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Matt Reeves - "Cloverfield"
Sorties salles
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Quel choc !! Vous pouvez dire que je suis maso, parce que là vraiment, c'est un film qui m'a tenu en tension, en sueur, en malaise du début à la fin, et ça fait réellement plaisir. Ca n'a rien à voir, mais pour moi ça remontait à Festen et à Ring, des films qui vous font vous tenir le bide tout le long. La trame est relativement simple : un monstre attaque la ville de New-York. Si le film devait simplement surfer sur la vague d'un courant de films "post 9/11", on attribuerait d'une façon simple et linéaire au monstre la métaphore de l'attaque surgie de nulle part qui met en demeure le bonheur initial des protagonistes, le Mal venant défaire ce que le Bien construit. Des films "post 9/11", on en a vu, et pas que des bons - justement incapables de se défaire du déterminisme imposé par un tel évènement, de vouloir trancher à tout prix, parler, parler, expliquer pour réaliser, pour coucher et observer au calme le vecteur du traumatisme. Ce sont toujours des intentions louables, mais réductrices des enjeux et de la complexité de quelque chose qui pénètre dans l'inexplicable, dans l'irréel justement à l'instant où il surgit dans le réel. Cet aspect paradoxal, je pense que Cloverfield s'en fait très bien l'écho, car il parvient à conserver intacte la tension surgie dès les premiers rugissement de la bête et tremblement des murs. ![]() Le film, je ne vous l'ai pas dit, est en fait celui d'une cassette de caméscope personnel retrouvée dans Central Park. Ceci, un carton nous l'indique dès le début : document secret de l'armée. Surfer sur la vague "image numérique avec tremblé et granulité ?" : peut-être... Toujours est-il que le film en tire des partis éminemment intéressants et intelligents pour se placer à hauteur des gens, ceux-là même qui vivent dans les rues bientôt déchiquetées de la ville. Pas de longue intrigue politique dissimulant sa vacuité par sa complexité, pas d'élites mesurant avec force outils scientifiques la gravité de la situation. C'est un cri qui est poussé ici, et la première séquence dans la rue en est le point de jonction idéal entre le film et l'effondrement du World Trade Center, quand vient s'écraser à quelques pas des héros la tête de la Statue de la Liberté, quand au loin l'Empire State Building descend lentement sur lui-même, quand un nuage de fumée se précipite vers nous par larges volutes tels les chevaux de l'Apocalypse. La logique des films "post 9/11" est d'initier une catharsis en associant le trauma à un dénouement heureux (les deux pompiers retrouvés saints et saufs de World Trade Center), mais cela me semble avoir l'efficacité d'un discours de naïveté manichéenne face à un phobique. Cloverfield travaille un matériau qui veut s'écarter de toute rationalisation, pour provoquer l'épreuve de la catastrophe chez le spectateur, faire surgir en lui un chaos qui serait d'une nature similaire au souvenir traumatique. Cette légitimité à bouleverser de l'intérieur s'exprime à mon sens au travers de trois aspects : - ne pas informer quant à la nature ou la provenance du monstre : il conserve d'autant sa nature symbolique potentielle. - l'absence des personnages archétypiques du film catastrophe. - le parti-pris esthétique de la caméra "amateur" : le cadre est soumis à l'aléatoire. ![]() Le spectateur, plus que de vivre la quête des personnages (retrouver l'aimée de l'un des protagonistes) au sein d'un chaos brillamment mis en scène, se trouve lui-même au sein d'un chaos complet qui ne lui offre aucun repère, soumis à un univers brusquement bousculé d'incertitudes, instable, élagué du déterminisme rassurant du film de fiction auquel il est habitué. Cloverfield ne situe pas la valeur du monstre dans sa faculté à provoquer le combat et accéder à la victoire, mais dans sa qualité de catalyseur des relations humaines (en cela, le film serait assez proche de The Host), faisant émerger ce qui est latent, évacuant toute superficialité pour atteindre une sorte de noyau dur et essentiel. L'une des marques de ce mécanisme sont ces courtes séquences référant à l'histoire d'amour du film qui, ayant été préalablement enregistrées sur la cassette, surgissent entre les images de la catastrophe qui ne suffisent pas à les écraser - tout un symbole. Ce n'est pas tant une affaire de victoire, ni de jugement, ni de logique, qu'une histoire où l'humanité est prise dans une dynamique si forte qu'elle s'exprime avec violence, chaos, désordre, démesure, irrationalité. Là Cloverfield est brillant, car il met en demeure tous les films "post 9/11" qui proposent des réponses politiques insatisfaisantes, niant toute dimension humaine, naviguant dans quelque univers abstrait déconnecté de la population, oui, ces hommes et femmes qui crient de tous leurs poumons. Cette caméra amateur c'est aussi et surtout cette parole, la nécessité de filmer, de raconter, de témoigner. D'affirmer son identité. Ce n'est même plus vivre, mais Exister. Retrouvez d'autres articles sur Matt Reeves : "Let me In", le remake de "Morse", dévoile une bande annonce qui sent bon le copier-coller... Une nouvelle adaptation cinématographique de "Twilight Zone" confiée à Matt Reeves
Commentaires
De : New York bornu blues Peut-être que je me trompe mais j'ai surtout l'impression ici d'un très habile recyclage qu'un véritable film-trauma comme pouvait l'être le premier godzilla. Toute la première partie du film ici remet en scène des images que nous avons tous vu, je trouve cela un peu "facile" ou tout du moins grossièrement fait, un peu trop roublard quoi. POur le reste c'est un film assez épatant et vraiment à voir. Il est intéressant de voir rec et cloverfield qui dans un parti-pris similaire offrent une sorte de nouvelle manière de filmer/mettre en scène les films dits d'horreur ou de catastrophe. Rec est autrement plus implacable dans la sueur froide et le frisson, ici les ressorts sont un peu trop gros (l'immeuble en biais, les survivants du crash (scène en effet par ailleurs superbe), le départ de l'hélico crashé justement et le coup du "tiens j'ai oublié la caméra ah tiens bonjour") pour ne pas voir là qu'un divertissement de haut vol. Un bon moment tout de même De : geew Il est à mon sens bien plus prenant que le premier Godzilla, et son statut de film-trauma me semble accordé par la pertinence de son dispositif d'image-protagoniste. Le traumatisme serait d'ailleurs son sujet principal, la thématique qu'il travaille le plus, et je l'ai trouvé scotchant - pour des raisons qui me semblent difficiles à cerner clairement. Tu as raison pour l'analogie avec REC.. mais j'aurai tendance à penser l'inverse : Rec avec plus de grosses ficelles (film très efficace cela dit) dans l'évolution du film, Cloverfield avec un sens de la démesure voire de l'absurde que je trouve culotté et parfaitement maitrisé pour amplifier le choc du film : un film plein d'énormités mais tenu de bout en bout par une même tension, là réside une fabuleuse subtilité. Plus qu'un excellent divertissement à mon sens, l'optimum étant de le voir en salles tout de même. De : Megagodzilla contre Bornutron Le premier Godzilla offre à mes yeux une scène réellement bouleversante, celle d'après le premier passage/destruction du lézard et des plans mis bout à bout de population pansant leurs blessures, pleurant comme en silence, à la lumière (oui je sais elle est facile) d'Hiroshima/Nagasaki ces images prennent une forme vraiment touchante. Dans Cloverfield pas de scènes de ce type à mes yeux et cela fait une petite différence même si en effet (et fort heureusement) le film de JJ (oui on est très intimes) est plus prenant, prenant mais sans affect. Pour REC je sépare en fait le film en deux parties, le fil narratif et échevelé des péripéties de l'immeuble puis le dernier étage et la dernière porte qui s'ouvre, faisant basculer le monde dans une autre dimension. Sans ces dix dernières minutes (les plus étouffantes et jouissives que j'ai pu voir depuis longtemps)je serais d'accord avec toi pour le côté "grosses ficelles" et trame classique/mise en forme relativement nouvelle. Mais avec cette fin REC prend une toute autre dimension à mes yeux De : mr_kenyatta L'analogie entre Gozilla et le bombardement atomique du Japon n'est pas "facile", elle est totalement inévitable, puisque le film (en tout cas sa version originale japonaise, le montage américain ayant soigneusement gommé cet aspect, rajoutant au passage un personnage de journaliste interprété par Raymond "l'homme de fer" Burr !) y fait très ouvertement référence ! Le monstre est la résultante des radiations atomiques et le message de Honda est, de fait, très "politique". Cet aspect-là aura ensuite tendance à être singulièrement dilué dans les autres films de la série, certains allant même jusqu'à cibler clairement les enfants... De : The shrinkin' Bornu Oui tout à fait, je parlais exclusivement du premier film de la série, pas de celui où bébé Godzilla apprend à cracher du feu auprès de sa maman zilla :) De : weeg Cloverfield est très frénétique, il ne pourrait pas développer des scènes similaires de pansement de blessures. Cette dimension touchante se retrouve déplacée dans l'irruption des images "pré-monstre" comme symptôme d'une humanité et d'une beauté préservée, et portée à bout de bras par cette quête absurde (dans le contexte, pas dans la posture). Une sorte de déplacement de montagnes transposé à la ville. Tout à fait d'accord pour les dix dernières minutes de REC, parfait paroxysme de terreur (le maçon est passé aujourd'hui, je n'ai officiellement plus de grenier ;)) De : mr_kenyatta Vu tardivement mais film en effet assez épatant, un mix quasi parfait de "Blair Witch", "Godzilla", "Alien" et "The Thing" ! De : Alexis Waouh tout ça. Blair Witch en effet pour le coté gimmick de l'idée de mise en scène qui tourne en rond au bout de quelques scénes et pour le marketing, Godzilla pour le coté traumatisme d'une attaque et pour le monstre, là on est plus proche du Godzilla en images de synthéses du film américain, mouais bof. Par contre je t'avoue que pour Alien et The Thing je vois pas tellement. Un film intéressant certes mais peut-être un peu trop long ... d'environ 70 min. De : NOODLES vu récemment pareil même : effet garanti, mise en scène et trouvailles bien vues (l'ancienne bande romantique qui surgit parfois au milieu du chaos ), frénésie sueur sang adrénaline pipi dans sa culotte mais thématiquement ça brasse moins de choses que the Host, par exemple... A noter (et je suis sûr que kennyatta va pas me contredire) que la fille qui joue beth (la bien aimée) est l'heroine de "the unborn" film bien énervé dont on peut voir la ba sur le site de mad movies , ça sort en mars! De : mr_kenyatta En parlant de "The Thing", je pensais plutôt à la version originale (la meilleure, of course... et là, les carpentériens vont se déchaîner, hihihi), voire aux films Tourneur/Lewton, dans le côté hors-champ. Malheureusement, ça ne tient qu'un temps et on voit trop le(s) monstre(s) par la suite, même si jamais trop longtemps... "Alien" utilisait d'ailleurs aussi largement le même principe (je parle du premier, bien sûr, et là les camero-finchero-jeunettistes etc.). Certaines scènes de "Cloverfield" (je pense plus particulièrement à la scène du tunnel du métro) me semblent assez directement inspirées d'autres du film de Ridley Scott, oui... Pas (encore !) vu "The Host", je ne peux donc pas me prononcer. Mais c'est clair qu'il n'y a pas de "discours" dans "Cloverfield", juste le pur plaisir du cinéma et ça me suffat comme ci :-) De : Streetcar named Bornu C'est surtout bcp d'esbroufe et d'efficacité maximale, des recettes appliquées avec en effet talent et justesse. Cela en fait un excellent divertissement (ce que n'était déjà pas Blair Witch, pénible très rapidement) mais rien de plus, alors que les films évoqués ici (je pense en particulier au the thing séminal ou encore même au premier Godzilla) était bien plus profond. Deux exemples flagrants et démasquant : la tete de la statue de la Liberté (of course, quelle symbole, le monstre a du éternuer à manhattan et faire tomber ainsi la statue) et surtout les personnages couverts de cendres au début de l'attaque qui rappellent évidemment le 11 septembre... mais juste pour "faire joli", en aucun cas pour illustrer un discours, quelqu'il soit. Encore une fois c'est plutot un très bon film, mais bien lisse tout de même. De : Alexis Oui sympa la première version de The Thing (même si un peu trop pro militariste à mon goût j'avoue). Mais comme tu dis beaucoup de film de cette époque là et même un peu avant avaient ce postulat de ne pas trop montrer le monstre. Pour Alien c'est sur que visuellement il a influencé beaucoup de film donc pourquoi pas Cloverfield. Je viens de relire un peu les différents posts voulant comprendre pourquoi alors que je me suis ennuyé à ce film vous êtes beaucoup à l'avoir apprécié. Julien pourquoi il fallait mieux voir le film en salle ? A priori c'est avant tout un "Home movies" donc conçu pour une projection télé. En quoi ça prend une autre dimension sur le grand écran ? De : Alexis Ce n'est même pas un problème de discours pour moi, j'adore de nombreux film uniquement divertissant, comme on dit, mais là j'avoue que rapidement c'est plus une envie de vomir que j'ai eu à cause des nombreux mouvements de caméra. De : gee wee Je ne l'ai pas encore vu chez moi (et probablement jamais sur mon 15 pouces), mais je conjecture que l'ampleur de l'image n'est carrément pas la même sur petit/moyen écran qu'en salle avec son à fond et image géante.. C'est un film qui demande, en tout cas c'est comme cela que je l'ai ressenti, de s'immerger dans l'image, d'être écrasé par elle plutôt que de la voir à notre échelle (avec bibelots, mur et parquet dans le champ de vision). Donc oui, débauche de moyens, mais justement, ça y va à fond et l'expérience est à mon sens entière en salle. De : Alexis Et pourtant visiblement beaucoup ont l'air de dire que le film tient aussi par son choix d'être filmé au camescope numérique. Un format qui est pourtant fait pour être lu, à la base, sur un petit écran. En quoi cela est plus important que si il avait été filmé en 16 mm, sauf de faire une accroche un peu facile sur notre monde moderne. De : et 1 et 2 et 3 bornu Sans ce côté caméra embarqué dans le cabas de ville D&G d'un jeune yuppie new-Yorkais à lunettes ce film là vaudrait pas enfin bien moins. On regarderait alors d'un autre oeil le fort mésestimé "Jour d'après" qui,lui, allie fond et forme de manière assez magistrale De : mr_kenyatta "Le Jour d'après", mouarf... Un début de thèse scientifique intéressante (et de plus en plus crédible au fil des hivers rigoureux) mais une forme tellement balourde (Wolfgang Petersen, en même temps, hein...) qu'elle la ridiculise en moins de deux heures. Un nanar givré, mais un nanar quand même ;-) De : Petit papa bornu Absolument pas, un scénario qui regorge de petits clins d'oeil réjouissant (les américains qui sont recueillis par leurs voisins mexicains en traversant le Rio Grande par exemple) et un sujet/intrigue/trame plutot épatant. Après que cela ne soit pas les 10 commandements ou Ben Hur on est d'accord, mais que cela ne soit pas Cloverfield aussi De : NOODLES Ne rangez pas Petersen dans le même sac que l'autre andouille d'Emmerich, svp , merci.... dis...t'as vu RAMPAGE ? De : Never, neverbornu Rampage c'est pour moi uniquement le nom du premier chanteur d'Anihilator. Mais je crains que l'on ne parle pas de la même chose n'est-ce-pas :) De : Infernalia Je préfère très largement Cloverfield au jour d’après qui est un sympathique divertissement essayant de glisser par ci par là des trouées politiques, enfin, politiques n’exagérons rien, des clins d’œil utopiques pour un européen bossant aux USA ! Moi je trouve que Cloverfield tient principalement par son format, justement, ce côté témoignage vécu. Pour le côté 11 septembre, j’y vois plus une tentative de restitution de sensation qu’un veritable message… (c’est ce qui fait la différence avec la force politique de Host) c’est vraiment la peur qu’il cherche à retranscrire et il y parvient. Moi j’ai ressenti cette peur de la destruction en tout cas d’une manière tout à fait autre que du cinéma d’horreur. C’est du cinéma de pure sensation ! Deux couacs quand même au niveau de la crédibilité, sur la fin quand la caméra tombe, mais continue à cadrer et puis le générique de fin musical qui déteint avec le reste. De : mr_kenyatta Ah oui, Emmerich, pardon, encore pire ! De : Alexis Oui mais c'est la même sensation pendant environ 70 minutes un fois qu'on a compris ... Si je comprends bien les différentes réponses c'est un film qui n'apporte donc rien de nouveau (rien de mal à ça bien évidemment) c'est juste un bon film de suspense pour vous ? De : Infernalia Non, pas pour moi, c'est ça qui me plait, c'est que je ne m'y suis pas "diverti" et la sensation me semblait plutôt nouvelle justement (même si finalement le principe est le même que Cannibal Holocaust ;-p). Et c'est ce côté répétitif justement qui m'a plu, parce qu'il apporte une dimension "réelle" dans le fantastique qui reste crédible. A la limite, c'est son côté "objet" qui me paraît intéressant. De : alexis OK on vient de m'expliquer... c'est donc en effet le coté réaliste... je comprends pourquoi je n'ai pas tellement accroché. De : Ishmael J'ai absolument détesté ce film, j'ai trouvé que le scénario et la dramaturgie étaient hyper académique en soit, basique entre temps d'attaques/action et temps de récupération (la scène dans le métro est presque comique à ce niveau)... idem pour la façon dont les débuts de bande revenants comme des sautes remplacent les flash back. Tout est archi pensé et le reste ne tient plus que du gadget comique... N'empêche que j'adorerais une caméra avec de telles batteries! Les personnages à l'écriture très série télé US m'ont aussi horripilés et la scène d'ouverture a été un beau calvaire. J'ai aussi l'impression d'un cinéma pour PSP et Iphone, une dégradation pour tout format sous prétexte de conceptualisation. Cela me ferait presque réevaluer "Redacted" et "Diary of the dead". De : mr_kenyatta Pour répondre à Alexis (ça devient dur à suivre, là ;-) Oui, pour moi, "Cloverfield" est du divertissement, reprenant effectivement assez largement les codes des séries tv (J.J. Abrams oblige ?). Contrairement à Ishmael, ça n'est pas une tare pour moi, bien au contraire. Rien de vraiment nouveau, oui. Mais les films qui apportent réellement quelque chose de nouveau, on les compte sur la main gauche de Django Reinhardt ! De : BabebiBornu C'est vrai que la scène du métro est tout simplement grotesque, les dialogues passe-partout n'y sont pas pour rien. Sinon cela me donne envie de citer notre maître à tous et à toutes, Jean Aimé Cocteau et son "Ce que l'on te reproche cultive-le car c'est toi". Voilà de quoi faire rebondir le débat sur la question de la forme dans Cloverfield et son primat dans le changement De : Ishmael C'est un divertissement mais qui affiche quand même un certain cynisme dans les rebondissements m'as-tu vu (la chute de l'hélico) et le final nihiliste... On est dans les terres des séries tv actuelles, qui se propageaient même dans même l'écriture d'un blockbuster comme "dark knight" cette année. Les séries télé us contaminent un peut tout en ce moment par leurs succès, sans se demander si, passées leurs audaces et effets de surprises rafraichissantes il y a encore 5-6 ans, elles n'ont pas instaurées de nouvelles mécaniques et systématismes. Je pense perso que le film tente des choses sur la peur, mais il est trop tapageur et ridiculement manipulateur avec son genre de base pour que ça paraisse honnête ou juste. De : mr_kenyatta Euuuh, rassurez-moi, quand même, on a le droit d'avoir un avis divergent sans être obligé de le justifier par de savantes analyses ou bien ?!? ;-) De : Alain Deco raconte... Bornu La pirouette dite du "dos au mur" là :) La conversation ne s'arrêtera qu'à la toute fin des heures ouvrables, va falloir sortir les réparties de concours et le vocabulaire d'académicien là ! Alors, quid du cynisme de Cloverfield (assez flagrant tout de même) ? Du pipi de chat ou au contraire le septième sceau de l'infâmie ? De : Infernalia Moi je ne crois pas au cynisme du film (nettement moins que De Palma qui joue les donneurs de leçon). Je crois au contraire qu’il est tout simple et qu’il vise à faire le pont entre la peur fictive (l’imaginaire pour enfants, les monstres…, le film d’horreur) et la peur réelle (la peur de mourir, la peur du cataclysme , la peur du terrorisme), avec tout ce que ça comporte comme intérêt et comme invraisemblances … Quant à savoir si la forme télé réalité apporte grand chose de neuf… ma réponse personnelle est non, et je crois clairement que ça a tourné court … De : NOODLES je sais pas mais.... j'ai l'impression que matt reeves n'a pas vu RAMPAGE De : Lu Si vous avez le DVD sous le coude, jetez un oeil à la dernière séquence, les plans du blondinet et de sa copine à Coney Island, lorsqu'ils se filment ds la Grande Roue : tout au loin, très furtivement on voit une météorite qui se crash dans l'océan ... Un indice sur l'éventuelle provenance du monstre ? Insérer un commentaire : |
