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"Let me In", le remake de "Morse", dévoile une bande annonce qui sent bon le copier-coller... |
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Après l'exercice de style you tube de Cloverfield, le réalisateur Matt Reeves s'est-il lancé pour défi un remake à la Psycho 98 ou Funny Games US? Pas aussi rigoureusement sans doute, mais le trailer de Let Me In, remake de l'excellent Morse de Thomas Alfredson, se montre extrèmement proche des images de l'oeuvre originale. Aurions nous surtout à faire plus mercantilement parlant à un copycat qui capitalise au maximum sur un film étranger récent à succès, à la façon du remake de Rec? Laissons le bénéfice du doute aux jeunes révélations Kodi-Smith McPhee (La Route) et Chloe Moretz (Kick-Ass) qui tiennent ici l'affiche en compagnie d'Elias Kotéas et Richard Jenkins... [EDIT] Si vous êtes d'humeur ludique comme certains petits malins rapides de la toile, quelques petites comparaisons sur ce lien ou encore sur celui-ci. On s'amusera de voir comment Reeves rejoue carrément "en miroir" certains plans. Retrouvez d'autres articles sur Matt Reeves : Matt Reeves - "Cloverfield" Une nouvelle adaptation cinématographique de "Twilight Zone" confiée à Matt Reeves
Commentaires
De : Romain C. C'est regrettable à dire, mais en visionnant le film une semaine après avoir lu le livre, j'ai alors pensé qu'une nouvelle adaptation cinématographique américaine du roman de Lindqvist pouvait facilement surpasser la tentative de Tomas Alfredson. En effet le film suédois est une version édulcorée du roman. Tout le côté « crasseux » du livre est passé à la trappe : - dans le film, Oskar a le physique d'un mannequin. Il était grassouillet (et incontinent) dans le roman (d'où son surnom de Cochonou) - les gamins qui malmènent Oskar dans le film sont des enfants de cœur comparés à ceux du livre - le côté horreur du roman (violence des scènes d'attaque de Eli, Hakkan en sodomite, Tommy qui s'acharne pendant des heures sur une dépouille...) est presque invisible dans le film. C'est dû en partie au manque de moyen du film, mais Alfredson aurait quand-même dû réviser ses classiques d'horreur avant de prendre sa caméra - les scènes entre Eli et Hakkan, clou de l'œuvre de Lindqvist, sont partiellement râtées à cause d'un Oskar un peu trop transparent et un réalisateur qui n'a pas bien su le guider Et je ne parle même pas des incohérences scénaristiques des 20 dernières minutes du film (d'autant plus étonnantes que le scénario est écrit par l'auteur du roman). Reste au film suédois, une Eli (jouée par Lina Leandersson) hypnotisante et convaincante. Ceci dit, je me méfie aussi du remake américain. Hollywood n'est pas en reste pour édulcorer les œuvres originales (il suffit de regarder le physique de l'acteur qui joue Oskar). J'espère que le nouveau film réussira au moins à faire transparaître l'horreur et la peur bien présentes dans le livre. Insérer un commentaire : |
