bandeau

 





 Guo Xiaolu - "Une Chinoise" (avant - première)

 Roman Polanski - "The Ghost Writer" (Blu Ray)

 Xavier Beauvois - Des hommes et des dieux

 Matthew Weiner - "Mad Men" (saisons 1 & 2, DVD)

 Mort du cinéaste Alain Corneau

 Ernst Lubitsch – "To be or not to be" (1942, reprise)

 Apichatpong Weerasethakul – "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures"

 Thomas Vinterberg - "Submarino" (Avant-première)

 Jonathan Levine - "All the boys love Mandy Lane" (Blu ray)

 Thierry Kübler et Stéphanie Molez - "L'envers du tableau"

 Caroline Strubbe - "Lost persons area" (Avant-première)

 Lewis Allen – "Je dois tuer" (DVD, 1954)

 Sylvester Stallone - "The Expendables - Unité Spéciale" (2010)

 Lee Chang-dong - "Poetry" (Avant-Première)

 Roy Rowland – "Solo pour une blonde" (1963)

 La "collection flamande" chez Malavida

 Bad lieutenant, escale à la Nouvelle Orléans (Blu Ray)

 Giuseppe Capotondi - "L'heure du crime"

 Festival Fantasia de Montréal - part VI et fin : du 25 au 28 juillet

 Roman Porno Nikkatsu - Graine de prostituée/Journal érotique d'une infirmière/Le doux parfum d'Eros

Tous les articles Cinema

Cinema

Clint Eastwood - "Invictus"

Sorties salles
Posté par Stéphane Poulard le 2010-01-12



Image principale
Ouvrir
 
Apporté à Eastwood par un Morgan Freeman en mission quasi-divine (dès 1994 l'acteur avait été désigné par Nelson Mandela comme étant le plus à même de l'incarner à l'écran) le sujet d'Invictus avait sans doute tout pour donner un film édifiant et autant l'avouer tout de suite, l'écueil n'est pas vraiment évité.
Il s'agit en effet de narrer comment Nelson Mandela s'est emparé de la coupe du monde de rugby se tenant en Afrique du sud en 1995 pour en faire un événement fédérateur pour la nouvelle Afrique du Sud post-apartheid. Emblème de la ségrégation raciale, pratiqué quasiment uniquement par des blanc, le rugby semblait pourtant le sport le moins bien placé pour rassembler la nouvelle nation arc-en-ciel mais c'est tout le génie de Mandela d'avoir compris qu'après avoir symbolisé l'apartheid le rugby pouvait être au centre de la politique de réconciliation qu'il entendait mener.

Matt Damon

Edifiant et lénifiant Invictus l'est sans nul doute et on a du mal à trouver trace d'un tel angélisme dans la filmographie d'un auteur qui par le passé privilégia souvent l'ambigüité et dont les films récents s’évertuent à scruter les zones d’ombres de l’Amérique. Bien sur, le talent d'Eastwood ne s'est pas évaporé. Fluidité et légèreté de la mise en scène, humour des dialogues qui désamorce l'emphase de situations qui chez d'autres deviendrait pompeuse, classicisme élégant parfaitement maitrisé, on retrouve bien la patte de l'Eastwood dernière période, patte qui rend Invictus agréable à suivre de bout en bout. On notera en particulier la facilité tout en détachement avec laquelle Eastwood réussit les scènes clés comme celle de la première rencontre entre François Pienaar (Matt Damon) le capitaine des Springboks et Nelson Mandela.

Cela ne suffit malheureusement pas à en faire une œuvre forte digne des meilleures réalisations du cinéaste. Il est sur qu’en empêchant d'aller vraiment gratter là ou ça fait mal l'hagiographie ne s'y prête pas vraiment. Ainsi, si les oppositions entre Noirs et blancs sont quasiment de toutes les scènes (Dès la première, la route sur laquelle passe un Mandela fraichement libéré fait office de frontière entre les rugbymen blancs et les footballeurs noirs) elles semblent souvent être prises un peu à la légère comme si leurs résolutions pouvaient advenir du simple fait d'un événement sportifs, comme si le drop de Joël Stransky qui donna la victoire finale à l'Afrique du sud était suffisant pour effacer 50 années d'apartheid.

Morgan Freeman et Matt Damon

Il suffit de voir la France d'aujourd'hui s'engluer dans le peu ragoutant débat sur l'identité nationale à peine plus de 10 ans après une coupe du monde de football victorieuse censée célébrer l'avènement de la France blacks-blancs-beur pour douter que ce genre d'événements fédérateurs ne puisse être autre chose qu'une simple parenthèse. Et la France n'est pas l'Afrique du sud... Ainsi on aurait aimé avoir un regard un peu plus profond sur tout ce qui a pu ou peut encore gripper dans le processus de réconciliation mise en place par Mandela.


Retrouvez d'autres articles sur Clint Eastwood :

Clint Eastwood réalisera un biopic de J. Edgar Hoover, légendaire directeur du FBI


Share/Save/Bookmark 






Commentaires
De : Didier Camberabornu

Peut etre qu'un réalisateur sud africain aurait été à même de faire le film que regrette notre dévoué et zélé rédacteur. A moins qu'Eastwood interroge davantage son propre pays que celui de Charlize Theron en évoquant ce messager de la divine réconciliation (avec George W Bush dans le role d'un springbock, l'animal s'entend)

Sinon comment il a filmé l'arnaque de la demi-finale qui voit les sud africains nous voler la victoire ? Avec du violon et un ralenti sur le sifflet de l'arbitre quand il accorde un essai non valable aux sudafs ou quand il nous en retire un ?



De : Jonah Leomou

Il ne filme pas vraiment le déroulement chronologique de la 1/2 finale. Il montre juste la pluie, la boue... Alors qu'il s'attarde beaucoup sur la chronologie de la finale.

C'est vrai qu'on pourrait faire un rapprochement avec l'Amérique d'Obama sauf qu'Eastwood a appelé à voter McCain. :)

De : with liberty & justice for bornu

C'est bien de le rappeler, on a tendance à en faire un mix entre l'abbé pierre et franklin delano roosevelt de cet homme-là

De : Ishmael

Il existe déjà un beau film sur la réconciliation en Afrique du Sud, c'est "In My Country" de John Boorman. Il n'y avait pas besoin de grandes figures ni d'évènement sportif symbolique.

De : noodles

tout à fait le genre de film qui n'aura pas mon argent, encore moins mon précieux temps...

De : Nico

Un gage aux studios pour faire un film qui lui est plus proche, j'espère. J'irai parce que c'est Eastwood mais les cinderella movies c'est pas trop mon truc.

De : Ishmael

Pour faire plaisir à son ami Morgan Freeman aussi peut-être ;) Je ne crois pas qu'il ait encore besoin de gages aux studios à son âge et vu l'avancée de sa carrière.

De : mr_kenyatta

Un Morgan Freeman en "mission quasi-divine"... Je rappelle que Morgan Freeman EST Dieu ! Y'a qu'à demander à Jim Carrey et Steve Carell, tiens...

De : Presse dans la melée

D'un autre côté un film qui parle de rugby peut pas être entièrement mauvais.

C'est le syndrôme "Fuhrer en Folie" ;-)

De : Infernalia

Le sport, les bons sentiments et l'Histoire n'ont pas toujours porté chance aux grands réalisateurs.... souvenons nous de "A nous la victoire" par exemple

De : noodles

moi je vais me remater "les rois du patins" .....

De : Ishmael

La première partie est agréable, film de chambre à la "Absolute Power" dans l'intimité de Mandela et de ses gardes du corps, le sentiment de la Maison Blanche transposée en afrique du sud comme si le changement de lieu était anodin: le monde devient clairement eastwoodien et rien d'autre par le prisme de ce metteur en scène. Qualité d'artiste, faiblesse de vision pourtant face à des considérations larges. Car la suite va hélas de mal en pis dans les gros traits et le simplisme politique, pour s'achever sur un match de final à la mise en scène particulièrement grotesque et ridicule dans son étirement.

De : mr_kenyatta

Ah ben déjà, vu qu'"Absolute Power", c'était pas bon du tout, tout ça me donne de moins en moins envie d'y aller :-(

De : Ishmael

Meilleur démarrage d'Eastwood en France. A ce titre le film semble plaire (il y a eu beaucoup d'applaudissements à la fin de ma séance).

Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot par dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages



FERMER