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 John Frankenheimer - "Seconds, l'opération diabolique" (1966)

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"Vivement le cinéma" : Jérôme Prieur remonte poétiquement aux sources du cinéma sur Arte le 26/12


Posté par Cyril Cossardeaux le 2011-12-25



 
Pour l’immense majorité des gens (et pour l’histoire la plus "officielle" du 7ème art), le cinéma est né le 28 décembre 1895, au Salon indien du Grand Café, avec la projection de dix petits films des frères Lumière (dont, contrairement à ce que l’on croit généralement, le fameux L’Arrivée du train en gare de La Ciotat ne faisait pas partie). Pour beaucoup d’historiens plus pointilleux, c’est loin d’être aussi simple : la plupart remontent plutôt à la chronophotographie d’Etienne-Jules Marey, au zoopraxiscope d’Eadweard Muybridge, au praxinoscope d’Emile Reynaud, au kinetoscope de Thomas Edison, voire, une soixantaine d’années avant Auguste et Louis Lumière, au phénakistiscope du bien nommé Joseph Plateau *. D’autres vont encore plus loin et considèrent que les "fantasmagories" de l’incroyable Etienne Robertson, qui provoquaient la terreur dans les soirées souvent dissolues de la bonne société du Directoire, jettent déjà les bases du futur cinéma.

"Vivement le cinéma"

Parmi eux figure en bonne place l’écrivain et cinéaste Jérôme Prieur, surtout connu pour les films qu’il a coréalisés avec Gérard Mordillat, sur Antonin Artaud (La Véritable histoire d'Artaud le Mômo) ou Jacques Prevel (Jacques Prevel, de colère et de haine) mais surtout sur le christianisme, dont le très célébré Corpus Christi. Mais Prieur est aussi l’un des plus grands connaisseurs et défenseurs de Robertson et il a choisi d’emprunter sa voix (via celle du comédien Grégory Gadebois) pour nous conter malicieusement et avec beaucoup d’humour et de poésie cette longue genèse. Il est vrai que le Belge Robertson (de son vrai nom Etienne-Gaspard Robert) était un sacré bonhomme, un esprit éclairé touche-à-tout comme l’époque des Lumières (amusant clin d’œil de l’Histoire…) en connut quelques-uns.
Evidemment, Robertson/Prieur passe en revue toutes les inventions précités et quelques autres encore, moins connues, toutes assez stupéfiantes de beauté et d’inventivité (et n'oublie évidemment pas Georges Méliès). Il ne s’agit évidemment pas du premier documentaire sur ce que l’on appelle aussi le "pré-cinéma" et l’une des grandes surprises de Vivement le cinéma (quel meilleur titre imaginer pour ce film ?) est de nous montrer qu’il s’agissait presque d’un genre en soi depuis les années 20-30, alors que l’"art cinématographique" n’avait pas encore gravé dans le celluloïd toutes ses règles de grammaire : à peine adulte, le cinéma écrivait déjà sa propre histoire… On pourrait même craindre la leçon d’histoire un peu bourrative et idéale pour s’endormir gentiment devant sa télé un surlendemain soir de réveillon.
C’est tout le contraire. Vivement le cinéma est un petit bijou, aussi passionnant sur le fond que merveilleux sur la forme, le spectacle idéal, au contraire, en cette période de Noël et peut-être le plus beau cadeau d’Arte pour ces fêtes. Un peu dommage qu’il soit programmé un peu tard (22h25) pour les enfants mais ce sont les vacances, après tout, et, pour les faire patienter, la chaîne propose trois Laurel et Hardy. Vous n’avez donc aucune excuse !

Vivement le cinéma (2011), de Jérôme Prieur (52 min), en coproduction avec la Cinémathèque française, le lundi 26 décembre 2011 à 22h25 sur Arte (puis disponible en catch-up TV pendant plusieurs semaines, très probablement).


* Qui sait si la postérité sans égal des frères lyonnais dans l’invention de ce nouvel art ne vient pas aussi de la (relative) simplicité du nom de leur invention ("cinématographe") par rapport à la complexité de la plupart de ses ascendants ?...




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