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Agnès Varda - "Les plages d’Agnès"
Sorties salles
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C’est l’histoire d’une petite vieille bien vivante, qui a filmé toute sa vie d’autres petits vieux, mais aussi des couples, des mouvements, des corps et aussi beaucoups de pommes de terre. Agnès Varda, c’est une vision fraiche et décalée, une petite voix fluette posant des phrases sur la pellicule, un sens inné du dispositif. « Les plages d’Agnès » est un film en forme de miroir pour cette amatrice de filets. Elle s’embarque avec nous, amarrant sur les rives d’une jeunes femme solitaire, amoureuse d’art, de voyages, amatrice de gens et de jeux de mots, manœuvrant entre les vagues tentatrices des célébrités qui ont partagé ou parcouru sa vie, dont Jacques Demy, son principal compagnon. Une velleité de cinéma amatelotée entre deux grands noms -Varda et Demy- qui s’épanouissent dans un travail insouciant et généreux, et qui avant d’être des fiches papiers dans les vides greniers étaient des êtres de sang et de chairs. Demy qui deviendra son point d’ancrage mais aussi la principale raison de son vague à l’âme une fois emporté par le sida. Choisissant les frêles embarcations, Agnès Varda arrive avec détermination et belle diplomatie à voguer à travers les époques, sans jamais s’éloigner de ce qui lui est proche. Une belle leçon d’allégresse auprès d’une mamie qui n’est pas prête de devenir gateuse, et qui conserve à quatre vingt ans passés toutes ses envies et ses émotions. Un documentaire anniversaire, sur Agnès, le cinéma et les puzzles. Retrouvez d'autres articles sur Agnès Varda : Rencontres du MK2 Quai de Loire - Mars-Avril 2010 Entretien avec Agnès Varda autour du livre "Les Plages d’Agnès"
Commentaires
De : Batrachat Avec sa pancarte qui nous fait savoir qu'à présent "elle a mal partout" Agnes Varda s'est mise en bordure de manifestation féministe, comme après avoir passé le relai. A vous maintenant, les jeunes, dit la facécieuse ailleule qui les installe sagement autour d'elle, après avoir été à leur âge une indépendante plus qu'affirmée. Indépendance peut-être pas toujours facile à marier avec complicité et encore moins avec conjugalité. Mais quel parcours ! Et quelle pertinence dans ses opinions et ses combats, ses rencontres et son talent à mettre en lumière les richesses des sans voix. De : mr_kenyatta Chère Agnès (rien à faire, on n'arrive pas à vous donner du "Madame", ça introduirait trop de distance, vous qui faites tout pour qu'on se sente chez soi dans ce film), on sort des "Plages" en ayant envie de vous embrasser et d'embrasser la vie, aussi, qui file si vite, même pas deux heures (trop courtes) de film, pfuit... Jurez-vous quand même que ça n'est pas votre testament cinématographique ! Insérer un commentaire : |
