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Les sorties cinéma de ce 27 janvier. |
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Cette semaine, c'est le retour du coréen Bong Joon-ho qui a reccueillis nos suffrages avec un film passionnant, Mother, qui l'impose définitivement en tant qu'auteur en s'inscrivant dans la parfaite continuité des déjà excellent The Host et Memories of Murder. Explorateur d'une Corée du sud en éternelle recherche identitaire, Bong nous propose à nouveau un labyrinthe réjouissant dont il a le secret. La seconde nouveauté asiatique de la semaine, The Rebirth du japonais Kobayashi Masahiro, se penche aussi sur la filliation avec le destin d'un couple à la suite du meurtre commis par leur fille. Un sujet lourd et une très faible distribution, trois écrans seulement en France ce mercredi. La France qui va se plaire à nous proposer un bel étendard de sa production cette semaine... On commence par le plus improbable (encore que!), l'arrivée de Vincent Lagaf' sur le grand écran avec Le Baltringue, un titre qui renvoit délicieusement (ou pas) aux comédies de séries Z des années 70 et 80. On imagine que l'animateur a carressé ce rêve de cinéma depuis très longtemps puisqu'il a lui même apporté l'idée de ce présentateur de télé-achat se retrouvant propulsé dans une situation bigger than-life... On doute que cette comédie fasse mieux en terme de popularité que les essais de Bigard sur grand écran! Jacques Perrin avec Oceans poursuit une longue série de documentaires de luxe, en passant peut-être à côté de l'inévitable 3D? On verra si le public se ruera à nouveau devant cette promesse de belles images. Pour François Ozon, son Refuge est un projet plus modeste, écrit en trois semaines. Isabelle Carré en flambeuse oisive digne d'un roman de Lolita Pille y attend l'enfant de son compagnon mort... Le cinéaste pourra-t-il rebondir après l'échec de Ricky, ou les bébés lui porteront-ils encore la poisse? Jason Reitman, et ses comédies faussement indés qui viennent surtout gratter la saison des "awards" en tout genre, récidive et malgré l'icône progressiste (et aussi publicitaire) George Clooney, il ne ne nous a pas convaincus avec son compassionnel Up in the Air où il tombe le masque de ses intentions finalement assez conformistes. Du côté des grosses productions, peut-être ira-t-on voir du coup ce retour attendu à la 2D des studios Disney ? Avec des personnages principaux noirs, La Princesse et la Grenouille suscite la curiosité, même si les parodies de contes de fées commencent à atteindre un bon niveau de saturation, et que la présence des vieux routiers Musker et Clements à la réalisation n'est pas non plus vraiment un gage d'audace. Parmis les curiosités de ce mercredi, il faut relever Ne Change rien, documentaire de Pedro Costa autour de l'enregistrement du second album de Jeanne Balibar. Sumô, comédie israélienne au pretexte assez classique, a elle acquis une assez bonne réputation en festival ; le regard sur le Moyen-Orient sera moins à chercher dans ce récit décalé que dans Chaque jour est une fête, du libanais Dima El Horr. Côtés reprises, à noter aussi la ressortie du culte Extérieur nuit de Jacques Bral.
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