bandeau

 





 Rob Epstein & Jeffrey Friedmann - "Howl"

 Abel Ferrara - "Go go tales"

 "El Chino" - Sebastián Borensztein

 Larry Fessenden - "The last winter".

 Gok Kim et Sun Kim- White : the melody of the curse

 Entretien avec Ricardo Darín pour la sortie de "El Chino" de Sebastián Borensztein le 08/02/2012

 Mort du comédien Ben Gazzara

 Bob Rafelson - "Five Easy Pieces"

 Vintage Classics, première salve 2012 : du mystère, de la passion, de l'aventure !

 Tony Kaye - "Detachment"

 Naomi Kawase - "Hanezu"

 Sherlock Holmes, Jeu d'ombres - Guy Ritchie

 Pour une poignée de nanars avec Bach films : science-Fiction des années 50

 Entretien avec Mathieu Demy autour de la sortie d'Americano

 « Est-ce ainsi… Révolutions » pour les 12èmes journées cinématographiques dionysiennes

 Video kills the radio star: "Talk Radio" d'Oliver Stone.

 Leïla Kilani - "Sur la planche"

 Jean-Pierre Denis - "Ici-Bas"

 Millenium - David Fincher

 David Cronenberg - "Faux-semblants" (Blu-Ray)

Tous les articles Cinema

Cinema

Andrew Kötting - Coffret

Sorties DVD
Posté par Marion Oddon le 2008-03-16



Image principale
Ouvrir
 
De l’art. De la poésie. Une fraction de réalisme cru, une pincée de fantas(ti)que et quelques obsessions. Voici ce que vous découvrirez à l’intérieur de ce coffret disponible depuis le 5 février chez Ed Distribution.

Kötting, vidéaste et homme.

Son univers est celui du labeur, des êtres singuliers, troublés, à fleur de peau, d’une intelligence plus sensitive que rationnelle. Ses images voguent entre les films des années 30 - noir et blanc syncopé – et les performances vidéographiques – déformation plastique, compilation d’éléments visuels hétérogènes...

Il se nourrit de ce qui le touche et nous livre des histoires quotidiennes, des métaphores conceptuelles autour de thèmes communs : la terre et l’identité comme matrices fondatrices reliant ses différents opus. Et la musique comme ciment vivant, parfois sous forme de bande son, parfois comme hommage à Johnny Cash, d’autres encore comme frénésie sexuelle dans l’emblématique « Klipperty Klopp » (Tagada), court-métrage sur la métaphore du galop comme euphorie païenne.

Kötting parle de ce qu’il connaît et de ceux qu’il connaît : le patrimoine, Jésus, sa fille…Il travaille avec des collaborateurs fidèles comme David Burnand qui compose la plupart de ses musiques.

Photobucket


Ses films sont parfois comme des peintures hollandaises du XVIIIe Siècle, parfois un mélange de land-art, ou de revendication socio-politique à la Ken Loach. On sent également toute l’influence de l’animation et des films de science-fiction français des années 70 (ancrés dans la campagne). Le très court « Nucleus Ambigus » est une provocation visuelle menée à la perfection, qui résume très bien l’esprit Kotting.

Car toutes ces références ne l’empêchent pas de marquer d’une empreinte singulière le cinéma de son époque. Cette « harmonie des contrastes », cette « ivresse anglaise » palpable dans chacune de ses images rendent ses films indispensables.

Dans « Gallivant », son premier long-métrage, il recrée un road-movie intimiste et autobiographique avec sa fille (atteinte de la maladie de Joubert) et sa grand-mère, une épopée tendre et fantasque, loin du misérabilisme.

« Cette sale terre » continue sur le thème de la famille mais celle qui se déchire et s’affronte. Dans une froide crudité, d’une teinte principalement bleue, ce film de fiction est une allégorie à la terre. La terre comme identité personnelle mais aussi nationale, comme possession des esprits et des passions, comme richesse et hiérarchie sociale. La terre comme enclave, comme liberté et prison paradoxale.

Photobucket


L’histoire de Kath et Francine est tirée d’un livre de Zola. Pourtant il ferait tout aussi bien penser à une reprise de Frankenstein, notamment avec la traque de l’étranger à travers le village, l’orage comme métaphore de la folie du peuple, et le clocher qui tombe dans un final fracassant...Il aime bousculer, aller à contre courant. Ses personnages sont à son image, et les plus antipathiques sont finalement les plus sages…


En résumé : de l’humour, de la passion, du danger et beaucoup d’esthétisme, le tout dans un coffret élégant et composé d’un CD, d’un livret et de cartes postales tirées des films, un beau cadeau à recevoir, ou à s’offrir.

Consulter le site d'ED distribution ici .


Retrouvez d'autres articles sur Andrew Kötting :

Andrew Kötting – Ivul (avant-première)


Share/Save/Bookmark 






Commentaires
Pas de commentaires pour le moment
Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot de dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Sorties salles
         Sorties DVD
         Hors Actu
         Entretiens
         Dossiers/Hommages





FERMER