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Cinema

« Est-ce ainsi… Révolutions » pour les 12èmes journées cinématographiques dionysiennes

Dossiers/Hommages
Posté par Culturopoing - Les partenariats (Guillaume) le 2012-01-19



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Culturopoing est l’heureux partenaire cette année des journées cinématographiques dionysiennes de Saint-Denis, qui comme chaque année se déroulent au cinéma l’Ecran. Une manifestation que nous aimons tout particulièrement et que avons toujours été fier de soutenir tout au long de ses divers millésimes. Un monde en révolution, d’hier à aujourd’hui, c’est ce qui sera mis en valeur cette année à l’occasion de cette 12ème édition qui se déroulera du 1er au 7 février 2011. Un écho aux actualités du printemps arabes et des indignés de Wall Street bien sur, mais la thématique possède des ramifications qui dépassent au cinéma la seule actualité, ce que le festival choisit également d’explorer.

« Comment le cinéma parle-t-il des révolutions, comment les cinéastes peuvent-ils en témoigner, quelle action révolutionnaire peut-il y avoir dans un geste cinématographique, peut-on filmer la révolution en train de se faire? Le cinéma peut-il être un signe avant coureur d’une révolution politique ?(*1) »



Fernando E. Solanas
 
 
Tant de questions qui passent notamment par l’un des éléments clé de cette cuvée : la présence du cinéaste argentin Fernando E. Solanas en tant qu’invité d’honneur, lui qui dut fuir le régime argentin et vivre exilé en France de 1976 à 1983. Il présentera le vendredi 3 février à 14h une Master Class et un ouvrage inédit, Tierra sublevada! parte 1 – Oro Impuro, qui aborde la mise à sac des ressources minérales de l’Argentine et les luttes écologiques des populations. Mais le cinéaste présentera également à 19h30 son grand classique, L’heure des brasiers, documentaire fleuve de 4h08 narrant l’histoire du peuple argentin sous les prismes de l’oppression et du soulèvement. Un film surprise encore le 4 février à 15h15 clôturera cet hommage au metteur en scène.


Autre grande thématique incontournable du festival: les  printemps arabes
. Le 2 février, début des hostilités avec une approche de la situation en Iran, autour de deux films : Iran About d’Emilio Casalini et l’œuvre anonyme Fragments d’une Révolution. Une rencontre s’en suivra avec Ahmad Salamatian, politologue, et Bamchade Pourvali, spécialiste du cinéma iranien.
Le 4 février, la journée s’annonce dense. Une carte blanche sera ainsi donnée à l’association AFLAM (qui se consacre à « l’expression des cultures arabes à travers l’image et plus particulièrement du cinéma »). Au programme, le documentaire inédit Tahrir 2011: the good, the bad and the politician de Tamer Ezzat, Ayten Amin et Amr Salama. Tamer Ezzat sera à l’honneur d’une rencontre à l’issue de la projection à 14h. A 16h30 , ce sera une conférence en image, dans le cadre le cadre de la Carte blanche à l’Association du cinéma euro-arabe, intitulée : "Notre Liberté - Cinquante ans de cinéma sous la dictature syrienne". Cette association présentera également à 20h30 un programme composé de plusieurs courts et documentaires.  A 18h15, vous pourrez aussi découvrir Revolution under 5’ qui se penche sur la situation post-révolutionnaire en Tunisie. Encore une fois, le tout accompagné d’une rencontre avec l’auteur, Ridha Tlili.
Prolongation le lendemain 5 février avec la table ronde "Le 89 arabe" qui réfléchira sur les révolutions en cour, le tout en présence de l’historien Benjamin Stora et du journaliste Edwy Plenel (mais aussi du critique Tahar Chikhaoui, et des cinéastes Hala Alabdalla et Thomas Heise).
 


Prisonner/Terrorist (2007)

Le lundi 6 février, focus sur le cinéaste Masao Adachi, grande figure de la contre-culture japonaise des années 60/70 et compagnon de route de Koji Wakamatsu pour lequel il écrira les scénarios de Quand l’embryon part braconner (1966) ou de L’Extase des anges (1972). Il collabore aussi au Journal d’un voleur de Shinjuku d’Oshima. En 1971 il se rend en Palestine d’où il tire le documentaire Armée Rouge: FPLP déclaration de guerre mondiale. Engagé dans l’action clandestine au sein de l’armée rouge japonaise, il est arrêté au Liban en 1997 et restera emprisonné au Japon jusqu’en 2003. En 2007 il signe une œuvre mémoire sur son engagement, Prisoner/Terrorist, qui sera projeté dans le cadre de ces rencontres. Auparavant, et dés 20h00, Philippe Gandrieux présentera le documentaire qu’il vient de consacrer à ce cinéaste, Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution.

Si le festival sera l’occasion de voir ou de revoir nombre de classiques (Octobre d’Eisenstein, Soy Cuba de Mikhaïl Kalatazov, La Marseillaise de Renoir, Il était une fois la Révolution de Léone, Ice de Robert Kramer…), il faut également noter quelques autres projections exceptionnelles : L’avant-première (sur invitation) de Sur la planche de Leïla Kilani qui sera l’ouverture de la manifestation le 31 janvier ; Une renconte avec William Klein, à l’issu de la projection à partir de 20h15 le 3 février des films La révolution n’est qu’un début. Continuons le combat et Grands soirs et petits matins ; Le 5 février, un ciné concert par Le Trio Invite qui accompagnera une projection des Deux Orphelines de Griffith, mais aussi une projection de Carlos d’Assayas en sa présence ; le 7 février enfin, deux avant-premières en guise de clôture : Le policier de Nadav Lapid, et Low Life de Nicolas Klotz et Elizabeth Perceval.

Toutes les précisions sur la programmation sont à retrouver sur le site des rencontres dionysiennes !

(*1) extrait de la présentation de Boris Spire, directeur du cinéma l’Ecran.






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