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"Hung" démarre sur Orange Cinéma Séries


Posté par Florence le 2009-12-04



 
C’est la crise. Nul n’est censé l’ignorer et nul ne l’ignore. Et ce n’est pas à Detroit (ville portuaire dont l’origine est française, comme son nom, celui du fleuve, l’indique), fleuron de l’industrie automobile américaine, que l’on vous dira le contraire. Ah, le Middle West ! Ses paysages acier et fer, ses immeubles de brique, ses usines qui s’écroulent. Tout un poème ! Quelle ville plus que Motor City peut symboliser la fin d’un monde, celui de la civilisation de l’automobile, cette reine masculine toute puissante, symbole de liberté, de croissance dopée au pétrole, et de virilité, tant il est vrai que l’homme occidental a toujours vécu cette amas de ferraille surmonté de quatre roues comme une prolongation phallique de sa toute puissance. 

Qu’à cela ne tienne ! Puisque la voiture se meurt, puisque le pétrole s’épuise et que la ville dépérit, Ray Drecker, quadragénaire total (sa femme l’a quitté, ses enfants sont ados, sa bourse est vide) retourne aux sources : il vivra de sa grosse B(ite). Après tout, pourquoi pas ? Quand tout part en vrille, quand votre (la) maison brûle, quand il ne vous reste que cette excroissance gigantesque dont la nature, par le plus grand des hasards, vous a doté, pourquoi ne pas en faire un métier, une rente, un destin ?
Voilà donc l’argument de Hung, nouvelle série HBO, diffusée depuis le 1er décembre dernier sur Orange Ciné Max. Le pilote, prometteur, brosse en quelques tableaux la situation de son héros, parallèlement à celle de la ville où il y vit, qui nous est montrée en quelques plans synthétiques mais éloquents.

"Hung"

On regardera Hung, non parce que son héros a une grosse B., mais pour y découvrir une nouvelle pièce du puzzle des Etats-Unis d’Amérique à travers le prisme de la fiction télévisuelle, après le Nouveau Mexique de Breaking Bad, la Californie de Six Feet Under, l’Utah de Big Love, le Sud profond de True Blood, et le Baltimore/Maryland/Murderland de The Wire.
On regardera Hung, non parce que son héros a une grosse B., mais parce que, comme Walter White dans Breaking Bad, Ray Drecker est professeur. Il n’est pas, comme son collègue de fiction, spécialiste de chimie, mais professeur d’histoire - intéressant - et coach de l’équipe de basket du lycée. Le prof deviendrait-il le symbole de l’Amérique en crise ?
On regardera Hung, non parce que son héros a une grosse B., mais parce qu’une nouvelle fois, en un épisode, on est accroché à une histoire qui nous est racontée à la première personne, sans oublier d’installer d’emblée son personnage dans un contexte familial et social ultra crédible.
On regardera Hung, non parce que son héros a une grosse B., mais parce que qu’on a envie de savoir si, vraiment, la prostitution est un business comme un autre, après tout !?
Enfin, on regardera Hung, non parce que son héros a une grosse B., mais parce qu’on ne peut pas s’empêcher de se demander si on la verra, finalement, la fameuse B., ou si, comme d’habitude, on devra se contenter de promesses ?

Réponse donc, dans un prochain article, à la fin de la saison 1.




Retrouvez d'autres articles sur Colette & Lipkin Burson :

Colette Burson & Dmitry Lipkin - "Hung", saison 1


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Commentaires
De : mr_kenyatta

Après 7 épisodes, "Hung" tient globalement ses promesses, notamment grâce à un excellent casting.
Thomas Jane est sexy en diable et plutôt crédible en objet de désir se découvrant sur le tard. On le verra d'ailleurs dans le prochain film de John McTiernan, "Run".
D'un physique plus atypique, Jane Thomas est parfaite également en mac qui voit là enfin l'occasion de changer de vie. Le duo fonctionne bien.
Et puis grand plaisir de retrouver la toujours très très belle Natalie Zea (déjà vue dans "Dirty Sexy Money"), même si ce n'est que pour quelques épisodes...

De : Florence

A ce jour (mais il faut toujours être très prudent avec les séries... et attendre la fin de la saison) je suis plutôt déçue par rapport aux tout premiers épisodes. Ce Ray ne m'accroche pas (malgré ses évidentes qualités, et un jeu OK, mais il a un je ne sais quoi de manque de charisme... il est vrai qu'on ne peut tout avoir...:-)). Il manque un je ne sais quoi de radical, pour l'instant la série ne pousse pas à fond dans le sens de la question qu'elle semblait poser.
A suivre (et pour info, toujours aucune image de la grosse B.... Ah! La B... image taboue de la société de l'image... étonnant qu'il faille la pornographie pour voir la B... (enfin pas tellement étonnant finalement).

De : noodles

thomas jane vu dans deux ou trois films où il a le charisme d'une huître (pas fraîche).... mais vous m'avez mis l'eau à la bouche Mzelle Florence..

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