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Disparition de Farah Fawcett à 62 ans |
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Après David Carradine au début du mois, c’est un autre mythe des séries télé des années 70 (l’époque où on les regardait dans n’importe quel ordre, sans même savoir qu’il existait des "saisons"…) qui s’éteint avec Farah Fawcett. D’aucuns estimeront probablement qu’elle n’a guère sa place ici. Le fait est que sa carrière cinématographique fut plutôt maigre, mais pas inintéressante pour autant. C’est oublier un peu vite qu’elle fut vraiment LE fantasme sexuel des jeunes wasps de tous les pays des années 70 et 80 (de leurs pères aussi), réunissant tous les attributs physiques dont ils pouvaient rêver : un corps de rêve, des dents d’une blancheur éclatante au sourire perpétuellement all American, le brushing blond impeccable (le tout sans chirurgie esthétique !). Bref, le portrait craché de la California girl, elle qui était pourtant Texane. Pas très étonnant qu'elle ait vécu, dans la deuxième partie de sa vie, une longue love affair avec le "beach boy de l'écran", Ryan O'Neal, avec qui elle eut d'ailleurs un fils. Farah Fawcett (Fard à Fossettes, comme on l’appelait spirituellement dans les cours de récré), c’est évidemment à jamais la Jill Munroe (on notera la subtile référence dans le patronyme…) des Drôles de dames (Charlie’s Angels). Demander à n'importe quel quidam de vous citer une actrice de la série, il y a toutes les chances pour qu'il vous parle de Farah Fawcett alors qu'elle ne participa pourtant qu'à environ un quart de ses épisodes seulement, en tournant même beaucoup moins que sa remplaçante Cheryl Ladd ! C'est ce qui s'appelle le charisme... Farah pensait avoir mieux à faire au cinéma, mais sa carrière s’y avèrera très vite décevante. En point d’orgue, on pourrait citer le très embarrassant Saturn 3 en 1978, improbable space opera avec un Kirk Douglas commençant à être un peu essoufflé et un Harvey Keitel débutant sa longue série de nanars, le tout sous la direction de… Stanley Donen ! Elle se faisait alors appeler Farah Fawcett-Majors, la faute à Lee "Steve Austin" Majors qui l’avait épousée en 1973 puis imposée ensuite dans quelques épisodes de L’Homme qui valait trois milliards. C’est d’ailleurs cette série qui fera vraiment décoller sa carrière après pas mal de petits rôles à la télévision et une participation au très kitsch Myra Breckinridge, qui voyait la quasi antiquité Mae West jouer encore les vamps à 77 ans. C’est pourtant un Français, Claude Lelouch et son flair infaillible, qui la fit débuter en 1969 dans Un homme qui me plait (elle y était déjà ravissante), le film qu’il tourna aux Etats-Unis avec Belmondo et Girardot. ![]() L’une de ses photos les plus iconiques
Plus grand-chose à dire, malheureusement, de la carrière de Farah Fawcett dans les années qui suivirent Charlie’s Angels (le premier rôle féminin dans Cannonball, et c’est à peu près tout ce qu’il y de notable…). Déjà méchamment has been à moins de 40 ans, elle tenta le come back du "rôle de la maturité" avec Extremities en 1986, où elle jouait une femme violée. Le film sera loin d’être un triomphe, la faisant retomber dans la routine de rôles sans grandes ambitions ou de participations de prestige (Ally McBeal, Spin City…), exceptés celui, éponyme, dans l’adaptation télévisée du Dalva de Jim Harrison (Fawcett en métisse améridindienne, pas très crédible, quand même…) et un beau rôle dans Le Prédicateur, de Robert Duvall, en 1997. Mais, sensiblement au même moment, c’est d’une autre façon qu’elle fit surtout parler d’elle, en faisant enfin (et à 48 ans !) ce que tant d’hommes attendaient depuis si longtemps : poser dans Playboy ! Les photos eurent beau être extrêmement chastes, ce numéro fut néanmoins la plus grosse vente du magazine au lapin des années 90, pourtant celles de Pamela Anderson et des naïades d’Alerte à Malibu… Malheureusement atteinte d'un cancer depuis de longs mois, sa mort était attendue depuis plusieurs jours, tenant en haleine une Amérique qui n’a pas oublié l’une de ses anciennes petites fiancées. Elle est morte ce 25 juin au St. John’s Hospital de Santa Monica, devenant ainsi au moins dans la mort, une California girl… Au temps de sa splendeur, elle fut aussi un merveilleux support publicitaire…
Commentaires
De : altman a l\'vermouth fard a fossettes... mouais, on peut plutot se demander pourquoi elle n'a pas servi de phare a (steve) fossett De : alex pour moi elle reste quand même l'icône des coiffeurs grâce à son brushing ! elle restera en tout cas ma star capilaire c'est déjà ça Insérer un commentaire : |
