bandeau

 





 Selection Culturopoing dvd et blu ray - Mai 2013

 Luigi Comencini - "Les aventures de Pinocchio" (1972)

 Carlos Reygadas - "Post Tenebras Lux"

 Janko Anwar - "Modus Anomali"

 Ted Kotcheff - "La grande cuisine"

 Juan Antonio Bayona - "The impossible" (Blu-Ray)

 Andy Muschietti - "Mama"

 - Regards sur courts VIII - Europa Film Treasures -

 Entretien avec Ken Loach autour de "L'Esprit de 45"

 "L'Esprit de 45"- Ken Loach

 Danny Boyle - "Trance"

 Mark Ruffalo - "Sympathy for Delicious"

 Léonardo Di Costanzo - "L'Intervallo"

 Jeff Nichols - "Mud"

 Park Chan-wook - "Stoker"

 Robert Aldrich - "L'ultimatum des trois mercenaires"(1977)

 Bernard Rose - "Paperhouse" (Blu-ray, DVD)

 Shane Black - "Iron Man 3"

 William Vegas - "La sirga"

 Regards sur courts VII - Repentir de Quentin Rigot.

Tous les articles Cinema

Cinema

Césars 2011 : petits plaisirs et grands agacements (ou l’inverse...)

Hors Actu
Posté par Cyril Cossardeaux le 2011-02-26



Image principale
Ouvrir
 
Presque inévitablement, chaque année, la vision de la cérémonie des Césars (36ème du nom en 2011) nous inspire quelques interrogations immuables, plus ou moins futiles.
Commençons par celle qui peut sembler la plus anecdotique (quoique). Les remettants des trophées étant tous comédiens, la présence d’un prompteur défilant leur texte écrit à l’avance relève quand même un peu de la faute de goût ; que l’on sache, l’une des bases du métier d’acteur, c’est quand même bien de mémoriser un texte, non ? Et comme la plupart de ces textes d’introduction alignent quelques banalités bien senties (en même temps, se renouveler chaque année sur le même sujet, hein…), ça ne doit pas être bien plus difficile à apprendre qu’une poésie de CM1. Certains s’en affranchissent (ou alors donnent drôlement bien le change) et ce sont souvent les plus spirituels. Valérie Lemercier nous a ainsi gratifié d’un assez joli numéro nous faisant un peu regretter qu’elle ait cédée cette année sa place de Mme Loyal au traditionnel Antoine de Caunes, qui serait sans doute plus drôle si quelqu’un lui expliquait enfin qu’il n’était pas nécessaire de marquer une pause après chaque trait d’esprit.

Progressons de quelques degrés dans le registre de l’agacement avec le sort réservé à ce que l’on nous qualifie à tous les coups de "Césars techniques", ceux des soutiers de la photo, du son, du montage et autres postes "dépenses" hélas nécessaires dans le budget d’un film. "Césars techniques"… Est-ce à dire qu’il n’existe pas de technique de mise en scène, de technique scénaristique ou de technique de jeu d’acteur ? Ou bien ces derniers relèveraient-ils du domaine des "Césars artistiques" ? Oui, ça se pourrait bien, à vrai dire…
Alors qu’attend l’Académie pour mettre fin à cette mascarade de la grande famille unie du cinéma français pour faire comme à Hollywood et réserver les "beaux" Césars décernés aux people du cinéma (ceux que l’ineffable Laurent Weil sait toujours si bien accueillir au bout du tapis rouge, avec cette pratique journalistique jadis si bien définie par Pierre Bouteiller, "un sujet, un verbe, un compliment") au direct live et les autres off stage ? Ça nous éviterait probablement l’incroyable mépris affiché cette année pour le documentaire (pour ne rien arranger, le prestige de ce genre cinématographique passionnant n’était guère relevé par une sélection qui ne ressemblait pas à grand-chose : où étaient par exemple Dominique Marchais ou Nicolas Philibert ?). On ne rêvait que d’une chose : que le récipiendaire du prix le foute dans la gueule de Jean-Paul Rouve. Mais ce n’est manifestement pas ce qu’il fallait attendre du très urbain Jacques Cluzaud, coréalisateur d’Océans avec Jacques Perrin…

Rassurons les proches de Laurent Weil : il ne s'agit pas des impacts de balles que ses questions impertinentes ont suscités lors de cette cérémonie
Rassurons les proches de Laurent Weil : il ne s'agit pas des impacts de balles que ses questions impertinentes ont suscités lors de cette cérémonie

On peut aussi se poser la question de la pertinence en l’état de Césars comme ceux dévolus aux costumes et aux décors, quasi invariablement réservés aux "films d’époque" (il est vrai que "meilleurs costumes" pour Des hommes et des dieux, ça laisse quand même un peu pantois, même si on ne doute pas une seconde de l’excellence du travail de Marielle Robaut sur ce film). En même temps, ça a permis cette année à Besson et Tavernier (qui n’étaient là ni l’un, ni l’autre) d’éviter le zéro pointé pour leurs Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (bravo à Hugues Tissandier pour ses décors) et autre Princesse de Montpensier (et bravo à Caroline de Vivaise pour ses costumes).
Meilleur son pour un film largement musical (Jean Goudier, Cyril Holtz et Daniel Sobrino pour Gainsbourg (vie héroïque)), c’est aussi le genre de tautologie qu’aime bien l’Académie (qu’Edgar Ramírez n’avait pas tort de qualifier ingénument de "Française"). Et puis on est plutôt content pour les excellents professionnels que sont Caroline Champetier (meilleure photo pour Des hommes et des dieux), Hervé de Luze et Alexandre Desplat (respectivement meilleurs montage et musique pour The Ghost Writer).

Les petits sketchs nous laissent aussi régulièrement perplexes par leur extrême hétérogénéité. Autant le détournement des films nominés par de Caunes en début de cérémonie était joliment troussé, autant celui du tournage du "premier western français" nous a inspiré un énorme "what the fuck ?!?". Mais que venait faire Jérôme Deschamps dans cette galère interminable ?...
Elie Semoun s’est ramassé aussi l’un des plus beaux bides de sa carrière scénique et le premier César du meilleur film d’animation (dont la naissance a suscité quelques polémiques : lire à ce propos le point de vue comme toujours passionnant de notre ami Alexis Hunot sur son excellent blog, Zewebanim) méritait vraiment bien mieux que ça. L’espace d’une fraction de seconde, on espéra d’ailleurs que le "roi du doublage" auquel il serait fait appel pour remettre ce prix serait un Roger Carel ou un Francis Lax, avant de réaliser que la seule condition pour avoir accès à la scène du théâtre du Châtelet si on n’était pas un people dûment certifié était de disposer d’un physique de rêve (comme la très obscure Elisa Sednaoui…). Sylvain Chomet, valeur très sûre de l’animation française a plutôt logiquement hérité du César, même si son Illusionniste dédié à Jacques Tati est malheureusement bien loin d’avoir réédité le carton des Triplettes de Belleville. Du coup, ça faisait deux Césars pour l’animation française, puisque, peu avant, Logorama avait empoché celui du meilleur court-métrage. Exercice de style très brillant, dans la lignée de certaines productions précédentes du studio H5 (le très remarqué clip de The Child pour Alex Gopher il y a une dizaine d’années, par exemple), mais pourquoi un César en 2011 alors que le film accumule les récompenses depuis… 2009 ? Mystère.

Incontestablement, Elisa Sednaoui a tous les atouts pour remettre un César
Incontestablement, Elisa Sednaoui a tous les atouts pour remettre un César

Et un "espoir", qu’il soit féminin ou masculin, l’Académie des Césars nous expliquera-t-elle un jour ce que c’est et sur quels critères on les sélectionne ?
Pourquoi Edgar Ramírez au cinéma (français ? on peut douter que le reste de sa carrière se déroule chez nous…) est-il un espoir alors qu’Eric Elmosnino, non ? Ne peut-on pourtant pas considérer que le premier nommé fut un peu plus remarqué sur grand écran que le second avant les sorties de Carlos et de Gainsbourg ? Evidemment, être consacré espoir à 46 ans pour Elmosnino, c’eut été moyen… Mais on ne comprend pas très bien non plus comment certains jeunes comédien(ne)s peuvent être "espoir" plusieurs fois : deux fois pour Léa Seydoux, Anaïs Demoustier et Pio Marmaï et carrément trois pour Grégoire Leprince-Ringuet (toujours placé, jamais élu) ! Limite humiliant, non ? On se bornera à constater que les Oscars ne font pas ce genre de distinction d’"expérience" et c’est peut-être mieux comme ça…

Le César d’honneur reste un concept toujours aussi amusant, qui permet régulièrement au cinéma français de se faire croire que la grande star américaine (souvent) qu’il honore fait très grand cas de la France et de son industrie cinématographique. On a ainsi bien insisté sur le fait que Quentin Tarantino avait une cinéphilie très francophile ; disons qu’il connaît, à n’en pas douter, bien plus de films français que 99,9 % de ses compatriotes (et qu’il a nommé sa compagnie de production A Band Apart en hommage au film presque homonyme de Godard).
On nous a aussi rappelé, à juste titre, que ses films œuvraient au décloisonnement entre "cinéma traditionnel" et "cinéma bis". Visiblement, la leçon n’a pas été bien retenue par tout le monde… Nulle trace, ainsi, de Jean Rollin (sauf erreur de notre part) dans la liste des disparus de l’année 2010, alors qu’y figurait par exemple un agent artistique dont le nom nous a échappé et qui était certainement excellent dans son domaine. Le genre de choix révélateur de l’image que la profession cinématographique a d’elle-même, sans doute…
Comme le choix d’un hommage spécial à Bernard Giraudeau (comédien et réalisateur estimable et célébré ici-même à sa mort) l’année où disparaissaient Alain Corneau, Bruno Cremer ou surtout Claude Chabrol (heureusement, François Cluzet a sauvé l’honneur avec un très joli discours sur "Chacha")…

C'est sûr que " Le Viol du vampire", de Jean Rollin, c'est pas très César-compatible, a priori ; mais si ce photogramme était issu d'un film de Tarantino, hein ?...
C'est sûr que "Le Viol du vampire", de Jean Rollin, c'est pas très César-compatible, a priori ; mais si ce photogramme était issu d'un film de Tarantino, hein ?...

Et si on parlait maintenant du "cœur" de ce palmarès 2011 ?
Il est étrange de constater que les trois comédiens consacrés l’ont été pour avoir (re)donné vie a trois personnalités existantes (ou ayant existé), ce qui, on le sait, a de tous temps constitué un bon moyen d’attirer les prix, même si l’exercice est aussi très casse-gueule. Il y a évidemment une énorme différence entre frère Luc Dochier (l’un des moines de Tibhirine), Ilich Ramírez Sánchez dit Carlos et Serge Gainsbourg. Le public n’avait aucune image préconçue du premier : en aurait-il eu une que ça n’aurait probablement rien changé à la sublime composition de Michael Lonsdale, qui est de ces comédiens très rares qui apportent à un rôle ce qu’aucun autre de leur confrère n’aurait pu lui apporter. Les Césars ont récompensé un authentique génie de son art (et il était temps…), rien que pour ça, la soirée valait d’être suivie (même si cette récompense ne faisait guère de doute).
Pour Edgar Ramírez comme Eric Elmosnino, on peut davantage parler de "performance" d’acteur : le premier parce qu’il fait corps et âme avec un personnage si sulfureux qu’un acteur aurait pu y brûler sa carrière, multipliant avec brio les langues (espagnol, anglais, français, arabe) et jonglant avec les kilos ; le second parce qu’il a eu le vrai courage de relever un défi impossible, celui d’incarner l’un des Français les plus iconiques du 20ème siècle. Plus que Ramírez, Elmosnino prenait ainsi le risque de ne pas pouvoir échapper à l’imitation… *

A l’inverse, les trois comédiennes récompensées l’ont été pour des créations originales, plutôt sur le registre de la comédie (même si parfois grinçante, comme chez Blier). Aux hommes le sérieux et la gravité des sujets, aux femmes la futilité ? On pourra éventuellement méditer sur cette nouvelle division des sexes au sein du cinéma français…
Que l’on discute ou pas des choix opérés, on ne peut pas douter de la sincère émotion d’Anne Alvaro, Leïla Bekhti (César du décolleté, en prime) et Sara Forestier au moment de recevoir leur César et qui faisait plaisir à voir. Anne Alvaro n’a malheureusement rien d’autre à attendre du cinéma que quelques beaux seconds rôles, de temps en temps (Le Goût des autres il y a dix ans, Le Bruit des glaçons aujourd’hui), elle qui était pourtant déjà d’un hiératisme magnifique dans La Ville des pirates de Raúl Ruiz, il y a presque trente ans. Le choix de Leïla Bekhti (pour Tout ce qui brille) était peut-être plus discutable et on pouvait par exemple lui préférer la performance impressionnante de Yahima Torres dans Vénus noire ; mais cette dernière ne risque-t-elle pas d’être la comédienne d’un seul vrai grand rôle (voire d’un seul rôle tout court) et le concept d’"espoir" (décidément discutable) lui était-il approprié ?...
Enfin, Sara Forestier, dont le prix constitue une vraie surprise, finalement assez rafraîchissante, pour Le Nom des gens, incontestablement l’une des plus belles surprises de l’année passée, aussi récompensée du César du meilleur scénario original (mais assez autobiographique) signé Baya Kasmi et Michel Leclerc. Rafraîchissante aussi comme son discours assez cash (la Lydia de L’Esquive n’était pas loin), dont il nous a semblé qu’il a fait s’enfoncer dans son siège Denis Podalydès (ou son stupéfiant sosie ? cf. commentaires en bas d'article) de quelques centimètres…

Michael Lonsdale et Sabrina Ouazani dans "Des hommes et des dieux"
Michael Lonsdale et Sabrina Ouazani dans "Des hommes et des dieux"

Comme très souvent, le meilleur film étranger s’est avéré américain (huit fois sur dix depuis 2002)… Cette année, ce fut donc The Social Network de David Fincher. On reste quand même confondu par le conformisme et le manque de curiosité révélés par ce César de la part de gens dont le cinéma est, rappelons-le, le METIER. Comment expliquer autrement que, depuis sa création, aucun film iranien, taïwanais, chinois, coréen, argentin, roumain, portugais (pour ne citer que les principaux pays dont les cinématographies nationales ont secoué le paysage ces vingt ou trente dernières années) n’ait jamais été récompensé ? Depuis dix ans, tous ces pays réunis n’ont récolté que QUATRE malheureuses nominations ! Sans parler du cinéma japonais qui n’a été consacré qu’une seule fois, il y a… trente ans (Kagemusha). Cette année était particulièrement représentative avec l’absence de films comme Oncle Boonmee, Poetry ou Mother… Mais ça n’est pas grave, continuons à récompenser de grosses productions américaines dont les réalisateurs ne prennent généralement même pas la peine de se déplacer pour récupérer un prix qui n’a, pour eux, aucun enjeu commercial.

Joann Sfar a fait comme ses collègues dessinateurs Marjane Satrapi (avec Persépolis en 2008) et Riad Sattouf (avec Les Beaux gosses) : le César du meilleur premier film pour ses débuts dans le cinéma. Son triomphe est plus discutable que celui de ses prédécesseurs mais finalement plus large (trois prix au total). On regrettera quand même qu’il n’y ait presque pas eu un mot (et aucun de Sfar ou d’Elmosnino) pour saluer la mémoire de Lucy Gordon, l’interprète de Jane Birkin, disparue avant la sortie du film. Un oubli qui confine à la goujaterie, à l’heure des remerciements interminables…

Le triomphe conjoint de Beauvois et Polanski, c'était écrit
Le triomphe conjoint de Beauvois et Polanski, c'était écrit

Restait à arbitrer le match final à trois entre les vrais favoris des "grands" Césars : Des hommes et des dieux, The Ghost Writer et Tournée. Aucun triomphe à la Un prophète, cette année, mais un palmarès plutôt équilibré… et un grand oublié (injustement), Tournée. C’est le film de Xavier Beauvois qui a été consacré meilleur film et on peut dire que c’était écrit depuis longtemps mais absolument pas immérité. Le discours de Beauvois était d’ailleurs très touchant, qui faisait appel à ses souvenirs de jeune cinéphile truffaldien, rêvant, un soir, d’être à la place où il était hier. Ses petites piques anti-gouvernementales étaient plus convenues et un peu attendues, mais pas infondées pour autant.
Mais le vrai triomphateur a finalement été Roman Polanski, récompensé deux fois : pour la meilleure adaptation (avec Robert Harris, l’auteur du roman originel) et comme meilleur réalisateur (pour la troisième fois… et pour la troisième fois pour un film en anglais) pour The Ghost Writer. La rédaction cinéma de Culturopoing, au flair décidément infaillible, en ayant fait le film de l’année 2010, vous pensez bien qu’on ne va pas s’en plaindre et au contraire s’en réjouir. Tout juste peut-on se demander qui était VRAIMENT récompensé, hier soir : le grand cinéaste reconnu depuis bientôt cinquante ans ou bien l’artiste souverain que de méchants Américains puritains embêtent pour une petite affaire de mœurs depuis une trentaine d’années ?...

Et puis on finira avec mauvais esprit sur cette question : quel genre de commentaires alarmistes auraient pu susciter l’académie du cinéma iranien si elle avait consacrée coup sur coup des films titrés Un prophète et Des hommes et des dieux ?


* On a cru un moment qu’Edgar Ramírez inaugurait l’ère des "discours 2.0" de récipiendaires de prix en lisant son texte déjà écrit sur son Blackberry. Las, le sien s’est avéré tout aussi long que celui de ses collègues en étant resté aux traditionnels papier et stylo…






Share/Save/Bookmark 






Commentaires
De : noodles

c'était pas podalydès assis à côté de sara forestier..... culturopoing offre douze coffrets dvd à celui qui nous donne le nom de celui qui savait plus où se mettre après les révélations de la césarisée

De : Cyril C.

Ooops... Alors toutes mes confuses pour cette erreur sans aucune malice. En même temps, bon, c'est un couple qui m'étonnait. En tout cas, Denis Podalydès a un souci, c'est bon à savoir, ça peut servir !

De : Alain

Vous vous insurgez c\'est très bien et moi aussi: contre ces césar d\'honneur qui devrait récompenser une carrière accomplie , celles d\'aînés prestigieux et injustement oubliés, et non la dernière star à la mode, américaine de surcroît! N\'êtes-vous pas de mon avis ?

De : jacques d.

Oscars ? Escarres (visiblement Elisa Sednaoui n'en a point... ouf !) !

Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot plus dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages





FERMER