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Rétrospective Lubitsch à la Cinémathèque française (25 août - 10 octobre 2010) |
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On connaît la fameuse formule de François Truffaut : "Lubitsch était un prince". L'espace d'un peu moins de deux mois, nous serons ses sujets et viendrons prendre quelques leçons de cinéma toujours bien venues à la Cinémathèque de la rue de Bercy. Car si le Berlinois Ernst Lubitsch était un prince, il était aussi un maître, qui a véritablement contribué à écrire les tables de la loi de la comédie hollywoodienne, influençant par exemple considérablement un Billy Wilder (qui fut d'ailleurs un temps son scénariste). Un de ces maîtres auxquels un cinéaste et/ou scénariste en difficulté face à une scène à écrire ou à tourner peuvent toujours se référer : Lubitsch trouvait toujours la solution, mais, comme le disait si joliment Truffaut, jamais la plus facile, la plus évidente. Non, Lubitsch se donnait toujours un mal de chien pour inventer de nouveaux gags et c'est peut-être bien pour ça qu'il est mort à 55 ans, se tuant à la tâche avant l'heure... Tiens, revoyez un peu le gag du souffleur dans To be or not to be, probablement l'un des plus géniaux jamais portés à l'écran. ![]() Lubitsch fait partie de ces classiques qu'on a l'impression de connaître déjà par coeur. Mais rien n'est plus faux. D'abord parce qu'une énième vision ne saurait épuiser les trésors de mise en scène de ses plus grands chefs d'oeuvre (une préférence personnelle pour le quarté suivant : To be or not to be, Trouble in Paradise, Design for Living et Angel) et surtout parce qu'il reste tant de films méconnus ! Sa période muette reste encore assez peu montrée (les films qu'il a tournés à Hollywood à partir de 1923 et de Rosita, avec Mary Pickford, mais surtout la quarantaine (!) qu'il réalisa auparavant en Allemagne et dont il fut souvent acteur) et même ses premiers films parlants sont assez peu connus (ses opérettes filmées avec Maurice Chevalier ou même un pur mélodrame comme Broken Lullaby). Pas de brutale révision à en attendre cependant : sauf exception, ses meilleurs films sont bien les plus célèbres, ceux qui ont forgé la légendaire "Lubitsch's touch" ! On ne verra pas tous ses films à la Cinémathèque, certains des plus anciens étant perdus, mais on y verra aussi les quelques films d'autres réalisateurs qu'il a produits (Scandale à la cour, de Preminger, Desire, de Borzage, Le Château du dragon, de Mankiewicz), celui qu'il n'a pu terminer (La Dame au manteau d'hermine, achevé par Preminger et qui ressortira d'ailleurs en salles à l'automne, en marge de cette rétrospective) ou bien une rareté parmi d'autres, L'Eventail de Lady Windermere (1925, d'après Oscar Wilde et qui fera d'ailleurs l'objet d'un remake en 1949, signé... Otto Preminger, encore lui), pour lequel Culturopoing vous prépare une jolie surprise pour très bientôt... Retrouvez d'autres articles sur Ernst Lubitsch : Ernst Lubitsch – "To be or not to be" (1942, reprise) Concours Culturopoing/Editions Montparnasse, des dvds de L'éventail de Lady Windermere à gagner !
Commentaires
De : Cyril C. La reprise de "La Dame au manteau d'hermine" en salles (le 6 octobre) sera loin d'être la seul à accompagner cette rétrospective. Dès le 25 août, la version lubitschienne de "La Veuve joyeuse" (1934), la célèbre opérette de Franz Lehar, avec le duo vedette de l'époque, Maurice Chevalier et Pénélope Solète... euh, non, pardon, Jeannette McDonald, sera sur les écrans. On peut lui préférer la version muette de Stroheim... Deux films, et non des moindres, le 1er septembre, avec le classique des classiques "To be or not to be" (1942) et le dernier film que Lubitsch a pu achever, le délicieux "La Folle ingénue" ("Cluny Brown", 1946), avec Jennifer Jones et le French lover Charles Boyer. Le 8 septembre, ce sera au tour de Don Ameche de tomber sous le charme ensorcelant (on le serait à moins) de Gene Tierney dans "Le Ciel peut attendre" (1943), le seul film en couleurs 100% lubitschien (puisqu'il ne put achever "La Dame au manteau d'hermine"). Le 15 septembre, autre excellent cru avec "La Huitième femme de Barbe-Bleue" (1938), écrit en partie par Billy Wilder, avec le brillant duo Claudette Colbert / Gary Cooper. Le 22 septembre, James Stewart et Margaret Sullavan se tourneront une fois de plus autour dans "The Shop around the Corner" (1940). De : Olivier R. Et tu oublies de signaler, cher Cyril que nous aurons bientôt des dvds à faire gagner, de "L'éventail de Lady Windermere" ! De : Cyril C. Si tu lisais mes articles jusqu'au bout, cher Olivier... :-)) Je réservais la surprise, mais tu as raison de l'annoncer en avance ! De : Olivier R. Et le type de mauvaise foi de s'écrier : "ah, tu ne l'as pas rajoutée après cette phrase ?" :-) De : Cyril C. La bonne nouvelle, c'est qu'on a retrouvé Teddy Vrignault, après tout ce temps ;-) Insérer un commentaire : |
