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Danny Boyle - "Slumdog Millionaire"

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Posté par Lu le 2009-01-28



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Aujourd'hui : Slumdog Millionaire de Danny Boyle Slumdog Millionaire, ou l'histoire d'un jeune indien, Jamal Malik, qui gagne le jackpot à l'émission "Qui veut gagner des millions ?", alors qu'il est un chien des bidonvilles (traduction littérale de la première partie du titre), un orphelin à priori sans culture. Les autorités l'arrêtent et se demandent comment Jamal a pu tricher, car il a forcément triché, on ne peut pas être pauvre et intelligent. Le spectateur quant à lui se demande comment le film a pu faire une razzia aux derniers Golden Globes ... Une idée de départ intéressante (ce qui ne te tue pas te rend plus fort, j'ai dit idée intéressante, pas idée originale !), mais traitée de façon un peu trop linéaire, pour ne pas dire manichéenne (comme vous vous en doutez, l'honneur sera sauf), à l'image granuleuse, la caméra au poing, et au montage epileptico-syncopé : attention ladies et gentlemen, les Doliprane ne sont pas fournis avec le ticket d'entrée ! Danny Boyle accumule les images très cut et les tics visuels dans un gloubiboulga clipesque difficilement digérable. . Dommage, le grand dadais qui incarne Jamal a son charme, et son amoureuse-depuis-l'enfance-mais-leur-amour-est-impossible-ou-presque-ouf!-l'honneur-est-sauf-deux-fois est forte agréable de sa personne également. C'est mon dernier mot, Jean-Pierre.


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Danny Boyle - "127 heures"


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Commentaires
De : Infernalia

Alors, là, ne suis pas du tout d'accord. Pour les mauvais points comme d'habitude chez Boyle (on ne se refait pas) la forme est parfois un peu trop épiléptique, mais pour moi il réussit l'exercice difficile de faire un pur divertissement populaire avec un background politique très fort. Et je trouve au contraire que ça fonctionne très bien. On est à la fois dans le conte de fée et dans le réel, dans la dureté du monde et dans le film sentimental. C'est périlleux et pour moi c'est réussi. Se payer le luxe de faire à la fois du Bollywood (parce qu'on est parfois réellement dans l'état d'esprit bollywood sucré et ça n'est pas pour rien que l'on retrouve quelques acteurs du genre) et dans le constat du monde, ça me semble culotté. Bref, moi je suis ressorti, malgré quelques réserves, plutôt enchanté par cette pure fable presque voltairienne, pour faire un conte de fée ayant pour décor l'horreur du monde.

De : aure

complètement ok avec Infernalia! Pour ce qui est des dolipranes il m'en faut surtout pour affronter tous les jours le matraquage de publicités qui m'entourent et lobotomisent à petit feu. Excellent film!

De : Sébastien

Ah ! Je suis tombé sur ce site en cherchant des critiques du dernier Besson, et après avoir lu celle de 127h, j'ai vu qu'il y en avait une de Slumdog Millionaire dont vous ne parliez pas dans l'intro de 127h. Alors, ni une, ni deux, je viens la lire.
Alors que j'ai trouvé celle de 127h très intéressante et bien construite, je suis déçu de ne lire "que" ça sur Slumdog.
Autant, j'ai compris l'expression "épileptique" pour 127h que tout le monde utilise pour Boyle. Mais dans Slumdog, je ne suis pas d'accord. Le film est tiré d'un livre (Les fabuleuses aventures d'un Indien qui devint milliardaire, de Vikram Swarup) et la transposition de l'intrigue à l'écran avec ces scènes entrecoupées, j'ai trouvé ça formidable. Le film repose sur un rythme d'enfer, des images éblouissantes, plusieurs intrigues entremêlées et je trouve que le procédé utilisé par Boyle colle parfaitement à l'histoire.
Bon, vous l'aurez compris, je suis absolument fan de ce film, donc certainement pas très objectif, mais bon...

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