bandeau

 





 Pascal Boucher - "Bernard, ni Dieu ni Chaussettes"

 Werner Herzog - "Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans"

 Richard Kelly - The Box (Blu-Ray)

 Roman Porno Japonais - L'été de la dernière étreinte, L'école de la sensualité, Prisonnière du vice

 Cinéma du réel 2010 - aperçus (du 18 au 30 mars)

 Les 400 coups de la Gestapo douce (débat autour du film "La Rafle")

 Fenêtre sur Hitchcock - à propos de Fenêtre sur cour

 Dagur Kari - "The Good Heart" (avant-première)

 Philippe Lioret – "Welcome"

 Michael & Peter Spierig - "Daybreakers"

 Roman Polanski - "The Ghost Writer" [pour ou contre]

 Martin Scorsese - "Shutter Island"

 Valérie Donzelli – "La Reine des pommes"

 Takeshi Kitano - Achille et la Tortue (avant-première)

 Atom Egoyan – "Chloe" (avant-première)

 Hélène Cattet et Bruno Forzani - "Amer"

 La collection Vintage Classics - deuxième session

 Alain Guiraudie – "Le Roi de l’évasion" (DVD)

 Robert McCallum – "Coed Fever" (DVD)

 Jonathan Ames – "Bored to Death" (série TV)

Tous les articles Cinema

Cinema

Entretien avec Karel Quistrebert et Sabine Garcia pour le Festival des Maudits films 2010

Entretiens
Posté par Olivier Rossignot le 2010-01-20



Image principale
Ouvrir
 
 
Comme promis, voici l’interview de deux des organisatrices du festival des maudits films de Grenoble. Nous remercions Karel Quistrebert, déléguée générale et Sabine Garcia rédactrice de nous avoir accordé un peu de leur temps malgré la panique de la préparation… Coup d’envoi dans une semaine !
 
 

1- Comment est né ce festival ?

Karel Quistrebert
: Le Festival des Maudits Films est organisé par le Centre Culturel Cinématographique (le ciné-club de Grenoble). Malgré notre vénération pour les «grands» tels que Welles, Wilder, Renoir, Godard et consorts, nous étions plusieurs à avoir une envie viscérale de montrer (et de voir) sur grand écran, et en pellicule, des films devenus quasi légendaires à force d'être référencés, copiés voire plagiés et aseptisés. Il est apparu que la meilleure solution était de créer ce festival.
Sabine Garcia : Le festival est né de l'imagination pleine de celluloïd et de whisky-coca de Karel, que j'ai l'honneur de compter parmi mes amies. La première édition a eu lieu l'an dernier, en version réduite (2 jours seulement)... et a été un bide quasi-total, entre autres parce que la presse nous a royalement ignorés 

2 - Comment organise-t-on un tel festival ?

KQ
: Nous utilisons la structure et le soutien du ciné-club (d'ailleurs tous les membres participent de près ou de loin à l'organisation). Cela facilite l'accès à certains réseaux pour trouver les copies des films, par exemple. La programmation se fait durant l'année, selon les envies, les rencontres, les découvertes d'abord puis elle évolue selon les réalités (des copies de films introuvables ou hors de prix). Bien entendu, cela finit toujours dans l'urgence, urgence qui nous donne de l'énergie, de l'adrénaline et aboutit, par exemple, à une avant-première que nous osions à peine rêver !

3 - Quel désir est à l'origine de ce festival ?

KQ
: Celui de montrer des films que nous aimons ou que nous rêvons de découvrir sur grand écran. C'est le principe même du ciné-club de Grenoble qui programme des films dits «classiques du cinéma». Ceux que nous proposons au Festival le sont aussi, mais dans des cinématographies différentes. Ce qui est important, c'est la notion de plaisir, d'avoir le bonheur jouissif de découvrir un Christopher Lee ou une Barbara Steele dans l'obscurité d'une salle de cinéma et non dans son salon face à un petit écran.

SG
: Tout simplement l'amour du cinéma bis, et le besoin pour nous de voir des films qu'on ne voit jamais en salles, notamment à cause du manque de reconnaissance de ce cinéma que nous aimons passionnément.

4- Comment s'est constituée votre équipe ? Vous êtes tous cinéphages ? Est ce que vous travaillez tous dans la culture ?

KQ
: L'équipe s'est formée naturellement, au hasard de discussions et de rencontres. Il y a une cinémaniaque, un cinévore, une cinéphage et des cinéphiles curieux. Entre «cultureux», travailleurs, chômeurs, retraités et étudiants, c'est heureusement assez disparate.

SG
: Mise à part la stagiaire/esclave (consentante), nous sommes une bande d'amis, réunis par l'amour du cinéma. Cinéphages c'est peu de le dire, nous sommes des passionnés endurcis. Est-ce que nous travaillons dans la culture ? .... A vrai dire la plupart d'entre nous sont au chômage, je suis moi-même encore étudiante, mais on essaye !
 
5 - Y a t'il des cinéastes, des oeuvres que tu rêverais personnellement de faire découvrir dans d'autres éditions ?

KQ
: Oh oui !!! Dans «les anciens», il y aurait les films d'Arthur Lubin, Louis Friedlander, Edgar G. Ulmer, les petites séries B avec Boris Karlof et/ou Bela Lugosi (Le Corbeau, Vendredi 13, Le Mort qui marche...), les «teenage movies» des années 50 (I was a Teenage WereWolf), The Blob avec Steve McQueen, les films de Nathan Juran, ceux de Byron Haskin, de Mario Bava comme La Fille qui en savait trop et Six femmes pour l'assassin, les peplums de Cottafavi, ou encore faire une nuit entière avec Basil Rathbone dans les «Sherlock Holmes», George Sanders dans «The Saint», ou encore Boris Karloff et son «Mr Wong». Puis redécouvrir «en grand» les films de Larry Cohen comme Le Monstre est vivant, David Cronenberg avec Chromosome 3, John Carpenter avec Assault... et j'en passe (et j'en oublie)

 

SG
: Moi, je suis foncièrement fan de Bava et Argento, donc la moitié de mes vœux est réalisée, et Argento n'a pas vraiment besoin d'être "découvert" (tu me diras, Bava non plus, mais on voit rarement Hercule contre les vampires sur grand écran). Et je suis très contente de passer du Fulci autre que L'au-delà ou La maison près du cimetière, parce que le public oublie trop souvent que Fulci a fait autre chose, et très bien qui plus est.
Sinon, j'aimerais beaucoup passer de l'exploitation espagnole. Au hasard : Les révoltés de l'an 2000, du Paul Naschy en loup-garou, de bons Jess Franco, etc. Mais à vrai dire, on a un plan pour la troisième édition, donc j'essaie de me concentrer (déjà !) dessus.
 
6 - Qu'espérez-vous d'une telle manifestation ?

KQ
: La paix dans le monde ahah ! Que le public présent se fasse réellement plaisir et qu'il reparte heureux et temporairement repu. Que les distributeurs et ayant-droits se rendent compte qu'il ne faut pas détruire ou enfermer les copies de ces films qui, même s'ils datent de plusieurs années, sont plus jouissifs à voir sur un grand écran qu'avec un lecteur dvd. Que les collectivités et pouvoirs publics continuent à soutenir les lieux de conservation et de diffusion, et un monde en paix ?

SG
: J'espère.... que ça va marcher ! J'espère voir des passionnés, mais aussi des curieux, j'espère que l'on va parler de nous (et nous avons la surprise de constater qu'un petit buzz commence à se créer), et enfin, j'espère que ce sera un succès. Non pas pour moi - je suis bénévole, comme tout le monde d'ailleurs ! - mais parce que si nous avons du succès, nous aurons un peu plus de subventions, et nous aurons moins à nous soucier d'argent en élaborant la programmation ! Mais nous sommes déjà un peu récompensés, car nous recevons des messages d'encouragement très chaleureux. Et ça, ça guérit tout le stress et les emmerdes du monde.

KQ
: Il est vrai que tout aurait peut-être pu tenir dans ceci : on aime le cinéma, tous les cinémas et on veut le clamer haut et fort. On aime le Bis, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui, et puisque le meilleur moyen de montrer du Bis c'est de faire un festival, ben on le fait, na.

 
 


Retrouvez d'autres articles sur Festival des films Maudits :

Festival des maudits films - Grenoble - du mercredi 27 au samedi 30 janvier 2010


Share/Save/Bookmark 


Commentaires
Pas de commentaires pour le moment
Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot films dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages



FERMER