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 "Oblomov", m.e.s. Volodia Serre, Comédie Française (jusqu'au 9 juin)

 "Quand je pense qu'on va vieillir ensemble", m.e.s. J-C Meurisse, les Chiens de Navarre (en tournée)

 "Fragmente", m.e.s. Sofia Jupither, Odéon, Théâtre de l'Europe

 "Clôture de l'Amour", m.e.s. Pascal Rambert - en tournée

 "The Four Seasons Restaurant", m.e.s. Roméo Castellucci - Théâtre de la Ville

 "ATEM, le souffle", m.e.s Joseph Nadj - 104

 "Jeux de Cartes 1 : Pique", m.e.s. Robert Lepage - Odéon, Théâtre de l'Europe

 "Memento Mori", de Pascal Rambert & Yves Godin - Théâtre de Gennevilliers

 "Tout va bien en Amérique", m.e.s Lescot et Delbecq - Théâtre des Bouffes du Nord

 "Seuls", m.e.s. Wajdi Mouawad - Théâtre National de Chaillot

 "Le mal court", m.e.s. Stéphanie Tesson, Théâtre de Poche-Montparnasse (jusqu'au 21 avril)

 "L'immédiat", m.e.s. Camille Boitel - Nouveau Théâtre de Montreuil (jusqu'au 13 avril)

 "Acrobates", m.e.s. Stéphane Ricordel - Théâtre Silvia Monfort

 "Le Crocodile Trompeur / Didon & Enée", m.e.s. Achache & Candel - Bouffes du Nord

 "Ubu Roi", m.e.s. Declan Donnellan, Théâtre des Gémeaux

 "La Réunification des Deux Corées", m.e.s. Joël Pommerat (en tournée)

 "L'Homme qui se Hait", m.e.s. Denis Podalydès (en tournée)

 "Le Nazi et le Barbier", m.e.s. Tatiana Werner - Manufacture des Abbesses (jusqu'au 27 février)

 "Conte d'Amour"- m.e.s. Markus Öhrn - Théâtre de Gennevilliers

 "Théâtre sans Animaux", m.e.s. Jean-Michel Ribes (en tournée).

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Art

Deuxième édition du festival de Qu Yi au CCC les 18 et 19 Juin prochains.

Théâtre
Posté par Culturonews le 2012-06-15



 





Si l’éventail des arts scéniques traditionnels de Chine (opéra, cirque) commence au fil du temps et des saisons à se déplier dans les pays occidentaux, ce n’est pas encore tout à fait le cas du Qu Yi, 曲艺. Comme on est jamais mieux servi que par soi-même, dans le Do it yourself, c’est à cette vacance que tâche de remédier l’association des artistes de Qu Yi en organisant des conférences, des interventions dans les instituts Confucius et bien sûr des festivals comme cette nouvelle édition proposée au Centre Culturel de Chine de Paris.
 

 

Mais kézako que le Qu Yi ? C’est un art narratif qui remonte à l‘Antiquité. On en recense aujourd’hui 300, ce qui prouve la diversité et le dynamisme de cet art théâtral ancestral toujours autant plébiscité  par les chinois. Chanté ou parlé, conté ou déclamé, le Qu Yi se situe dans une terra incognita à la jonction entre pratique chansonnière, narration contée, ballade, show humoristique, variétés. Il s’inspire de la vie quotidienne, mais aussi des contes populaires ( ex : le tanci dans la région du suzhou), d’histoires folkloriques ( ex : le daoqing), de faits historiques, d’épisodes tirés de la littérature classique (ex : le ping shu). Rend compte des préoccupations, espoirs et aspirations profondes du peuple. Car résumer le Qu Yi à un art traditionnel à la limite de l‘obsolète, gentillet rite de désuétude coupé des réalités contemporaines serait mal le juger. Il s‘adapte, prend le train de la société en mutation, suit l‘actualité. Le plus populaire reste le dialogue humoristique créé il y a de cela une centaine d’années dans les régions de Tianjin et de Beijing. Pour ce qui est de la forme, un ou deux artistes - trois au grand maximum - occupent la scène, s’accompagnant le cas échéant d’un ou plusieurs instruments, pour la plupart régionaux (percussions, pipa, danba,…). Selon les régions et ethnies dont ils sont originaires, les comédiens illustrent leur récit par des danses. Il arrive au demeurant qu’ils soient obligés de se plier à quelques consignes strictes (ex : Henan Zhuizi). Sketches, monologues et dialogues constituent le gros d’une matière où le propos se veut allusif, elliptique, concis. C’est le cas notamment dans le dialogue humoristique où le ton se prête à la satire. Dans cet atelier pratique, les performeurs partent à la chasse au bon mot, à la taquinerie qui chatouille, à la blague qui fuse, à la litote. La gestuelle y est essentielle avec usage du mime. Le jeu sous toutes ses formes est au cœur de l‘enjeu : jeux de langues, de dialectes, quiproquos, subtilités et anecdotes linguistiques et culturelles  littéralement incompréhensibles pour les non sinologues. Comment comprendre? Pas de panique ! Les sketches sont soit sous-titrés (quand cela est possible), soit expliqués au préalable.
Cette année, le CCC a tenu à mettre en lumière les minorités ethniques. On en décompte quelque 55 en Chine, 55 qui contribuent largement à la transmission, au développement et au renouvellement du Qu Yi. Pour les détails et autres informations concernant le programme, voir ci-dessous et sur le site du centre.
 
 
Conférence et Echange - lundi 18 juin - 19h -
 
Présentée par le célèbre artiste Jiang Kun, comédien et grand spécialiste du Qu Yi, Vice-Président de l’Association des Artistes de Qu Yi, cette conférence basée sur l’échange, a pour but de faire découvrir au public cet art scénique riche et fascinant, profondément ancré dans la culture chinoise mais encore peu connu du public français. Cette séance sur le Qu Yi est composée de trois parties : ses origines et son développement ; ses principales formes et caractéristiques ; le Qu Yi dans la Chine actuelle.
 
Spectacle - mardi 19 juin - 19h -
 
10 extraits interprétés par les artistes issus de différentes ethnies :
- Chants et danses de l’ethnie Bai du Yunnan
- Ballade et musique de l’ethnie Yi du Sichuan
- Musique et chant des 8 ethnies du Gansun, du Qinghai et du Xinjiang
- Récit et musique de l’ethnie Bulang du Yunnan
- Chant et danse de l’ethnie Tujia des provinces du Hunan et du Hubei
- Récit et musique de Suzhou de la province du Zhejiang
- Chant de l’ethnie Dai du Yunnan
- Sketches



 




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