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Un label et un magazine cinéma : So Foot se diversifie avec brio |
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Si les choses du football ne vous provoquent pas de violentes crises d’urticaire (objectivement, il y aurait hélas tellement de raisons pour… mais heureusement tellement de raisons plus nombreuses pour aimer encore ce jeu, malgré tout), alors vous connaissez déjà sûrement le mensuel So Foot, qui fêtera dans quelques mois ses dix ans "officiels" (après quelques numéros zéro qui doivent s’échanger à prix d’or sur le net). Depuis le mois de juin dernier, la même rédaction (et souvent les mêmes journalistes, ouais, un peu comme nous avec Culturopied à l’époque de la Coupe du monde 2010, quoi…) s’est lancée dans l’aventure So Film, en déclinant à peu près le même concept (et un rubriquage étonnamment proche) : traiter de l’actualité cinéma (et séries) au sens large, autant qu’un mensuel peut le faire, avec un regard un peu de côté. So Film n’est pas une revue de cinéma, "concurrente" des vénérables anciennes Positif et Cahiers du Cinéma, mais bien un magazine, comme Première ou Studio CinéLive. Sauf que le jour où Ricky Gervais (pour le n° 1), Leos Carax (n° 2) ou Jean-Pierre Léaud (n° 3) feront la couverture de ces magazines, comme ils ont fait celle de So Film, on vous autorise à nous écrire. Bref, pari amplement gagné, mais on n’avait pas trop de craintes à partir du moment où la rédaction s’associait aux excellentes éditions Capricci et faisaient appel à des pigistes de grands luxes comme Pierre Rissient, Luc Moullet ou Louis Skorecki. ![]() Parmi les perles d’un tout frais n° 3 hautement recommandable : une interview (rare) de Jean-Pierre Léaud, donc, d’autres entretiens, un poil trop courts mais intéressants avec Daniel Darc ou Lalo Schifrin, d’autres plus longs et passionnants avec Roger Avary et Chris Hanley (producteur entre autres de Vincent Gallo ou Harmony Korine), des portraits de Will Ferrell, Vincent Lacoste ou Michelle Rodriguez, un dossier sur les "rats" de la Cinémathèque (les habitués des lieux les reconnaîtront aisément), dont Christophe Bier, qui mérite largement mieux que ce terme peu flatteur, et le récit du destin peu banal de Susan Cabot, authentique actrice de séries B hollywoodiennes. ![]() Et le rock, dans tout ça, autre grande passion des glandeurs/bosseurs de So Foot/So Film ? Pas de magazine So Rock (trop facile ?) mais un label, ce qui semble aussi sympathiquement suicidaire par les temps qui courent. Il s’appelle Vietnam (chouette nom) et sort son premier EP le 24 septembre, le Six Years des H-Burns, en prélude à leur troisième album (Off the Map), lui aussi à sortir chez Vietnam. Les H-Burns dont nous vous parlions déjà il y a plus de quatre ans, à l’époque de leur premier album, How Strange Is It To Be Anything At All ?, quand le groupe n’en était même pas encore vraiment un, et qui ont cette fois fait appel à la production à rien moins que MONSIEUR Steve Albini, l’homme derrière Nirvana (In Utero), les Pixies (Surfer Rosa), PJ Harvey (Rid of Me) ou les Thugs (Strike). On souhaite donc longue vie à Vietnam et So Film, mais on ne s’en fait pas trop pour eux…
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