bandeau

 





 Rob Epstein & Jeffrey Friedmann - "Howl"

 Abel Ferrara - "Go go tales"

 "El Chino" - Sebastián Borensztein

 Larry Fessenden - "The last winter".

 Gok Kim et Sun Kim- White : the melody of the curse

 Entretien avec Ricardo Darín pour la sortie de "El Chino" de Sebastián Borensztein le 08/02/2012

 Mort du comédien Ben Gazzara

 Bob Rafelson - "Five Easy Pieces"

 Vintage Classics, première salve 2012 : du mystère, de la passion, de l'aventure !

 Tony Kaye - "Detachment"

 Naomi Kawase - "Hanezu"

 Sherlock Holmes, Jeu d'ombres - Guy Ritchie

 Pour une poignée de nanars avec Bach films : science-Fiction des années 50

 Entretien avec Mathieu Demy autour de la sortie d'Americano

 « Est-ce ainsi… Révolutions » pour les 12èmes journées cinématographiques dionysiennes

 Video kills the radio star: "Talk Radio" d'Oliver Stone.

 Leïla Kilani - "Sur la planche"

 Jean-Pierre Denis - "Ici-Bas"

 Millenium - David Fincher

 David Cronenberg - "Faux-semblants" (Blu-Ray)

Tous les articles Cinema

Cinema

Marc Webb – "(500) jours ensemble"

Sorties salles
Posté par Cyril Cossardeaux le 2009-10-25



Image principale
Ouvrir
 
Avertissement : la critique qui suit ne va probablement pas être rigoureusement objective. Et ce pour deux raisons : pour aimer ce film, il faut très certainement être à la fois complètement sous le charme de Zooey Deschanel et avoir été la victime (oh, consentante, hein…) de siècles de littérature, musique, peinture, cinéma romantiques, de ceux qui vous conduisent à tomber amoureux d’une idée (l’Amour, avec un grand A, s’il vous plait) avant de tomber amoureux d’une personne. Et il se trouve que je me classe dans les deux catégories.

Zooey Deschanel a le charme irrésistible de ces femmes incontestablement jolies mais d’une beauté aucunement surnaturelle, pas plus apprêtée que ça, à mille lieux d’une quelconque représentation de la perfection. Que Nicole dorme tranquille : ses juteux contrats Schweppes ou Chanel ne sont pas menacés (et Zooey devrait-elle la remplacer que le charme en serait immédiatement rompu). Nonobstant des yeux renversants, Zooey, c’est d’abord autant une voix qu’un visage. Une voix un peu éraillée, incroyablement sexy, dont elle nous a déjà démontré sur disque tout le parti qu’elle savait en tirer (le Vol. 1 du duo She & Him qu’elle forme avec M. Ward, petite merveille de 2008).
On ne sait pas si ce rôle de Summer Finn (hommage aux frangins de Crowded House ?) fut spécifiquement écrit pour elle, mais il lui va comme un gant et elle est 100% crédible dans le rôle de la fille à la fois suffisamment jolie pour charmer son entourage sans aucun effort, sans l’être trop pour ne pas paraître inaccessible à un type pas franchement expert en séduction. Crédible, enfin, dans le rôle de la fille à qui vous seriez prêt à consacrer votre vie dans la minute mais qui n’est disposée à ne vous accorder que ce que son absence de romantisme permet. C’est-à-dire infiniment moins que vous et même moins que les 500 jours que le titre français laisse supposer, très mauvaise adaptation du titre original.

Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt
Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt

(500) Days of Summer, car, dès le premier jour où leurs regards se croisent, Tom Hansen est rempli de son obsession pour Summer, qui ne se démentira pas quand ils seront effectivement "ensemble" (enfin, lui étant un peu plus "ensemble" qu’elle…), mais prendra des proportions névrotiques quand ils ne le seront plus pour de bon.
Car Tom est donc ce genre de jeune homme s’autopersuadant en une fraction de seconde que cette femme qu’il ne connaît pas sera celle de sa vie, "the one". Ce genre de jeune homme s’investissant émotionnellement infiniment plus que l'objet de son désir dans leur relation amoureuse (au risque d’une rupture devenue inévitable). Ce genre de garçon incapable de passer à autre chose une fois la rupture consommée (et sombrant dans le syndrome dit "mancunien" du "Heaven knows I’m miserable now"), jusqu’à la rencontre avec la suivante, qui effacera (presque) tout. Ce genre de garçon fan des Smiths et d’une certaine tradition de la pop anglaise (on pourrait tout aussi bien convoquer le souvenir de Jackie Quartz et son "pour toutes les victimes du romantisme, comme moi" mais on vous connaît, vous en ricaneriez…).
En un mot, ce genre de garçon "sensible", probablement assez typique du début de ce siècle et de la fin du précédent, ayant cultivé une idée de l’Amour d’un romantisme au fond très "wertherien" (et le film fait d’ailleurs un joli clin d’œil à Goethe), que l’on a davantage l’habitude de rencontrer chez des héroïnes.

Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt
Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt

Sur ce sujet, qui constitue quand même l’essentiel de son propos, (500) Days of Summer est d’une justesse de tous les instants, sachant à la fois émouvoir et faire rire, le film ayant l’élégance de dédramatiser tout ça sans jamais tourner ces sentiments en dérision pour autant.
Au-delà de Zooey Deschanel, l’interprétation de Joseph Gordon-Levitt dans le rôle de Tom et de la belle révélation Geoffrey Arend dans celui de son collègue et confident McKenzie sert parfaitement ce traitement subtil.
A contrario, le film souffre un peu de la limite de son sujet, qui en fait plutôt un "petit film" sans grande prétention (mais qui nous repose tellement de grands prétentieux…), mais également d’une facture très "Sundance". L’originalité scénaristique est érigée en dogme, sans que l’on soit absolument convaincu de sa pertinence ; la chronologie n’est pas strictement respectée mais, au final, le récit retombe sur les pattes des trois classiques étapes, un début, un milieu et une fin.
Mention spéciale tête à claques aussi pour la petite sœur du héros (le personnage, pas son interprète, Chloe Moretz, une de ses enfants de la balle pleine de métier dont Hollywood regorge), tellement plus jeune mais tellement plus mature que son frère. Marc Webb ne l’a pas affublée d’un tee-shirt Little Miss Sunshine mais on sent que ça a dû le démanger.

De Marc Webb, justement, on ne savait rien, puisqu’il s’agit de son premier long-métrage. De ses deux scénaristes, Scott Neustadter et Michael H. Weber, on était en droit de ne rien attendre du tout, leur précédente référence étant l’écriture du script de La Panthère rose 2.
Pas sûr qu’il faille donc durablement miser sur ces trois nouveaux venus, mais on les remercie déjà pour le charme fou d’un film ayant su faire resurgir des souvenirs doux-amers plus ou moins enfouis…






Share/Save/Bookmark 


Commentaires
De : mr_kenyatta

Prochain projet cinématographique tout à fait appétissant pour la délicieuse Zooey, avec le nouveau film de David Gordon Green ("L'Autre rive", "Délire express"), 'Your Highness", une "comédie de chevalerie" co-écrite par Danny McBride (un habitué des productions Apatow), qu'il produit et interprète lui-même, accompagné, outre Zooey donc, par Natalie Portman, James Franco et Justin Theroux.
Il faudra au minimum attendre octobre 2010, date annoncée de la sortie américaine...

De : Lu

500 days of Summer, film le plus surfait de 2009 ?

Je ne sais pas qui sont les fautifs, réalisateur, scénaristes, producteurs, mais quelqu'un, quelques uns, ont cru qu'en suivant à-la-lettre les "trucs" qui ont fait le succès et qui symbolisent les films indés coolos de ces dernières années, le film serait forcément bon. C'est-à-dire :
-prenez un couple d'acteurs beaux mais pas trop (Zooey & Jonathan, comme Zack Braff et Natalie -ok elle est canon- Portman de Garden State)
-la fille doit être névrosée tendance monomaniaque niveau vestimentaire (là le personnage de Margot Tenembaum qui s'habille de la même manière depuis ses plus jeunes années, ici Summer qui ne jure que par les fringues bleues. comme ses yeux. soit)
-mettez le mot "sunshine" (comme dans Little Miss Sunshine ou Sunshine Cleaning) ou au pire ici, "Summer" dans la version originale, dans le titre
-faites en sorte que l'affiche soit jaune (Little Miss Sunshine, Sunshine Cleaning, ou 500 jours ensemble voire orange pour Juno)
-les personnages devront être de gentils losers, qui n'ont pas su prendre le bon chemin à un moment de leur vie, heureusement une bretelle d'autoroute leur permettra de regagner la voie la plus rapide direction le bonheur. Dans Garden State Zack Braff sous médocs est un comédien raté, ici Tom qui a fait des études d'architecture bosse dans une boîte qui produit des cartes de voeux.
-choisissez une bande-son qui a la classe, pop anglaise dans la plupart des cas et horreur ici, ils ont poussé le vice jusqu'à nous coller une chanson de Carla Bruni-Sarkoky sur l'amûûûûr.
-insérez des typos (au hasard, les Tenembaum, découpé en chapitres) des split screens, et des petites animations là ou là (générique de Juno)
Et j'en passe.
Malheureusement trop c'est trop, et le didactisme du film n'a d'égal que la vacuité de son scénario. De bonnes idées pourtant : pour une fois c'est le garçon qui sera fleur bleue et qui se demandera au bout de combien d'heures après le premier rendez-vous il doit appeler la fille, et pas la fille donc. Enfin, ça fait une bonne idée. Pour ce qui est de leur histoire qui tourne court, les scènes les plus sympas, rigolotes, cute et consort sont hélas déjà toutes dans la bande-annonce, d'où l'impression lorsque le film se déroule, de ne voir que de longs passages qui meublent avec du rien, entre les dites scènes. Et puis tout ça est cousu de fil blanc, lui croit (trop) à l'amour, elle pas assez, et leur non-histoire va les faire changer. Surprise, c'est avec un autre qu'elle se marie quelques mois plus tard, "et oui Tom en fait trouver l'amour c'est chouette c'est toi qui avait raison !". bref, un ramassis de clichés.
Le point positif du film, si si j'en ai trouvé un, c'est la façon unique qu'a eu le réalisateur Marc Webb de mettre en scène et filmer Los Angeles, c'est simple on se croirait à New York. Et c'est finalement la ville, qui tient une place importante dans le film, qui est la plus jolie chose du film. Hélas lorsqu'on en vient à attacher plus d'importance aux paysages qu'à l'action (systématiquement), à essayer de reconnaître un bout de rue plutôt qu'à s'épancher sur les problèmes des personnages, l'heure est grave. et le film, pas à notre goût du tout.

Et pourtant, et pourtant Cyril, je suis amoureuse de Zooey vois-tu. Elle méritait mieux.

De : mr_kenyatta

Lu, écris donc ton panégyrique à la gloire (méritée) de "Cloudy with a Chance of Meatballs" (ou sinon, je le fais), au lieu de me casser la baraque avec Zooey, rhôôô...

Sérieusement, brillant (contre)argumentaire, non dénué de pertinence sur certains points (hey, j'avais bien prévenu que je ne serai pas objectif, hein). Et ce que tu dis sur la façon de filmer L.A. est tout à fait juste, j'ai moi-même longtemps cru qu'on était à New York, avant de voir le premier palmier ;-)

Sur l'affiche jaune, blame it on the french distributor, car l'affiche originale est sur fond jaune...
La BO a aussi le mérite d'avoir donner à certains l'envie de découvrir Regina Spektor et les Smiths (voui, découvrir les Smiths en 2009, je sais, ça paraît dingue), j'ai des noms !
Pour Carla B-S, oui, moi aussi, j'ai fait "gloups" mais admettons l'hypothèse qu'au moment du tournage, notre chanteuse à voix franco-italienne préférée n'était pas encore la Régente du petit Prince Jean...

On monte le fan-club Zooey, maintenant ?

De : mr_kenyatta

L'affiche originale est sur fond... BLANC, bien sûr ! Pfff, j'avais qu'à me relire :-(

De : Lu

Tiens Cyril, tu as vu l'affiche et la bande-annonce du nveau film de Sam Mendès ? L'affiche est jaune-orangé, un couple sympatique rotoscopé. tout ça tout ça. il y a le sosie de Philip Seymour Hoffman ds ce film je crois (c'est un plus sur "500 jours ensble" ça ;-)

De : Infernalia

Et si Cyril était le plus fleur bleue de nous tous ? On le tient le scoop ! En tout cas, c'est le premier que je rencontre qui aime vraiment le film ! Et sa critique me donne presque envie... enfin presque...

De : mr_kenyatta

Sont-ils facétieux, les gens de chez Sony/Columbia Pictures, quand même... Sam Raimi ayant finalement décidé qu'une trilogie Spider-man, ça suffira comme ça, ils ont confié la prochaine à Marc Webb. Spider... Webb... voyez un peu comme on flatte les vils penchants calembouresques de la critique...
Première tache pour Webb, et non des moindres : trouver un remplaçant à Tobey Maguire, qui arrête également. Celui-ci faisait un tel Peter Parker qu'on souhaite bien du plaisir à son remplaçant...

De : Ishmael

Il semblerait que SONY envisage pour ce film une sorte de "reboot", avec un aspect plus "soap" adolescent (pour ceux qui trouvaient que c'était déjà le cas, il vaudra mieux qu'ils évitent :p).

De : mr_kenyatta

Ah ben c'est plutôt une bonne nouvelle, ça ! Les tourments (post)ados de Peter Parker, c'est encore ce qu'il y a de plus intéressant dans la série, non ? Les scènes d'action sont souvent excellentes et les méchants très réussis (je suis de toute façon hyper fan des deux premiers "Spider-man" et le 3ème n'est pas si mauvais que ça, même si incontestablement plus faible) mais c'est justement ce côté "soap" très abouti qui fait toute la différence avec les autres "super hero movies".
De toute façon, malgré son talent, Tobey Maguire devenait vraiment trop vieux pour le rôle...

De : Ishmael

On va dire que chez Raimi c'est en bon équilibre avec l'épique et le fantastique , les "Spider-man" ne tombent pas non plus dans le soap à la "Smallville", donc accentuer cet aspect je ne sais pas si ce sera pertinent (mais il semblerait que les executives de studio fassentt une fixette actuellement sur le public de Twilight). Je pense ceci dis que Sam Raimi a un peu tout dit en trois films, même s'il y avait encore des méchants sympas qui auraient pu le stimuler et qu'il était à l'aise avec cette franchise.

Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot peinture dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages





FERMER