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Sorties cinéma du 3 octobre 2012 : Culturopoing a déjà vu ça…
Sorties salles
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Cette semaine, Culturopoing a déjà vu trois des nouveaux films de la semaine et les a aimés. Gaël Martin vous parle déjà par ailleurs du dernier film du Catalan Jaime Rosales, Rêve et silence, sous l’influence de son compatriote et peintre Miquel Barceló. Suivront très vite d’autres chroniques, tout aussi positives, pour le film de Michel Franco Después de Lucía (signée Laura Tuffery) et pour le récent Prix du jury cannois, le Reality de Matteo Garrone (signée à nouveau Gaël Martin). Par contre, n’attendez rien de nous sur Pauline détective, car si son Copacabana était plutôt réussi, la nouvelle comédie de Marc Fitoussi est pas loin d’être une catastrophe. Rien non plus sur Taken 2, d’Olivier Megaton (on aurait pu écrire Mégathon mais trop facile, pas notre genre), parce que faut pas déconner. ![]() Carrie MacLemore, Greta Gerwig et Megalyn Echikunwoke dans "Damsels in Distress"
Par contre, si on l’avait vu à temps, on aurait bien aimé vous parler de Damsels in Distress. Parce que l’univers de son réalisateur, Whit Stillman, est généralement assez singulier (Metropolitan, Barcelona, Les Derniers jours du disco) et qu’on y retrouve la révélation de l’excellent Greenberg, Greta Gerwig à la tête d’un casting puisant dans la fameuse série Gossip Girl (Hugo Becker et Caitlin Fitzgerald), à l’univers apparemment assez proche de celui de Damsels in Distress. Pour le reste, Michel Ocelot continue d’exploiter le filon Kirikou : après Kirikou et les bêtes sauvages qui marquait déjà un sacré essoufflement, voici cette fois Kirikou et les hommes et les femmes… Pour son troisième film, Yvan Attal nous propose une adaptation du Humpday de Lynn Shelton avec Do not Disturb et se met lui-même en scène dans cette bromance (une romance entre couilles, quoi) où François Cluzet et lui-même se lancent au défi de se faire un petit home porno entre eux. Mais depuis la disparition du 3615 code Lætitia, une telle entreprise n’est-elle pas vouée à l’échec ?... Le duo de Little Miss Sunshine Jonathan Dayon et Valerie Faris revient avec ce qui s’annonce comme un nouveau feel good movie sous patine indie (Paul Dano est au générique, tout est presque dit), Elle s’appelle Ruby, l’histoire d’un type qui voit son idéal féminin (Zoe Kazan, alias Mrs Dano dans le civil et par ailleurs petite-fille d’Elia) littéralement prendre vie sous sa plume. Michel Khleifi revient encore de bien plus loin, puisque son Zindeeq est son premier film depuis son documentaire Route 181 de 2004. Il y a vingt-cinq ans, avec Noce en Galilée, Khleifi avait fait assez forte impression et s’imposait comme le premier grand cinéaste d’un pays qui n’existait pas encore (et à peine plus aujourd’hui), la Palestine. Mais, depuis, c’est son compatriote Elia Suleiman qui a plutôt eu tendance à attirer projecteurs et éloges (le plus souvent très mérités)… Trois derniers nouveaux films à l’affiche en ce 3 octobre, dont on ne sait honnêtement pas grand-chose : Mortem, d’Eric Atlan, plus connu comme producteur (notamment de Bernie Bonvoisin pour Les Démons de Jésus ou Les Grandes bouches), Exam, premier long-métrage du Britannique Stuart Hazeldine et du documentaire Diana Vreeland : The Eye Has to Travel, coréalisé par Lisa Immordino Vreeland (épouse du petit-fils de Diana Vreeland), Bent-Jorgen Perlmutt et Frédéric Tcheng, portrait d’une grande prêtresse de la mode des années 50-60 (ancienne rédactrice en chef du Vogue US), qui fut elle-même déjà un personnage de cinéma via les rôles qu’elle inspira à Stanley Donen dans Drôle de frimousse ou William Klein dans Qui êtes-vous, Polly Magoo ?. ![]() Kirk Douglas dans "Le Gouffre aux chimères"
Si vous n’êtes pas déjà rassasiés (et même si vous l’êtes), trois reprises importantes également cette semaine sur les grands écrans. Celle du sulfureux Portier de nuit (Il Portiere di notte, 1974) de Liliana Cavani, dont Culturopoing est partenaire et sur lequel Laura Tuffery a déjà fait toutes les lumières sur le site. Egalement l’un des plus grands films de Billy Wilder, d’autant plus grand qu’il reste (trop) méconnu et enrichit considérablement l’image réductrice de grand cinéaste de comédies collant encore à la peau de Wilder. Le Gouffre aux chimères (1951, connu sous deux titres américains : Ace in the Hole et The Big Carnival) est un portrait au vitriol de la société médiatique (pourtant encore à peine balbutiante) dans lequel Kirk Douglas trouve probablement l’un de ses plus grands rôles, plein d’ambiguïté. Avoir 20 ans dans les Aurès (1972) met à mal un vieux cliché voulant que le cinéma américain ait "exorcisé" la guerre du Vietnam bien plus vite que le cinéma français ne l’a fait avec la guerre d’Algérie (ce qui est faire peu de cas du Petit soldat, d’Octobre à Paris ou du Combat dans l’île, pour ne citer que quelques titres). On connaît surtout peu de films américains s’étant montré aussi critique de la guerre coloniale menée par leur propre pays que le film de René Vautier, qui a valu à son auteur d’innombrables problèmes avec le pouvoir politique et qui ressort en version numérique restaurée. L’occasion de s’interroger sur le curieux destin de son interprète principal, Alexandre Arcady, devenu depuis une sorte de "cinéaste officiel" de la communauté pied-noir (et de la nostalgie afférente d’un "paradis perdu")… Enfin, saluons la Filmothèque du Quartier latin à Paris qui continue chaque semaine à mettre un bijou de Douglas Sirk à l’affiche (et en copie neuve !). Cette fois, c’est La Ronde de l’aube (The Tarnished Angels, 1957), c’est un chef d’œuvre et c’est Cyril Cossardeaux qui vous le certifie !
Commentaires
De : jacques d. Cadré comme du téléfilm, éclairé comme du téléfilm, dirigé comme du téléfilm, "castingé" (j'aurais bien dit castré, mais bon !) comme du téléfilm, scénarisé comme du téléfilm, avec les bons mots pondus par des dialoguistes de téléfilm, produit comme du téléfilm... "and now ladies and gentlemen... here comes damsels in distress"..! Bordel de bordel de bordel de bordel de merde !!!!!!!!! De : Olivier R. Oh, Jacques, pendant un moment je croyais que vous parliez de Pauline Détective ! De : jacques d. Soit Pauline à la plage remixed ? Que je sois frappé de mutisme si je devais en parler ! Bon sang de bonsoir de bon sang de foutredieu ! Insérer un commentaire : |
