parlé son papa pour l’empêcher de s’aventurer seul dans le bois sombre, très sombre. Et voilà sa promenade entrecoupée de différentes rencontres avec des animaux se révélant moins à craindre que cet immense rongeur, à moins que… Bref, on vous laisse la surprise. Le petit Gruffalo adopte la structure du conte, jusque dans son aspect répétitif, cette même phrase répétée au fil des rencontres, et sa narration en voix off  (la maman racontant l’histoire à ses petits écureuils). C’est poétique, c’est charmant, le graphisme image de synthèse change de la routine des caricatures de l’Age de Glace ou de celle des derniers pixar en choisissant juste de transposer l’esthétique du livre. Il faut avouer, qu’il s’agisse de la souris ou de ce cousin des maximonstres qu’est le Gruffalo, qu’il est difficile de ne pas y succomber.
 

Mais nous attirerons votre attention plus particulièrement sur les courts métrages qui viennent compléter le programme, trois petites merveilles sans paroles aux graphismes très différents les uns des autres, qui valent à elles seules le déplacement. Tout d’abord Des pas dans la neige est une splendeur japonaise de 6 minutes réalisée par Makiko Sukira en 2010, tout en bleu et en blanc, racontant la rencontre d’un loir et d’un lapin blanc. C’est éblouissant de poésie. On pense parfois à Norstein. Le Chemin d’un lièvre et ses ombres chinoises évoquent quand à lui la dure journée d’un petit lièvre. En très peu de temps et tout en minimalisme, Lotte Van Elsacker parvient à faire comprendre aux enfants combien la majesté de la nature en dissimule les violents mécanismes. Enfin, le très drôle L’oiseau et la feuille de Lena Von Döhren suit un oisillon pris d’amitié pour une feuille qui s’envole plus vite que lui, mais le protège du renard sournois qui voudrait ne faire qu’une bouchée de notre promeneur. Ce magique et stylisé moment plongé dans la froideur de l’hiver clôt donc cet avant programme en beauté.
 
 
 




Share/Save/Bookmark 






Commentaires
Pas de commentaires pour le moment
Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot mêmes dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages





FERMER