
|
Spike Lee attaque le distributeur TFM. |
|
Annoncé pour une sortie salle en Octobre, le dernier film de Spike Lee, Miracle à Santa Anna a pris gifle critique au festival de Deauville et lors de sa sortie italienne. TFM (filiale de TF1) avait par la suite annulé la distribution prévue dans de nombreux territoires. La chose aurait pu en rester là, d'autant que le metteur en scène n'est pas le seul cinéaste notable dernièrement à avoir connu ce genre d'infamie: Werner Herzog, John Boorman, David Mamet, Terry Zwigoff, Barry Levinson, Dario Argento... Mais au vu du contenu sensible du film qui fait en outre polémique sur son approche historique, et compte tenu de la nature plutôt farouche du réalisateur, la suite du feuilleton aura lieu dans les tribunaux français. Une plainte a en effet été déposée pour "Rupture de contrats et dommages" par Spike Lee et ses producteurs. Par voie de communiqué, le cinéaste a des mots assez durs:"Tf1 a organisé la diffusion de "Miracle a St Anna" pendant le Festival du film Américain à Deauville et j’ai même fait des interviews la bas et à Paris. TF1 a été malhonnête envers mes producteurs et moi et a causé des dommages au niveau de la vente internationale du film "Miracle a St Anna"." Il est à noter que ce communiqué en suit un autre laconique de TFM qui affirmait seulement que la distribution avait été annulé en raison d'un contentieux avec le producteur. Soutenu depuis quelques semaines par une campagne vidéo sur internet, la défense peut faire débat: elle semble naturellement tourner autour d'un acte de censure politique, voir infligé aux afro-américains, mais évite de dénoncer la simple raison mercantile et frileuse qui frappe pourtant de nombreux longs métrages de qualité ces dernières années. Il est vrai toutefois qu'ici le cas reste un peu plus ambigu du fait que contrairement à d'autres exemples des affiches avaient bien été tirées, le matériel promotionnel était prêt. Affaire à suivre...
Commentaires
Pas de commentaires pour le moment Insérer un commentaire : |
