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Le Festival Paris Cinéma proposera une programmation japonaise exceptionnelle en juillet |
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A Paris, l’été cinéphile sera japonais, qu’on se le dise, et l’on s’en réjouit d’avance. Le Festival Paris Cinéma, de plus en plus pertinent à chaque édition (la 7ème cette année, du 3 au 13 juillet), en sera grandement responsable en s’associant avec la Cinémathèque française, la Maison de la Culture du Japon, le Forum des Images, MK2 et le Centquatre à Paris pour nous proposer une programmation réellement à ne pas rater. ![]() Passage en revue des principaux événements : - l’intégrale des films d’Akira Kurosawa présenté à la Cinémathèque à l’occasion du centenaire de sa naissance (du 16 juin au 1er août, une manifestation sur laquelle nous reviendrons bientôt plus longuement) ; - une sélection (en sa présence) des films du trublion Koji Wakamatsu (que nos lecteurs connaissent bien) au Forum des Images, qui présentera notamment son dernier film Le Soldat Dieu (Ours d’argent de la meilleure interprétation féminine pour Shinobu Terajima au dernier Festival de Berlin). Le 6 juillet, l’excellent éditeur Blaq Out sortira son deuxième coffret Wakamatsu (4 DVD), dont il serait étonnant qu’on ne vous reparle pas également… ; - le MK2 Bibliothèque proposera un aperçu des trois dernières années de la production japonaise, toujours très prolifique (environ 400 films par an) mais assez mal diffusée. Une quarantaine de films inédits (longs et courts métrages, fictions et documentaires…), parmi lesquels on espère retrouver le stupéfiant Love Exposure déjà présenté à Saint-Denis récemment (dans le cadre du festival Voir l’invisible) et dont notre ami Olivier ne s’est toujours pas remis ; - le MK2 Bibliothèque nous fera également faire un détour vers quelques films cultes des années 80, dont l’emblématique Typhoon Club, de Shinji Sômai ; - le MK2 Quai de Seine jouera lui le décalage avec un programme Le Japon vu par…, proposant des films d’autres nationalités sur ce pays fascinant ; - du 10 au 12 juillet, le Centquatre organise trois projections exceptionnelles sur la thématique des histoires de fantômes japonais ; - mais la programmation la plus excitante sera sans doute à la Maison de la Culture du Japon, qui se propose de nous faire découvrir les trois films survivants d’un cinéaste mythique, Sadao Yamanaka. Kyoshi Kurosawa voit en lui le "Jean Vigo japonais" (ils sont morts pratiquement au même âge, 29 ans pour le Français, 28 pour le Japonais, décédé pendant la guerre de Mandchourie, en 1938). A la différence de Vigo, furieusement contemporain, Yamanaka fut l’un des grands artisans du jidaigeki ou film historique japonais. Assez minimaliste et proche d’Ozu, on dit de lui qu’il influença des maîtres aussi considérables qu’Akira Kurosawa, Kenji Mizoguchi ou Seijun Suzuki. La MCJP présentera donc les trois seuls films restants de la dizaine qu’il tourna de 1932 à 1937 : Le Pot d’un million de ryo (1935), Kôchiyama Sôshun (1936) et Pauvres humains et ballons de papier (1937). Pas davantage de précisions sur la programmation pour l’instant sur le site du festival mais ça ne devrait pas tarder…
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