Xzzzklkl…. Stop…message intercepté... stop… avons trouvé traces de nanars d’espèce inconnue…stop… perdons contrôle des machines… stop….notre fusée va s’écraser… stop... mais…mais…mais…aaaaah…Xchhhhhhhhhhhhhhhhhhh…. Je sens que vous vous ennuyiez des monstres poilus, des martiennes terrifiantes et sexy, des extras terrestres cannibales, des expériences interdites. Qu'à cela ne tienne, Bach films est toujours là quand il faut pour répondre à vos désirs les plus... inédits.
Dans le rang des plaisirs coupables, voici donc une série de 5 doubles programmes réjouissants de SF des années 50-60, comme au bon vieux temps, celui où nos rédacteurs n'étaient pas encore nés. Mais on peut toujours imaginer que l'un d'entre-nous a été procréé dans un Drive In qui diffusait "Zontar, la chose de Vénus" par exemple ! Avec ces nouvelles choses venues d’ailleurs (enfin des Etats-Unis, plutôt) que nous proposent Bach films, pas un seul instant l’exigence de qualité ne vient nous effleurer l'esprit, nous serions plutôt dans la recherche du pire. Et ça tombe assez bien car les titres présentés présagent de merveilleuses soirées de fous-rires. Par pitié ne les regardez pas seuls. Cependant, le risque est parfois de voir des nanars partout, alors que s’y dissimulent parfois de vrais bons films... On vous laisse les trouver ? Bon nous allons vous aider un peu...
Pénétrez dans les lointaines galaxies, vers ces contrées inconnues ou peut-être règnent des créatures diaboliquement supérieures, prêtent à nous dominer.... tremblez, terriens...Et prenez garde à la martienne diabolique dans le film du même nom (Devil Girl from Mars, 1954) de David MacDonald avec son incroyable tenue extra terrestre moulante qui risque bien de vouloir vous enlever pour aller repeupler sa planète. La martienne diabolique est un immanquable, d'abord pour la présence de Patricia Laffan dans le rôle titre, avec sa classe et son sérieux imperturbable, et celle de la belle Hazel Court, l'inoubliable héroïne entre autres du Masque de La Mort Rouge de Corman. Prenez ensuite La fusée pour la Lune (Missile to the Moon réalisé par Richard E. Cunha en 1958) avec ses deux évadés découvrant que la planète est uniquement habitée par … des femmes. Des amazones sur La lune ? Le rêve, pensez-vous ! N’en soyez pas si sûrs !
Vous pourrez toujours essayer de détruire le dvd suivant, le piétiner, le brûler, le mettre au micro ondes, mal vous en prendra quand vous vous apercevrez qu'il est parfaitement indestructible. Ah non, on m'informe que L’indestructible (Indestructible Man, de Jack Pollex, 1956) est en fait le nom du premier film du dvd spécial « expériences qui tournent mal », mélange de film noir et de Frankenstein. Et comme c'est l'homme aux mille visages, Lon Chaney qui joue le rôle de ce criminel revenu à la vie, on se prosterne (et on s'amuse, quand même). L'homme en 4 dimensions (4D man) réalisé en 1959 par Irvin S.Yeaworth Jr., réalisateur du premier Blob avec Steve Mc Queen, loin d'être un nanar, est une belle série b mettant en scène un scientifique ayant trouvé le moyen de traverser les objets et pas seulement les murs. Avec de poétiques et naïfs effets spéciaux, c'est l'un des meilleurs films de la sélection.
Et maintenant, place aux dinosaures et aux créatures bizarres, avec leurs terrifiants tentacules en caoutchou. Comme chacun le sait, les explorations mènent souvent à la découverte de continents perdus et ça tombe bien puisque c'est Le Continent perdu (1951) de Sam Newfield que nous propose Bach films, avec ses peluches qui bougent pour combattre d’autres peluches qui bougent, et se prennent pour des monstres. Si vous avez gardé votre âme d'enfant, vous y prendrez du plaisir ! Il faudra en revanche peut-être un peu plus qu'une âme d'enfant pour apprécier autrement qu'au (on vous laisse choisir) -ème degré Le monde pétrifié (The incredible Petrified World) réalisé en 1957 par Jerry Warren avec, comme le dit la jaquette, ses "abysses peuplées de monstrueuses créatures".
Et puisque nous touchons le fond des abysses, passons immédiatement à Zontar la chose de Vénus (Zontar, the thing from Venus) de Larry Buchanan (1966), redoutable remake du It conquered the world réalisé par Corman en 1956. Zontar l'alien menteur est sacrément dangereux avec sa capacité à dominer les hommes les plus prestigieux. Nous sommes avec Zontar dans l’illustration du vieil adage "plus c'est mauvais, plus c'est bon"... vous imaginez donc à quel point c'est bon. Le paradoxe est que le premier film du programme est peut-être le meilleur de tous ceux présentés ici. En effet, Le Monstre Magnétique (The magnetic Monster), co-realisé par Curt Siodmak et H.L.Strock fait partie très bon films de science fiction des années 50, évoquant les craintes nucléaires de l'époque à travers la lutte de ces scientifiques contre une création monstrueuse dont ils sont sans doute les pères. Il faut dire que Curt Siodmak en plus d'être un bon romancier était aussi un excellent scénariste auquel on doit notamment La Bête à cinq doigts ou le génial Vaudou de Tourneur. Il n'est donc pas fortuit que Le Monstre Magnétique joue plus sur la suggestion que la démonstration.
HALF MAN, HALF BEAST... brrrr... Rien que de penser à cet homme de Néanderthal des frissons de terreur vous parcourent le corps. Mais non, approchez-vous, imaginez que votre fils de 8 ans s'est paré de son masque de singe pour Halloween ! Alors, là, vous allez pouvoir vous marrer. Réalisé en 1953 par Ewald André Dupont (oui, oui c'est bien son nom !!! ) il aurait très bien pu s'appeler Docteur Groves and Mr Monkey, mais L'homme de Neandertal fait, il est vrai, nettement plus exotique. Et si l'histoire de ce savant étudiant les origines de l'homme et devenant, à son tour, l'homme des origines, n'était rien d'autre que l'ancêtre d'Au delà du réel de Ken Russel ? Terminons en beauté avec Les mangeurs de cerveau (Brain Eaters, 1958) de Bruno VeSota qui ne vous entamera pas trop les neurones, mais donne un conseil très important à chacun de nous : je ne le dirais jamais assez, méfiez-vous des cônes extraterrestres perdus dans la forêt, surtout s’il y a un chien mort devant, parce qu'il peuvent cacher de drôles de matières, nous vampiriser et nous rendre fous. Promis, la prochaine fois que j'en vois un, je n'y toucherai pas.
La qualité varie selon les copies. Certains masters sont plus que moyens (Les mangeurs de cerveau), mais la plupart, pour des oeuvres de cette époque, et compte tenu du maigre budget alloué à leur restauration, est tout à fait honorable. Pour le prix, pour les films, pour les vostf, pour le rire, on en redemande. Je vous laisse, ma martienne m’attend et ma soucoupe radioactive va partir.