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Sorties cinéma du 27 juin 2012 : Culturopoing a déjà vu ça…
Sorties salles
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Semaine presque calme avec seulement dix nouveaux films, deux reprises et un inédit, ce 27 juin. La Fox anticipe déjà un peu les vacances avec la sortie du quatrième volet de L’Age de glace (confié aux bons soins de Steve Martino et Mike Thurmeier), qui ne fondra donc décidément jamais. Il paraît que l’écureuil Scrat voit son temps de jeu encore augmenter (à l’inverse de Mathieu Valbuena en équipe de France de football ; comme quoi small is not always beautiful…) et ce petit sacripant est même cette fois carrément à l’origine de la dérive des continents… Robeeeeeeert Pattinson continue de tenter de casser son image de vampire ultra glamour avec un Bel ami concocté par Declan Donnellan et Nick Ormerod. Fort bien entouré par Christina Ricci, Uma Thurman et Kristin Scott Thomas, cette adaptation de Maupassant (qui n’avait pas été portée sur grand écran depuis assez longtemps) devrait sensiblement moins décontenancer ses fans que dans Cosmopolis. En revanche, Jason Statham, lui, continue de creuser son sillon "couillu" avec Safe, qui n’a a priori rien d’un remake du film paranoïaque de Todd Haynes avec la divine Juliane Moore. La surprise est que ce nouvel action movie soit signé Boaz Yakin, dont les débuts cinématographiques avec Fresh en 1994 semblent loin mais qui prouve qu’il est capable de s’adapter à peu près à tous les genres. Onze ans après Grégoire Moulin contre l’humanité, le comédien Artus de Penguern retente sa chance comme réalisateur avec La Clinique de l’amour en espérant probablement un plus grand succès public. A l’opposé de tous ces films, la it girl Joana Preiss signe son premier film, Sibérie, road movie ultra intimiste tourné avec son compagnon de cinéaste Bruno Dumont. Bénédicte Prot, notre envoyée très spéciale cannoise, n’a malheureusement pas pu y voir le dernier Ken Loach, La Part des anges, auréolé d’un Prix du jury qui a fait grincer quelques dents, rapport à un cinéaste qui n’a plus vraiment besoin de ce genre de soutien et à un film semble-t-il sympathique et drôle (ce qui n’est pas le cas de tous ses films) mais mineur. On ira en juger en salles, comme tout le monde. Passons rapidement sur One O One, de Franck Guérin, Starbuck, de Ken Scott, et encore plus vite et en prenant sa respiration sur Un bonheur n’arrive jamais seul (mais un nanar, hélas, non plus), de James Huth, mine de rien déjà à la tête d’une sacrée collection de grands films (Serial Lover, Brice de Nice, Hellphone, Lucky Luke…). ![]() "La Part des anges"
Attardons-nous plutôt sur l’un des films qui risquent de passer les plus injustement inaperçus de la semaine et laissons la parole à Thomas Roland (no relation to Thierry, mais alors no relation AT ALL), Off World, de Matéo Guez : Premier long-métrage de Matéo Guez, jeune réalisateur français exilé au Canada, Off World emmène le spectateur à Smocky Mountain, l’un des plus grands bidonvilles des Philippines. C’est là-bas que Lucky décide de partir à la recherche de sa famille. Adopté par des Canadiens, le jeune homme veut renouer avec ses racines, veut comprendre pourquoi sa mère l’a abandonné. À Manille, il retrouve Julia, une travailleuse sociale qui l’aide dans ses démarches. À travers cette histoire, Matéo Guez présente un monde où il faut survivre sous le joug de la pègre locale ou en se prostituant. Off World peut paraître misérabiliste mais sa sincérité en fait une oeuvre qui veut plus montrer que dénoncer, sensibiliser que choquer. Tourné en neuf jours, le film est évidemment inabouti et maladroit, une voix off semblant rattraper une intrigue mince comme un fil. Tout du long, ce sont les différentes images d’habitants des bidonvilles ramassant les déchets qui sont montées comme au détriment de toute narration. Malgré ses fausses allures de documentaire et des problèmes de forme et de fond, l’indignation du réalisateur est perceptible, ce qui fait de ce premier petit film réalisé dans l’urgence une intéressante curiosité. ![]() "Off World"
Finissons avec les deux reprises de la semaine et un curieux film d’animation resté à ce jour inédit en France, Quand souffle le vent (1986), film britannique de politique-fiction réalisé par l’Américain Jimmy T. Murakami et bénéficiant des voix de Peggy Ashcroft et John Mills et d’une musique signée Roger "Pink Floyd" Waters (et d’une chanson chantée par David Bowie, ce qui ne gâte rien). Assurément la curiosité de la semaine, et qui aiguise la nôtre. Présente-t-on encore Jules et Jim (1961) ? Non, bien sûr, mais le troisième film de François Truffaut reste absolument incontournable pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu. Les autres savent… Enfin, Culturopoing est particulièrement ravi d’être le partenaire de Solaris Distribution pour la reprise en salles, pour la première fois depuis de trop longues années, du quatrième long-métrage de Martin Scorsese, Alice n’est plus ici (1974), l’un de ses moins connus mais pourtant l’un de ses meilleurs. Mais Cyril Cossardeaux vous en a déjà abondamment parlé.
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