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Entretien avec le cinéaste Jérôme de Missolz

Entretiens
Posté par Cyril Cossardeaux le 2010-01-15



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Rencontré à l'occasion de la projection (rare) de son documentaire sur la scène musicale de Liverpool des années 80-90 You'll Never Walk Alone, Jérôme de Missolz, par son enthousiasme et son affabilité nous avait donné envie de passer en revue avec lui son itinéraire atypique, autant marqué par la passion du cinéma que par celle du rock. Ce qu'on ne savait pas, c'est que 2010 s'annoncerait, à bien des égards, comme l'année "de Missolz"...


Vous avez débuté comme opérateur ?

J’ai démarré à la toute fin des années 70, début 80, du côté de Saint-Etienne, par du Super 8, des films familiaux mais fictionnés. On était en plein phénomène Maisons de la Culture. J’y ai trouvé une caméra 16 mm dans des cartons, un peu de pellicule, ce qui m’a ainsi permis de pouvoir tourner mes premiers films, de manière extrêmement libre, des espèces de "percées dans la ville", sans scénario, en suivant quelques personnages, du cinéma direct, disons. Mon premier film s’appelle Promenade à travers la ville, en 76-77. J’ai très vite été passionné par tout ce qui se passait dans le cinéma expérimental. J’ai donc d’abord été dans une démarche de recherche plastique, formelle. On était également en pleine explosion punk et, avec ma petite caméra Super 8, je me suis mis à écumer les concerts.

Il y avait une scène punk à Saint-Etienne ?

Non mais je commençais aussi à voyager, d’abord à Paris vers 77-78. J’ai beaucoup fréquenté le Palace, j’ai vu les Clash, Iggy Pop, Devo, James White, les Cramps… Et puis je suis allé à New York, San Francisco… Pendant 3-4 ans, j’ai ainsi emmagasiné des bouts d’image que j’ai fini par monter pour un film de 14 minutes qui s’appelle Entrée de secours, qui a fait un peu le tour du monde. Ça n’était pas du tout un film de captation mais de pulsion image par image, entre le cinéma et la photographie. J’y jouais sur les images arrêtées, filées, en essayant de capter l’énergie du moment. Ça se terminait sur Johnny Rotten, qui formait PIL à ce moment-là.

Il y avait une bande-son ?

Oui, faite de fragments récupérés à droite et à gauche, 5 secondes de Stooges, 10 secondes de Cabaret Voltaire, Throbbing Gristle… Toute cette musique un peu industrielle, "metal-punk", qui m’intéressait beaucoup. Parallèlement à ce cursus non traditionnel, j’ai tenté le concours d’entrée à l’Idhec (ancêtre de la Femis), j’ai été recalé deux fois, j’avais vraiment cette obsession du cinéma. J’ai très vite suivi une voie marginale, via les coopératives de cinéma qui se sont créées à Paris à la fin des années 70. J’ai fait partie de la Coopérative des Cinéastes, sur le modèle des coopératives américaines, celle de Jonas Mekas, des cinéastes qui se réunissaient pour faire des films expérimentaux, non narratifs. A l’époque, l’expérimental allait de Marguerite Duras aux structuralistes purement abstraits comme Peter Kubelka, ou aux décadents comme Kenneth Anger. On récupérait les droits de distribution de certains films pour la France : des films de Warhol, Un chant d’amour, de Genet… J’y ai donc aussi rencontré d’autres réalisateurs et pu commencer une activité d’opérateur, sur des films de copains.

Jérôme de Missolz
Jérôme de Missolz

Racontez-nous notamment votre collaboration avec Lionel Soukaz ?

On était dans la même coop’ et je me suis retrouvé à faire 4-5 films avec lui. Race d’ep, son premier film, constitué de quatre sketchs ayant pour ambition de raconter un siècle d’homosexualité : j’ai travaillé sur trois des quatre sketchs, dont celui, assez beau, avec Guy Hocquenghem, une balade au petit matin dans Paris. Plus récemment, j’ai aussi refait l’opérateur pour le premier film comme réalisateur de Pierre Hodgson, avec qui je collabore depuis une dizaine d’années, Daddy, Daddy USA, une balade dans le sud des Etats-Unis sur les traces de son père, un journaliste anglais ayant suivi le mouvement des Civil Rights et l’un des premiers à avoir interviewé Martin Luther King. Mais mes propres films, sur lesquels je suis d’ailleurs cadreur, m’accaparent trop pour que je puisse le faire régulièrement pour d’autres. L’image reste pour moi l’endroit jouissif où le cinéma se passe et c’est quelque chose que je n’arrive pas à déléguer, même si je l’ai fait pour La Mécanique des femmes et Zone reptile.

Quelle était votre implication à l’époque dans la scène punk-rock française ?

Je l’ai très peu filmée parce que, ce qui m’intéressait, c’était la scène no wave américaine, James White, Lydia Lunch, DNA… qui était presque une réaction contre le mouvement punk, et puis bien sûr toute cette musique des années 70 qui a démarré avec les Stooges puis les Ramones, Television, Patti Smith, Richard Hell… J’étais très impliqué dans la scène new yorkaise. Les Anglais aussi, j’ai bien aimé The Clash pendant quelques années, un groupe au gros potentiel scénique, avec des goûts musicaux assez larges, Public Image, Siouxsie & The Banshees, les groupes de Manchester (Joy Division, Durutti Column), ceux de Liverpool, The Pale Fountains, Echo & The Bunnymen, Julian Cope…

Comment est venue l’idée de You’ll Never Walk Alone ?

J’ai connu un tournant dans ma vie, au début des années 90. Les années 80 ont été assez difficiles. Quand vous n’êtes pas dans le «"sérail" cinématographique, vous êtes assez vite catalogué comme expérimental. Je gagnais donc ma vie grâce à des films institutionnels, des films industriels, médicaux… J’y ai beaucoup progressé en technique, notamment dans le domaine de l’animation, j’ai mélangé fiction et documentaire… ça m’a probablement donné le goût du documentaire mis en scène. Mon premier documentaire date de 1990. Un ami m’avait mis sur le coup du portrait d’un photographe tchèque, Jan Saudek. Il m’a commandé le film avant la révolution et je l’ai tourné pendant la chute du Mur de Berlin et la Révolution de Velours. C’est un film qui m’a propulsé dans le monde du cinéma documentaire, qui est un terrain de jeu formidable car permettant plein de choses différentes sur le plan formel. Le film sur Saudek a très bien marché, récolté plein de prix dans les festivals et ça m’a permis de revenir à mes premières amours pour mon second documentaire : la musique, via un film cette fois plus accessible, moins expérimental. Le film devait s’appeler Les Petits-enfants des Beatles. En lisant les Inrocks, mensuels à l’époque, les papiers de Jean-Daniel Beauvallet ou d’autres, ça m’a donné envie d’aller voir de plus près à quoi ressemblait la nouvelle scène de Liverpool. La ville elle-même est attirante, c’est presque une île dans l’île, il y a les Reds (surnom des joueurs du Liverpool Football Club), pendant les années Thatcher, c’était vraiment Liverpool la Rouge, une ville en rébellion… Je me disais qu’il y avait quelque chose à capturer dans cette ville. J’ai alors proposé à mon amie Evelyne Ragot de faire le film avec moi, car j’aime bien, parfois, faire des films en binôme, surtout pour des tournages comme ça, un peu à l’arrache, compliqués sur le plan humain. Elle n’était pas spécialement intéressé par l’aspect musical mais avait déjà tourné quelques documentaires. On s’est dit "allons voir". Et on s’est pris une telle claque dans la gueule au moment des repérages que tout de suite s’est dessinée la possibilité de faire un film sur cette scène qui perdurait, en essayant de capter quelque chose des "gênes" de ces gens qui vivent dans un univers à la fois destroy et poétique. On a très vite vendu le projet à La Sept (l’ancêtre d’Arte), aux programmes Jeunesse ! J’ai également rencontré une productrice qui avait beaucoup aimé Jan Saudek – Prague printemps 1990, qui a impliqué Polygram dans le projet, dont une petite structure à l’intérieur de cette grosse major a pu apporté le complément de financement. Parce que, faire un film en Super 16, ça coûtait tout de suite assez cher, plus les droits d’utilisation de la musique, etc. J’ai donc ainsi renoué avec cette obsession qui me poursuit depuis mon enfance.

Jérôme de Missolz et Michael Head (Shack, ex-PaleFountains)
Jérôme de Missolz et Michael Head (Shack, ex-Pale Fountains)

Vous continuez à suivre la scène musicale, aujourd’hui ?

A la fois complètement et d’un œil un peu distant. Je ne la suis pas au point de vouloir tout en connaître, mais je continue à fréquenter les petites salles de concert parisiennes, à découvrir de nouveaux groupes… mais sans boulimie, parce que j’ai moins de temps. Mais il y a une chimie qui m’intéresse entre l’image et la musique, via le rythme, le montage… Et puis la dimension humaine aussi, bien sûr ! Etre confronté à des gens comme Ian McCulloch ou Michael Head, c’est une expérience très enrichissante. Il faut aller les chercher pour réussir à les faire se livrer…

Comment en êtes-vous venu à la fiction et pourquoi vous êtes-vous lancé dans le difficile pari d’adapter Calaferte pour La Mécanique des femmes ?

Quand vous avez 20 ans et que vous voulez rentrer dans une école de cinéma, vous avez forcément le rêve de réaliser un long métrage de fiction. Ce désir de cinéma vient de la cinéphilie et le cinéma des années 70 était tellement génial qu’il y a une sorte de projection de faire du "grand cinéma" quand vous êtes gamin. Vous sentez que c’est un lieu où il y a une liberté incroyable pour dire des choses. Mais j’ai mis des années à me rendre compte que, finalement, ça n’était pas ma tasse de thé, de scénariser, d’être dans la vraie fiction, de diriger des équipes de quarante personnes, d’avoir le poids économique d’une production et de la notion de "rendement" que cela implique… Je me suis rendu compte que c’était un peu contraire à mon éthique de vie. Je me sens plus fait pour le road movie, la ballade vers l’autre, au rythme de ma respiration. La Mécanique des femmes, c’était un peu un pari avec un producteur.

C’est une mauvaise expérience, pour vous ?

Non, très bonne. Mais une expérience très dure financièrement. Ça fait partie de ces films qui sont sous-financés et ma productrice paie encore les dettes, neuf ans après…

Mais c’était quand même une gageure, d’adapter Calaferte !

Oui, c’était un pari dingue, ça ne facilitait pas la chose, mais l’œuvre de Calaferte, ça a été un choc, pour moi. Multiforme, ça va du récit à la poésie, jusqu’à cet ensemble de fragments de choses entendues, presque documentaire, qu’est La Mécanique des femmes, assemblé comme un puzzle. J’y ai vu quelque chose qui s’apparente à la composition musicale, d’ailleurs. Ce qui m’a intéressé aussi, c’est de mettre ces mots extrêmement crus dans la bouche des actrices. Un peu surannés aussi, décalés par rapport à notre époque, ce qui donne un côté théâtral. Mais je ne regrette pas du tout. J’ai plusieurs projets de fiction actuellement et je pense y revenir dans un an ou deux. J’ai notamment un projet très politique et assez ardu sur lequel je travaille avec Pierre Hodgson, un peu à la manière des films de Peter Watkins, notamment Punishment Park. Ça se passerait dans un camp d’entraînement de la police.

L'affiche de "La Mécanique des femmes"

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?

J’ai passé les trois dernières années à faire le tour du monde pour un film qui s’appelle Wild Thing, un film autobiographique, où j’ai voulu raconter l’histoire du rock mais vue à travers ma propre subjectivité (et avec la voix de Denis Lavant, qui apporte un grain incroyable). Depuis mon tout premier 45t (Time in on my Side, des Stones), jusqu’aux White Stripes, Pete Doherty… J’ai rencontré mes héros, en tout cas les rescapés : Iggy Pop, Eric Burdon, Genesis P. Orridge, Kevin Ayers… C’est l’histoire du rock par un type qui se rend compte qu’il a le même âge que son obsession et que toute sa vie a été menée par l’émulation musicale de ce mouvement. C’est aussi le constat de la disparition, au fil des années, de l’âme transgressive de cette musique. Le film se termine sur les bords du Mississipi, à l’endroit exact où Jeff Buckley a disparu, avec, en fond sonore, Robert Johnson chantant Me and the Devil. C’est un périple dans le temps fait de rencontres et d’archives absolument incroyables. Les gens vont y découvrir plein de choses qu’ils n’ont jamais vues, Richard Hell, Lydia Lunch… Des choses que j’avais tournées, d’autres que j’ai recherchées, ça m’a pris trois ans. Mais il y aura aussi des images beaucoup plus connues, comme Janis Joplin ou The Who à Monterrey Pop, ou des images de Dylan par Pennebaker. Je ne vous cache pas que ce film pose évidemment un certain nombre de problèmes de droits. Deux ans de négociations, une collaboration avec l’INA, où j’ai trouvé des images incroyables. La télévision française avait un vraie tradition de captation rock live depuis les années 60 : Bouton rouge, Pop 2, Chorus, Les Enfants du rock… J’ai retrouvé des live fabuleux, The Troggs, Cream, Hendrix… Le film devrait être terminé en ce début d’année.

Pour une sortie en salles ?

Non, on n’a pas les droits salles, ça coûterait bien trop cher. Le film sera diffusé sur Arte et dans les festivals. Pas de sortie DVD non plus, malheureusement. Parallèlement, le hasard a voulu qu’agnès b. monte l’exposition Des jeunes gens modernes, sur la scène post-punk française, jusqu’à sa dissolution vers 83-84. Et ses collaborateurs m’ont proposé de faire un film éponyme sur cette scène-là.

Une scène que vous n’aviez donc pas particulièrement suivie, à l’époque ?

Pas du tout !

Il y avait vraiment une cassure nette entre ceux qui s’intéressaient à ce qu’on pourrait appeler la scène "d’origine" (New York ou l’Angleterre) et ceux qui suivaient les groupes français ?

Ah oui ! J’ai fait quelques trucs avec des Français à l’époque, un clip pour les Rita Mitsouko, par exemple, quand ils travaillaient encore avec Jean Néplin, avant Marcia baila. C’était un clip pour la chanson Resurrected Humans, tourné dans un cimetière, complètement délirant, avec Fred, Catherine et Jean. Je vais l’intégrer dans ce film. Bon, j’écoutais aussi à l’occasion Jacno, Lio ou Taxi Girl, mais je trouvais ça un peu ridicule, honnêtement, un peu désuet… Même si, Jacno, je trouve ça encore beau aujourd’hui. Par exemple, j’étais complètement passé à côté de Marquis de Sade. Aujourd’hui, je redécouvre et je trouve ça pas mal, c’est un groupe qui avait un vrai potentiel européen. Marie et les Garçons, Starshooter, aussi, c’était pas mal. Mais enfin, bon, je ne me sentais pas une réelle affinité avec toute cette scène. J’ai donc pas mal réfléchi avant d’accepter la proposition de faire ce film, et je l’ai fait à une condition : qu’Yves Adrien y participe. Ce type me fascine, j’adore ses écrits, Növö-Vision, Une Apocalypse rock, c’est totalement délirant, c’est un vrai allumé…

Vous aimez bien les gens un peu ingérables ?

Je pense, oui…

Et ça se passe comment, avec lui ?

Génialement ! Il sort d’une retraite de quasiment vingt ans, il a vécu plusieurs années aux Seychelles. Il a choisi de disparaître et de faire courir des bruits. En ce moment, il fait croire qu’il est mort en 2001 et, donc, dans le film, ce n’est pas Yves Adrien mais son exécuteur testamentaire. Au-delà ce sa posture de dandy, c’est un conteur extraordinaire, avec une incroyable mémoire de la scène punk depuis 73, c’est fabuleux ! Quand il a accepté ma proposition de collaboration, quelque part, j’ai détourné la commande en faisant un film sur de jeunes musiciens électro d’aujourd’hui décidant de retrouver la trace d’Adrien, ce qui va nous conduire jusqu’à Hong Kong. C’est une évocation de cette époque à travers sa résonance avec celle d’aujourd’hui. L’after-punk, c’est aussi le début de la technologie dans le rock avec l’utilisation des synthétiseurs et on sait que c’est un mouvement qui a beaucoup influencé la scène française actuelle. Il y a des correspondances étonnantes et le film fait sans cesse des allers et retours entre les deux époques sans jamais indiquer au spectateur dans laquelle on se trouve à l’écran. J’ai eu envie d’expérimenter un truc comme ça. Tout ça mené par ce narrateur, Orphan, Yves Adrien, donc, qui décide de quitter Paris en 1978 parce qu’il estime que la ville est morte. Il va à New York et y découvre la scène no wave. Et c’est un peu le même trajet que j’ai fait à l’époque ! J’y intègre donc aussi mes propres images de l’époque, celles de Soukaz, des choses que j’avais faites avec Jean-Paul Gaultier, Thierry Mugler ou Lagerfeld en 78, des images totalement inédites de défilés en plein air avec Sid Vicious chantant My Way… Mais, cette fois, ce n’est pas un film à la première personne.

L'affiche du "Corps sublimé"

Vous avez également interviewé des acteurs de la scène rock de cette époque ?

Pas du tout ! Je fais un film sans interview. Mais je bénéficie de la base de données du commissaire de l’expo, Jean-François Sanz, qui en a interviewés beaucoup : Daniel Darc, Jacno, Lio… Mais je n’ai pas forcément envie de les intégrer, plutôt d’utiliser des bouts de choses, dans une logique de cut up burroughsien, faire quelque chose d’assez pulsionnel, qui retrace aussi ce qu’ont pu vivre les gens qui, comme moi, avaient 25 ans à l’époque, qui est le plus bel âge pour faire la fête, découvrir le monde de la nuit, les drogues, la transgression… Ce qui a aussi achevé de me convaincre de le faire, c’est que c’est un film de cinéma, qui sortira d’abord en salles, financé par Arte Cinéma. You’ll Never Walk Alone, j’aurais adoré que ça sorte au cinéma, ce qui s’est avéré impossible pour des questions de droits. Même chose pour Wild Thing.

Les droits d’exploitation cinéma sont donc plus élevés que pour une exploitation télé ?

Ils ne sont pas plus élevés, ils s’additionnent ! Pour Des jeunes gens modernes, les droits sont plus accessibles. Mais j’ai quand même demandé à pouvoir intégrer un titre de Joy Division, d’Iggy, de Kraftwerk. La présence de Kraftwerk dans un tel film est indispensable ! Et ça, ça coûte super cher… En tout cas, ça m’a beaucoup intéressé d’essayer de capter l’air du temps d’aujourd’hui à travers des ramifications qui nous conduisent trente ans en arrière, où l’on se rend compte que tout était déjà là, avant l’espèce de débâcle décadente des années 80, les espoirs déçus de la gauche au pouvoir, Thatcher en Angleterre, les année fric, la fin des idéologies... C'est vraiment une période charnière pour expliquer la société moderne. Et l'explorer en musique, c'est assez convaincant ! La musique comme révélateur de l'atomisation, du chaos qui nous entoure !


Wild Thing sera diffusé cet été sur Arte et Des jeunes gens modernes (qui devrait être rebaptisé Növödissey) sortira normalement en salles à l’automne.


Deux des documentaires de Jérôme de Missolz ont récemment été édités en DVD.
Celui du Corps sublimé, incluant quatre films sur la photographie, est disponible sur le site de son producteur, La Huit.
Celui sur Yves Saint-Laurent, Tout terriblement, est notamment disponible chez Amazon (cf. lien ci-dessous).

Plus d’infos sur Le Corps sublimé sur MySpace.




Retrouvez d'autres articles sur Jérôme Missolz (de) :

Première projection du "Wild Thing" de Jérôme de Missolz à la Machine du Moulin Rouge le 12/11
Jérôme de Missolz - "Wild Thing" (sur Arte les 20 & 27 janvier 2011)
Portrait de David Bailey par Jérôme de Missolz sur Arte, le 5 janvier 2012


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Commentaires
De : jacques d.

"Entrée de secours", bon sang ! Jamais revu depuis cette lointaine projection à Nancy, au FuFu, à l'aube des années 80... mais je me souviens encore de presque chacun des photogrammes de ce film : quand la perception rétinienne se fait devoir d emémoire ?

De : jacques d.

lire persistance rétinienne, bien sûr

De : patdrive

Bonsoir ou bonjour
Je regarde en boucle ton documentaire : Wild Thing
Connaissant tout sur ce que tu propose dans ce film documentaire partie 1 , c' est mon époque, je connais tous ces groupes, cela me fait mal de voir john Cippolina, meilleur soliste à l' aigu extreme, j' ais tous vu ces groupes sans le Jefferson Aiplane et Quick silver , les Doors sans morisson, il est pas loin de chez moi, tu as trouvé des reportages inédit car je fouille toujours, j' aimerais trouvé le festival d' Amougies ou j' y était mais impossible, il y avait tout le gratin du Rock
Ton émission est superbe, fait en un film au ciné, il y a plein de ( quelques vieux comme moi survivant de cette époque ) et de jeunes en soif car la scéne française ??? j' en parle pas
je voyais tous ces groupe à Amsterdam, hambourg et berlin ou j' ai vécu lgt comme le reste car pas désiré dans notre cher pays ou tout est interdit
tu ne parle pas des OUtsider groupe Hollandays qui enflammais le Paradiso ou le Fantasio
tu as compris et je suis encore là
Bravo


De : Cyril C.

Des nouvelles, enfin, du film "Des jeunes gens modernes" ! Il sera présenté en avant-première au prochain festival de Cannes 2011, en séance spéciale de la Quinzaine des Réalisateurs...

De : Cyril C.

Et pour les Parisiens (ou assimilés), le film sera projeté au Forum des Images le vendredi 3 juin 2011 à 21h30 !

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