Quand on parle avec Laurent Melki au téléphone, impossible de lui donner un âge. En effet, avec sa voix passionnée et enthousiaste, on perd vite ses repères en tant qu’interviewer. On croit discuter avec un vieil ami qui nous raconte ce qu’il est devenu depuis toutes ces années. Mais, professionnalisme oblige (hum…hum), on se ressaisit pour vite s’apercevoir qu’on a tout de même à faire à l’auteur d’affiches ou jaquettes de films d’horreur comme
Creepshow,
La Baie Sanglante, Videodrome, etc… La liste serait bien trop longue. Mais cet entretien est aussi l’occasion de rappeler que Laurent Melki a œuvré dans la presse "sérieuse" et qu’il travaille également pour des affiches de spectacles comme
Laurent Gerra flingue la Télé ou dernièrement
Le Cirque Bouglione… Une interview forcément passionnée !
Propos recueillis par Lionel Grenier
Vous dites que dès votre plus jeune âge, vous avez dessiné… Gotlib et Franquin comptent parmi vos premiers modèles, alors pourquoi ne pas avoir œuvré dans la bande dessinée ? Est-ce un concours de circonstances ou un choix artistique ?
Au début, l’affiche de film, c’était inespéré pour moi. C’était quelque chose qui me faisait fantasmer. En revanche, la BD me semblait plus abordable. Et puis je ne faisais pas de peinture à l’époque. J’utilisais l’encre de chine à la plume comme Gotlib. Je me perfectionnais en créant des BD qui n’ont jamais abouti. Mais c’était déjà de l’épouvante. Mes scénarii, c’étaient des histoires de Frankenstein ou Dracula, avec tous ces cercueils. Mais bon, il fallait deux à trois mois pour une BD. C’était long et je me disais que je n’y arriverais jamais. Ensuite, je suis allé à l’ESAG après le Bac. Et là, ils m’ont obligé à me servir d’autres techniques comme le fusain pour dessiner des nus, ou le pinceau…
Cette école de graphisme vous a laissé un arrière-goût amer. N’y a-t-il rien eu de positif durant ces quatre années comme la rencontre avec un professeur ou la découverte de votre propre style, par exemple ?
Eh bien, comme je l’ai dit, grâce à cette école, je me suis rendu compte qu’on pouvait faire autre chose. Mais ils m’ont frustré et ont voulu m’apprendre ce qu’était le "bon goût" ou ce qui était soi-disant avant-gardiste. Ça, c’est quelque chose qui ne passait pas ! Alors, je me suis braqué et on était en conflit permanent. J’étais allé à New York et voulais reproduire toute cette grandiloquence ensuite, dans mes dessins. Ça a fini par un conseil de discipline… Je n’ai jamais été politiquement correct !
Pourquoi, selon vous, a-t-il intéressé les distributeurs de films de genre ? Est-ce seulement dû aux affiches de Creepshow et de la Baie Sanglante que vous avez créées durant votre scolarité ?
J’ai réalisé
Creepshow durant la dernière année de ma scolarité, je devais avoir 22 ans. Mais je n’avais pas à l’époque le style que l’on me connaît aujourd’hui ! J’avais des potes qui se lançaient dans la distribution vidéo en créant Scherzo, dont j’avais trouvé le nom et créé le logo. La VHS était un produit de luxe quand elle est apparue ! Le magasin, qui se trouvait à Clichy, était un vrai dépotoir avec des téléviseurs et des magnétoscopes. On se visionnait des vidéos à la demande ! Ils avaient un catalogue avec beaucoup de navets parce qu’ils n’avaient pas les moyens de s’offrir les gros films. Toujours est-il qu’ils connaissaient Jean-Jacques Vuillermin d’Hollywood Vidéo qui cherchait alors un illustrateur. Je suis allé le voir au 66 Champs Elysées, dans la galerie. Il m’est apparu comme quelqu’un de vraiment cool. Je lui ai montré mes dessins qui étaient encore à l’encre de chine et il s’est dit que ça pouvait marcher. Le catalogue d’Hollywood Vidéo était un peu plus intéressant avec notamment David Cronenberg. D’ailleurs,
Sœurs de Sang est une de mes premières jaquettes pour eux. Elle est encore signée Elem car je ne signais pas encore Melki à l’époque. C’est une affiche faite à la gouache et aux crayons de couleurs. Je mettais beaucoup de temps pour les réaliser car je donnais mon maximum… J’ai toujours considéré les affiches de film comme des tableaux qui doivent exister en tant que tels, et sur lesquels on rajoute la typo et le titre. Dans mon esprit, l’affiche aujourd’hui est une œuvre d’art dans le sens littéral du terme… Du moins, c’est comme ça que je les ai conçues. Le patron d’ailleurs m’achetait les originaux. Moi, je n’en revenais pas ! Je me disais : "Génial ! Tu fais des affiches de films !"
Comment définissez-vous votre style ?
(…) Je dirais que c’est du réalisme onirique flamboyant pour les couleurs. Il n’y a rien de pire que d’être gris. Une bonne affiche devrait provoquer un accident de voiture en la regardant (rires).
Vos deux premières affiches étaient le fruit d’un désir de cinéphile. Puis, vous avez dû dessiner "à la demande" pour des films qui n’étaient pas tous des chefs-d’œuvre. Le processus de création est-il le même ou était-ce plus difficile pour vous au début ?

Disons que j’ai eu beaucoup de chance, parce que les gars étaient intelligents. Moi, j’étais à l’aise parce que j’aime les séries B. Et puis l’épouvante (et l’érotisme) marchait très bien avec, notamment, la collection de René Château Vidéo. Ces films étaient invisibles et ne passaient pas à la télévision. Mais il y avait aussi beaucoup de navets…De toute façon, j’essaie de mettre toute ma créativité que ce soit dans un classique ou dans une série Z népalo-thaïlandaise… Dans ce deuxième cas, l’imagination est plus stimulée (rires), mais le résultat doit toujours converger vers une seule direction : amener le désir et faire rêver. Je n’ai jamais eu de problème avec le bon goût, j’affectionne les affiches populaires qui vont droit au cœur des gens, sans avoir besoin d’un guide sur l’art moderne et conceptuel pour les comprendre… Je fuis le Parisianisme et combat le snobisme.
Grâce ou à cause de votre talent, beaucoup se sont fait avoir en achetant ou louant des films qui n’étaient pas à la hauteur de la jaquette. Est-ce que ça a fini par vous faire préjudice ?
Je n’avais pas honte. J’étais du côté du distributeur qui exaltait en voyant mon projet avec plein d’explosions, d’armes ou d’hélicoptères mais je ne me fichais pas du client parce que je pensais aussi à son plaisir en voyant le dessin. Aujourd’hui, on prend des photos avec un détourage minable. Ça, c’est du vrai foutage de gueule ! Mais même ces petits films pas terribles, ils étaient faits par des passionnés manquant de tout, mais pas de culot et d’ambition, et je leur devais le respect d’une belle affiche qui aurait convenu au même film tourné par Coppola. Prenez Troma par exemple…
Justement, votre style collerait parfaitement pour une affiche Troma…
C’est des passionnés qui travaillent entre eux…C’est une petite communauté. Ils ont leurs propres illustrateurs. Mais pour revenir à votre question, j’ai été quelque peu trahi par mes amis de Scherzo que je ne vois plus d’ailleurs. En fait, trop de Melki, tue le Melki (rires). Je travaillais plus trop pour eux mais un jour, ils ont sorti un film en effaçant ma signature parce qu’ils avaient peur de l’appréhension Melki. C’était terminé même si sans eux, je ne serais peut-être pas là où j’en suis professionnellement…
Durant cette période, quelle est l’affiche dont vous êtes le moins fier, celle que vous n’auriez jamais dû faire ?
Ah, carrément ! Je dirais
Captain Kronos, l’histoire d’un type qui remonte le temps et qui fait vieillir les gens. C’était une affiche très allégorique. A l’époque, j’essayais de mettre sur une image la quintessence du film. Aujourd’hui, je m’appuie plus sur des photos et ai adopté un style plus direct, plus en phase avec notre temps.
Vous regrettez qu’aujourd’hui, une affiche suggère plus qu’elle ne montre. Est-ce qu’en tant que spectateur vous préférez les films qui montrent à ceux qui suggèrent ?
Moi, ce que je veux, c’est avoir peur. Avec Freddy, ça a commencé à rigoler. Perso, les films du style
La Dernière Maison sur la Gauche ou
La Colline a des Yeux, les trucs de viandard, c’est immonde. Je suis un peu vieux con là-dessus. Enfin, pas vieux, parce que j’étais jeune à l’époque, et je détestais déjà ça !
Suspiria, par exemple, on voit un cœur battre mais c’est dans un climat particulier, ça reste élégant. Le sadisme gratuit à la petite semaine, c’est pas mon truc. Ce qui m’excite, c’est les forces du mal qui reviennent sur terre pour vous perdre… De l’horreur viscérale, ancrée dans nos peurs les plus primitives, avec des chefs d’œuvre qui étaient des petits films à l’époque comme les productions italo-espagnoles de la série des
Templiers, évidemment
La Paura de Fulci, et un film à sketches qui m’a beaucoup marqué :
Tales from the creep… Bien des années plus tard, je faisais ma première affiche d’un autre film à sketches presque éponyme :
Creepshow ! En revanche, dans le giallo, il y a une folie dans le meurtre qui est très spectaculaire et fascinante. Mais je suis conscient que c’est aussi dangereux de rendre la violence "attractive".
Puis, on a fait moins appel à vous dans ce domaine. D’ailleurs, un étrange parallèle se dresse entre l’abandon du dessin pour les affiches de film et l’arrivée des effets spéciaux numériques. Dans les années 80, les effets spéciaux se faisaient encore sur le plateau. Ce côté artisanal, malgré les défauts, donnait un certain charme alors que certains films actuels pâtissent d’un trop plein d’effets "transparents". C’est un peu comme un dessin où l’on voit le coup de crayon mais qui peut être plus efficace qu’un montage photoshop trop froid. Qu’en pensez-vous ?
On tombe, comme vous dites, dans le côté froid de l’ordinateur. On se demande pourquoi ils ne font pas des affiches mieux faites avec toutes les possibilités techniques qu’ils ont. Attention, je ne suis pas contre l’ordinateur. Moi, je m’éclatais, je mettais ma vie là-dedans. Je dessinais quatre affiches par mois. Aujourd’hui, ce sont des studios de créa qui s’en occupent avec des jeunes en S derrières des Macs. Ce ne sont plus que des mains. Le problème, c’est qu’ils ont trop d’affiches à livrer et c’est donc fait dans la précipitation. D’autre part, la technique numérique permet aux "décideurs", en fait, de ne pas faire de choix, mais d’avancer dans la création en explorant plusieurs voies en parallèle, puis d’affiner le tir en fonction des retours. A force de corriger, on pasteurise, et à force de pasteuriser, on affadit pour plaire à tout le monde (ou plutôt ne déplaire à personne). Au final, on a perdu toute la force et la substance d’une création, en en ôtant tout risque. Il n’y a plus le côté artisanal, passionné qui est, selon moi, indispensable. La force d’une œuvre est qu’elle est unique, spontanée, risquée et irréversible… L’inverse de ce que l’on voit aujourd’hui.
Que pensez-vous des travaux de Casaro et de Mascii qui a, comme vous, dessiné Jean-Paul Belmondo pour les affiches de ses films ?
Mascii est mort il n’y a pas longtemps. C’était le guide pour moi. J’essaie toujours d’arriver à sa cheville, mais j’ai du mal. Il peignait à la gouache à la pâte et réussissait à être hyper réaliste, avec la technique d’un Rembrandt. Moi, la pâte, c’est pas mon truc car je suis l’ennemi du tube de blanc… Je peins à l’aquarelle, avec le blanc du papier! Son travail pour
La Fureur de Vivre est étonnant. Il a fait également
La 7ème Cible avec Ventura où on voit toutes les scènes importantes du film comme je le fais. C’était un grand artiste au service de l’art populaire, qui avait tout compris de ce qu’attendaient les gens.
Pendant deux ans, il y avait le déjeuner d’illustrateurs vers les Champs Elysées, au "Friedland". Je me retrouvais au milieu de tous ces grands noms de l’affiche … C’était des êtres humains, faits de chair et de talent. Je n’avais que 22 ans alors fallait que je me montre intéressé par leur travail mais sans passer pour un fan encombrant. Et puis, eux, ils faisaient du cinoche, alors que moi, je n’avais fait que de la vidéo. Je disais à Mascii que s’il n’avait pas le temps de faire un travail, je voulais bien le remplacer. Bien sûr, il refusait en me répondant : "Eeh non, les gens m’appellent parce qu’ils veulent du Mascii !"… et il avait raison ! Il dessinait en tout petit. C’est drôle de voir à quel point l’agrandissement peut magnifier un dessin. D’ailleurs, j’ai toujours été fasciné de voir mes dessins agrandis en 3m sur 4m, et de découvrir des coups de pinceaux que je n’ai jamais donnés, dignes des grands peintres réalistes, moi qui peins à la loupe, au pinceau de martre famélique !
Vous racontez que Delon préférait avoir sa photo sur une affiche plutôt qu’un dessin, contrairement à Jean-Paul Belmondo. Sans parler d’égo, ça révèle peut-être ce qui différencie ces deux stars. Aux yeux des gens, Belmondo incarne un personnage plus cartoonesque, plus exubérant par rapport à Delon qui est perçu comme plus austère…
C’est vrai ! Très intéressant… Mais il est difficile pour un artiste de confier son image à un autre artiste. C’est une histoire de lâcher prise. Pour Belmondo, je devais quand même lui montrer mon travail. Ça l’amusait en fait et puis, il adore l’art ; c’est une question de famille chez les Belmondo (son père était un grand sculpteur). Quant à Delon, il refuse tout risque. Il veut tout contrôler de A à Z : casting, mise en scène, musique, affiche… Ce qu’il aime, ce sont ces clichés obscurs de la rue. Pour revenir à Jean-Paul Belmondo, vous avez raison. Même dans
Le Professionnel qui est un film dur, il réussit toujours à donner un peu de folie et de distanciation à son personnage.
Vous avez également dessiné Johnny Hallyday et Laurent Gerra pour leurs spectacles mais aussi Mylène Farmer pour Télé Loisirs ou Saddam Hussein pour Le Point. Le choix de ce dernier est quelque peu étonnant. Savez-vous pourquoi Le Point a-t-il fait appel à vous plutôt que de choisir une photo qui aurait donné un cachet plus "journalistique" à leur couverture ?
En fait, ils n’avaient pas de photo de Saddam Hussein actuelle de face. Ils voulaient que ça ne fasse pas trop dessin justement. Mais à l’époque, je dessinais beaucoup pour
Le Point,
L’Express… J’ai, par exemple, dessiné La Princesse de Monaco pour
Paris Match, Vanessa Paradis pour
Penthouse. Il faut dire que dans les années soixante-dix et quatre-vingt, l’illustration avait sa place dans ce domaine et n’était pas décriée. Il n’y avait pas cette connotation "toc". Personnellement, les dernières couvertures que j’ai faites, c’était il y a quelques années pour
TVSD, le programme télé de
VSD.
Vous vous êtes fait le spécialiste des pin-ups en France avec, notamment, les couvertures pour Video 7. Parlez-nous de ce penchant coquin qui a fait scandale avec votre dessin d’Anne Sinclair pour LUI…
Enorme scandale en effet ! Cette affaire a même fait jurisprudence. Elle a gagné le procès et a empoché deux cents milles francs. Ce n’est pas rien ! C’était la première fois en France qu’une illustration était interdite de parution… censurée… De tout temps, pourtant, la presse préservait la liberté des dessinateurs iconoclastes qui s’en donnaient à cœur joie, pour épingler les célébrités de l’époque, en les caricaturant férocement comme le roi Louis XIV, qui ne les a pourtant pas envoyés au billot, et se sont déchaînés dans des journaux comme Charivari, le grelot, l’illustration lors d ‘événements autrement plus sensibles comme l’affaire Dreyfus. Pour revenir à Anne Sinclair, la même année, elle avait été élue la femme la plus sexy de France. Alors moi, je l’ai dessiné sexy. Apparemment, ça l’a dérangée… Du coup, les posters centraux ont dû être tous arrachés ainsi que les affiches des kiosques. C’était l’avant-dernier numéro de LUI alors ça ne les a pas trop embêtés. Mais suite à cette affaire, ils m’avaient même proposé dessiner Mme Edith Cresson, le Premier Ministre de l’époque, toute nue. J’ai refusé !
Ceci dit, en 1988, j’avais dessiné les hommes politiques nus pour
LUI. Il n’y a pas eu de problème. Pour
VSD, j’avais aussi dessiné les présentatrices télé en perruches sur une antenne télé et là non plus, pas de soucis. Pourtant, il y avait Anne Sinclair. Mais elle était entourée, et cette fois-ci, elle était à… plumes !
Vous avez dessiné des affiches pour des festivals de films de genre (Grand Rex, Cognac) et les lecteurs de Mad Movies, Impact et Toxic connaissent vos dessins pour les avoir vu en couverture de ces magazines. Dernièrement, Mad Movies a refait appel à vous pour son numéro 200 et vous êtes l’auteur de l’affiche du Week End de la Peur. Cela marque-t-il votre retour dans le cinéma d’horreur et fantastique?
Oui, absolument. En fait, il y a deux ou trois ans, j’ai lancé mon site et il n’y avait aucune trace d’épouvante. Les producteurs s’en fichaient un peu. Mais, j’ai eu pas mal de feedbacks de fans qui m’ont dit : "Vous avez honte de votre passé?!". Pas du tout ! C’est juste que je ne voulais pas faire un truc passéiste… Mais je me suis aperçu que mon travail avait "touché" carrément une génération. Les fans ont aujourd’hui 25 ans, donc, ont été traumatisés par mes affiches vers 6 ans (sic). Et ça, c’était plutôt une bonne nouvelle ! Je me suis donc remis en question et j’ai rajouté quelques travaux rattachés à l’horreur. Du coup, la nouvelle équipe de
Mad Movies m’a contacté. Je dis "nouvelle" parce que ceux que je connaissais à l’époque (Jean-Pierre Putters) ne sont plus dans la revue. Je suis passé les voir et ils m’ont demandé de faire une couverture pour la sortie du dernier Tarantino, Grindhouse. Pour x raison, le marché ne s’est pas fait mais ils m’ont recontacté pour le numéro 200. J’ai eu depuis beaucoup de retours positifs et ça m’a relancé dans le DVD. Pour Opening par exemple, j’ai sorti les films de zombies de Romero et le nouveau film de Stan Lee :
Harpies.

Au centre : croquis inédit de l'affiche de Zombie de Romero
Laurent Melki, quelle est votre actualité ?
J’ai dessiné l’affiche du Cirque d’Hiver Bouglione. J’ai eu carte blanche. Ce n’est pas de l’épouvante mais presque (rires). J’ai créé un tigre féroce très griffu qui est juché sur le cirque d’hiver, tel King Kong sur son Empire state. Je dois avouer que j’ai été surpris qu’ils en acceptent l’idée, et comme on l’a vu, même les enfants aiment avoir peur ! Mais au final, l ‘affiche n’a qu’un but : provoquer de l’émotion et donner envie d’aller s’enfermer dans le noir !
Nous vous conseillons vivement de vous rendre sur le site de Laurent Melki pour y découvrir d’autres dessins : www.melki.org
