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"Bored to Death" sur Orange Cinéma Séries |
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Largué par sa girlfriend dès la première scène du premier épisode, un jeune écrivain-journaliste, autant par désoeuvrement et dépit amoureux que par imitation de son idole Philip Marlowe, s'improvise détective privé "non professionnel". Chaque court épisode (23 minutes) de la mini-série (8 épisodes seulement pour la 1ère saison) Bored to Death, écrite par le romancier et novelliste Jonathan Ames (qui a d’ailleurs donné son propre nom à son personnage de détective velléitaire), verra donc la résolution (ou non ?) d’une affaire (oh, de petites affaires : disparitions temporaires, soupçons d’adultère…) alterner avec les aventures sentimentales (il veut reconquérir son ex) et professionnelles (il est employé par un patron de presse visiblement plus intéressé par son herbe que par ses articles) du héros. Les deux premiers épisodes ont été diffusés en France cette semaine (sur Orange Cinéma Séries, dans le cadre du deal global passé avec HBO et garantissant déjà la diffusion sur Orange de plusieurs séries dont nous vous avons déjà parlées : True Blood, Big Love, Breaking Bad, Hung…) et s’avèrent très drôles. Le ton et les rapports entre les personnages ne sont pas sans rappeler un peu le séminal Dream on, qui avait largement créé le style HBO, au moins dans le domaine de la sitcom sophistiquée, genre dans lequel on peut ranger Bored to Death. Disons que Jonathan Ames (le héros) pourrait être un mix entre Martin Tupper et... Johnny Staccato ! ![]() Le charme agit évidemment beaucoup grâce au casting et un très beau trio de personnages principaux. Avec son air de "Jackson Browne meets Droopy", Jason Schwartzman fait évidemment merveille dans le rôle principal, sa petite taille (1,68 m) ajoutant au côté décalé du type toujours un peu à côté de la plaque mais se mettant en tête de reproduire dans la vie réelle les attitudes des héros de ses lectures. Dans celui de son meilleur pote frustré par une épouse peu portée sur "la chose", l’incontournable Zach Galifianakis semble pour l’instant un peu sous exploité ; attendons les épisodes suivants. Mais la très belle surprise vient surtout d’un excellent Ted Danson dans le rôle du patron d’Ames : le temps est vraiment très loin du remake US de Trois hommes et un couffin où Danson partageait l’affiche avec Tom Selleck et Steve Guttenberg… De toute façon, comment ne pas tomber amoureux d’une série truffant son premier épisode d’extraits de chansons des Young Marble Giants, hein ?... Retrouvez d'autres articles sur Jonathan Ames : Jonathan Ames – "Bored to Death" (série TV)
Commentaires
De : Florence je vais regarder. Et pourquoi Bored to death? peut être qu'il faut être bored to death pour écrire? De : mr_kenyatta C'est une bonne question, à laquelle la réponse n'apparaît pas forcément très clairement... Disons que les personnages de Schwartzman et Galifianakis ont un côté "slacker" assez prononcé. Mais bon, c'est pas "Clerks" de Kevin Smith non plus, hein. Insérer un commentaire : |
