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Andrew Kötting - Coffret
Sorties DVD
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De l’art. De la poésie. Une fraction de réalisme cru, une pincée de fantas(ti)que et quelques obsessions. Voici ce que vous découvrirez à l’intérieur de ce coffret disponible depuis le 5 février chez Ed Distribution. Kötting, vidéaste et homme. Son univers est celui du labeur, des êtres singuliers, troublés, à fleur de peau, d’une intelligence plus sensitive que rationnelle. Ses images voguent entre les films des années 30 - noir et blanc syncopé – et les performances vidéographiques – déformation plastique, compilation d’éléments visuels hétérogènes... Il se nourrit de ce qui le touche et nous livre des histoires quotidiennes, des métaphores conceptuelles autour de thèmes communs : la terre et l’identité comme matrices fondatrices reliant ses différents opus. Et la musique comme ciment vivant, parfois sous forme de bande son, parfois comme hommage à Johnny Cash, d’autres encore comme frénésie sexuelle dans l’emblématique « Klipperty Klopp » (Tagada), court-métrage sur la métaphore du galop comme euphorie païenne. Kötting parle de ce qu’il connaît et de ceux qu’il connaît : le patrimoine, Jésus, sa fille…Il travaille avec des collaborateurs fidèles comme David Burnand qui compose la plupart de ses musiques. ![]() Ses films sont parfois comme des peintures hollandaises du XVIIIe Siècle, parfois un mélange de land-art, ou de revendication socio-politique à la Ken Loach. On sent également toute l’influence de l’animation et des films de science-fiction français des années 70 (ancrés dans la campagne). Le très court « Nucleus Ambigus » est une provocation visuelle menée à la perfection, qui résume très bien l’esprit Kotting. Car toutes ces références ne l’empêchent pas de marquer d’une empreinte singulière le cinéma de son époque. Cette « harmonie des contrastes », cette « ivresse anglaise » palpable dans chacune de ses images rendent ses films indispensables. Dans « Gallivant », son premier long-métrage, il recrée un road-movie intimiste et autobiographique avec sa fille (atteinte de la maladie de Joubert) et sa grand-mère, une épopée tendre et fantasque, loin du misérabilisme. « Cette sale terre » continue sur le thème de la famille mais celle qui se déchire et s’affronte. Dans une froide crudité, d’une teinte principalement bleue, ce film de fiction est une allégorie à la terre. La terre comme identité personnelle mais aussi nationale, comme possession des esprits et des passions, comme richesse et hiérarchie sociale. La terre comme enclave, comme liberté et prison paradoxale. ![]() L’histoire de Kath et Francine est tirée d’un livre de Zola. Pourtant il ferait tout aussi bien penser à une reprise de Frankenstein, notamment avec la traque de l’étranger à travers le village, l’orage comme métaphore de la folie du peuple, et le clocher qui tombe dans un final fracassant...Il aime bousculer, aller à contre courant. Ses personnages sont à son image, et les plus antipathiques sont finalement les plus sages… En résumé : de l’humour, de la passion, du danger et beaucoup d’esthétisme, le tout dans un coffret élégant et composé d’un CD, d’un livret et de cartes postales tirées des films, un beau cadeau à recevoir, ou à s’offrir. Consulter le site d'ED distribution ici . Retrouvez d'autres articles sur Andrew Kötting : Andrew Kötting – Ivul (avant-première)
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