bandeau

 





 Selection Culturopoing dvd et blu ray - Mai 2013

 Luigi Comencini - "Les aventures de Pinocchio" (1972)

 Carlos Reygadas - "Post Tenebras Lux"

 Janko Anwar - "Modus Anomali"

 Ted Kotcheff - "La grande cuisine"

 Juan Antonio Bayona - "The impossible" (Blu-Ray)

 Andy Muschietti - "Mama"

 - Regards sur courts VIII - Europa Film Treasures -

 Entretien avec Ken Loach autour de "L'Esprit de 45"

 "L'Esprit de 45"- Ken Loach

 Danny Boyle - "Trance"

 Mark Ruffalo - "Sympathy for Delicious"

 Léonardo Di Costanzo - "L'Intervallo"

 Jeff Nichols - "Mud"

 Park Chan-wook - "Stoker"

 Robert Aldrich - "L'ultimatum des trois mercenaires"(1977)

 Bernard Rose - "Paperhouse" (Blu-ray, DVD)

 Shane Black - "Iron Man 3"

 William Vegas - "La sirga"

 Regards sur courts VII - Repentir de Quentin Rigot.

Tous les articles Cinema

Cinema

Indiana Jones

Dossiers/Hommages
Posté par Cyril Cossardeaux le 2007-03-28



Image principale
Ouvrir
 
L’Indiana, l’autre pays de la trilogie lucassienne, celle des Indiana Jones qui doit, en fait, autant à Spielberg qu'à Lucas, et par moments, ça se sent!

J'ai eu l'occasion de revoir les trois ces derniers jours, après les avoir montrés à ma petite famille.
Bon, le premier (L'Arche perdue), y'a rien à faire, j'adorerai jusqu'à la fin de mes jours, malgré un paquet de trucs embarrassants (scénario parfois vraiment too much, décors quelquefois carton-pâte et surtout un franc racisme, du moins "euro-ethnocentrisme" souvent limite).

Mais alors je ne me souvenais à quel point le deuxième (Le Temple maudit) était une catastrophe! On aborde là les rivages du bon gros nanard, quand même, un nanard à je ne sais combien de millions de dollars, mais ça n'empêche pas. En gros, tous les défauts du premier sont à la puissance mille (les Indiens sont soit de gentils superstitieux, soit des Thugs assoiffés de sang et totalement fanatisés), le film vire assez ouvertement à l'auto-parodie (jamais bon signe), le héros est stupidement "dévirilisé" et perd son côté parfois presque animal du premier, il est affublé de deux acolytes insupportables et Lucas/Spielberg ne peuvent pas s'empêcher de nous affliger leur sensiblerie habituelle avec les pauvres nenfants réduits en esclavage et dont la révolte est à peu près aussi crédible que celle des Ewoks dans Le Retour du Jedi!

Pour le coup, le doublage est au diapason, puisque ça n'est rien moins que Francis Lax (!!!) qui double ici Indy, tirant évidement le rôle encore plus vers le comique (même s'il est évidemment un peu plus sobre que quand il doublait David Soul dans Starsky & Hutch). A ce rythme-là, on était parti pour Michel Roux dans le n°3, Roger Carel dans le 4, sans oublier Gérard Hernandez dans la version "pataoui" de Philippe Clair.
Plus encore que n'importe quel autre film de Spielberg, Le Temple maudit semble conçu comme un jeu vidéo d'arcade et le train de la mine de la fin a d'ailleurs directement inspiré un manège de Disneyland.

De cinéma, il n'est pas vraiment question même si la première scène voudrait rappeler le souvenir de Sternberg, mais c'est peu dire que Kate Capshaw, qui deviendra par la suite Mme Spielberg, n'a pas l'aura d'une rognure d'ongle de Marlene Dietrich ou Gene Tierney... Curieux d'ailleurs à quel point les carrières cinématographiques des héroïnes des Indiana Jones n'ont jamais décollé après, Alison Doody (du n°3) n'ayant rien fait d'autre d'un tant soit peu notable et la pauvre Karen Allen (de loin la meilleure actrice des trois) en ayant été réduit à cachetonner aux côtés de notre Johnny national dans Terminus!

What about La Dernière croisade, alors ? Back to basics, manifestement, puisqu'on reprend largement (en étant parfois à la limite de la photocopie) le schéma de L'Arche perdue : légende pseudo-biblique (et du coup, religiosité sulpicienne à tous les étages), nazis, fac d'archéologie et retour de Denholm Elliott (avec un rôle renforcé) et John Rhys-Davies. Et surtout plus d'insupportables mouflets, ouf!
Evidemment, la double grande nouveauté du film est la scène de "trauma originel" puisée dans l'adolescence d'Indy joué par le regretté River Phoenix où le futur héros prend forme (look, fouet, phobie des serpents... scène qui n'est en fait que purement marketing et sert de teasing à la série TV du Young Indiana Jones lancée en parallèle), et surtout la présence du père d'Indy, joué par Sean Connery.

Le 3 est donc incomparablement meilleur que le 2. Certaines scènes de comédie avec S.Connery fonctionnent très bien. Mais il y a notamment deux gros problèmes :
- Indiana Jones n'est jamais aussi convaincant comme héros (avec tous les archétypes que cela comporte) que quand il doit agir seul (ce que Lucas/Spielberg avaient bien compris dans le premier), et là, ce n'est quasiment jamais le cas, la comédie prenant trop le pas sur l'action;
- Le poids des ans! Dans L'Arche perdue, Harrison Ford a beau avoir déjà 39 ans (ce qui est très jeune d'ailleurs comme âge!), il est encore suffisamment peu starisé (malgré les deux premiers Star Wars) pour être crédible en jeune premier. De plus, il s'agit d'un héros qui a déjà de la bouteille et un lourd passé derrière lui, alors ça fonctionne d'autant mieux. Mais dans le Temple, il a alors 42 ans et surtout 47 dans la Croisade, et ça devient limite... Le problème, c'est qu'un n°4 (toujours écrit par Lucas) est annoncé pour 2007, quand Ford aura donc pas moins de...65 ans!!! Espérons que ce ne soit qu'un serpent de mer.

Un truc étonnant à propos du 2ème dont je me souvenais pas. Alors que le premier pille déjà assez allègrement le schéma narratif de L'Homme de Rio, dans Le Temple maudit, on retrouve carrément les trois pierres/statuettes qui, rassemblées dans une même sculpture, confèrent un pouvoir maléfique, exactement comme dans le film de De Broca, presque au plan près !
Et à propos de Français, Dutronc avait bien été sérieusement pressenti par Spielberg pour jouer dans Les Aventuriers de l'arche perdue, mais pas du tout pour jouer Indiana Jones (comme je l'ai longtemps entendu dire), mais pour jouer le rôle du méchant archéologue français, finalement revenu à Paul Freeman (qui n'est pas sans avoir une petite ressemblance avec notre Raymond Domenech glabre sous certains angles).
Par contre, pour le rôle principal, notons que le premier choix était... Tom Selleck, trop pris par Magnum, et qui, ironie du sort, jouera un sous-Indiana Jones l'année suivante, qui s'appelait High road to China (Les Aventuriers du bout du monde en français, je crois). Et avant que le rôle ne soit finalement proposé à Ford, Nick Nolte le refusera ! Comme quoi on est peu de choses...




Retrouvez d'autres articles sur Steven Spielberg :

Steven Spielberg - "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de cristal"
[EDIT] Tintin, "Le secret de la Licorne" par Spielberg et Jackson: l'affiche et le teaser!
Steven Spielberg – "Les Aventures de Tintin – Le Secret de la Licorne"
Steven Spielberg - "Cheval de Guerre"


Share/Save/Bookmark 


Commentaires
Pas de commentaires pour le moment
Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot premier dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages





FERMER